Turquie - 1ère partie - du 21 septembre au 04 octobre 2014

Publié le par BosTrotters

Dimanche 21/09 : Frontière Turque – Istanbul

Les formalités douanières se passent sans encombre une fois de plus. Le passage n’en est pas moins impressionnant. Les tensions entre ces deux voisins que sont la Grèce et la Turquie font que le fleuve séparant les deux est le bienvenu.

La Turquie est un champ de travaux. Partout des chantiers, les routes ne sont pas mauvaises mais en travaux jusqu’aux abords de la capitale Turque. Et la vision à l’approche d’Istanbul contraste avec la Grèce. La crise en Grèce a stoppé tous les chantiers, la capitale est essoufflée et les campagnes ne possèdent pas d’industries. Ici en Turquie, ça travaille de partout. Des buildings tous plus beaux les uns que les autres se font concurrence le jour de par leurs formes et la nuit de par leurs illuminations. Les façades sont éblouissantes d’écrans publicitaires dignes de Tokyo ou Las Vegas. Les rues sont ordonnées. Des voies séparées pour les véhicules en transit, d’autres pour les trams, des passerelles surplombant l’ensemble pour les piétons. L’ensemble est logique et fluide même par fort trafic. Istanbul a subit un plan Haussmann. De partout des parcs verdoyants équipés d’aires de jeux mais aussi de musculation. Toute la côte sur des dizaines de kilomètres a été repensée. Pas de terrain vague, d’usine désaffectée, d’immeubles vieillissants. Que du neuf, du beau, pensé pour les trams, les bus réguliers, les minibus, les voitures mais aussi et surtout les piétons. La vie est partout. Et partout des petits commerçants ambulants vendent maïs grillés, sachets de graines de tournesol, petits pains au sésame dont je ne me souviendrai jamais le nom.

Nous sommes impressionnés par cette capitale. En tout cas par la partie sur le continent européen (la Thrace), mais est-ce que la partie Asiatique (l’Anatolie) a subit les mêmes évolutions ? La suite de notre périple nous prouvera que la partie asiatique tant en ville qu’en campagne est aussi dynamique. Le vieux continent devrait regarder un peu chez ses voisins. Nous sommes venus ici il y a une dizaine d’année et nous étions promis de revenir passer plusieurs jours à Istanbul tant la ville nous plaisait. Son capital culturel et sa vie diurne comme nocturne nous avait captivé. Nous ne sommes pas revenus depuis. A l’époque où la France était en plein débat sur le voile, la Turquie assumait pleinement sa laïcité malgré une grande majorité musulmane et ils ne comprenait pas que cela puisse nous poser un si grand problème.

En 2014, nous retrouvons tous les ingrédients qui nous avaient plus. Par contre, la laïcité a du plomb dans l’aile. De partout en ville, nous croisons des femmes cachées de la tête aux pieds et même parfois portant des lunettes de soleil et des gants noirs. Comment peuvent-ils accepter cela tout en vénérant le père de la nation Ataturk qui a posé en fondement de la nation cette laïcité ?

Bref, vous comprendrez que nous aimons cette Turquie et ce n’était que les premiers jours.

Nous passons donc le dimanche à chercher un endroit où Mélanie pourrait bivouaquer pendant les 11 jours de mon absence à venir. Le premier « camping » nous aura effrayés. Les larmes aux yeux de Mélanie ne mentent pas. Nous ne séjournerons pas au camping Mokamp. Le site vantait son terrain ombragé, sa piscine, son aire de jeux, et tout un tas de service. Oubliez cela. Nous sommes accueillis par des mâchoires aboyantes, ils ne parlent pas Anglais, la micro-piscine est verte d’algues, pas de wifi. Et je sens quelque chose sur ma jambe : une puce. Nous échangeons quelques mots avec les Néerlandais qui viennent d’arriver avec leur camping-car et décidons de chercher sur Istanbul. Nous trouverons notre bivouac du soir dans un parking à proximité du centre historique. Nous remettons au lendemain notre recherche du bivouac idéal. L’ambiance est pesante tant nous souhaitons que Mélanie et les enfants soient le mieux installé possible pour m’attendre.

Lundi 22/09 : Istanbul

Nous décidons de visiter Istanbul et de ne pas nous focaliser sur la recherche du bivouac, notre bonne étoile nous aidera bien le moment venu. Ainsi nous partons à pied du parking. La mosquée bleue est victime de son succès, il y a plusieurs centaines de mètres de queue pour la visiter. Impressionnant, même à Venise ou Florence, pourtant dans le top du classement des plus longues file d’attente (loin devant Disneyland), nous n’avons pas rencontré de file de la sorte. Nous rebroussons chemin et décidons d’aller voire Sainte-Sophie. Fermée le lundi. Nous nous baladons donc en ville, flânant dans les petites ruelles jusqu’au marché aux épices (oubliez les épices et remplacez par bibelots attrape-touristes). Le Istanbul authentique se trouve en se perdant ! Et pour ça, nous sommes très forts. Nous découvrons la rue aux tissus, équivalente du marais. Ici on porte les rouleaux de tissus sur le dos par dizaine et la courbure des dos illustre la charge que ces hommes portent à longueur de journée. Mais pourquoi n’ouvrent-t-ils pas la rue ? Pour le côté pittoresque peut-être !

Nous trouverons dans une toute petite boutique Turkcell ce qui transformera la vie de Mélanie et des enfants : une puce internet 3G de 4Go pour 14 euros. Pour ceux qui ne comprennent pas bien ce que ce charabia veut dire, et bien cela veut juste dire que Mélanie pourra appeler via Skype pendant plusieurs heures par jour (parents, moi, amis…) et aura accès à internet en quasi illimité pour un prix dérisoire. En France une telle carte vaudrait bien 10x plus chère. Le commerçant qui était en pleine discussion avec des amis, nous accueille admirablement. Il offre du yaourt à boire aux enfants, du chocolat (qui fond dans les mains d’Alix). Il nous déroule le tapis rouge et paramètre le téléphone de Mélanie en 5minutes. La chance nous sourit à nouveau.

Nous visitons un "palais" souterrain de 330 colonnes qui servait à stocker l'eau pour le palais de Topkapi.

Après avoir déambulé toute la journée, nous regagnons le camping-car et décidons de rejoindre un parking que nous avions repéré la veille. Il était le long d’un parc avec des jeux et un arrêt de tram se trouve à proximité. Mais en y arrivant de nuit nous nous rendons compte que l’endroit n’est pas sécurisé. La nuit il est vide, mal éclairé et de plus il n’y a pas d’eau pour recharger. Nous poursuivons un peu plus loin car sur la carte OpenStreetMap, nous avons identifié ce qui doit être un parc au bord de la mer. Encore faut-il parvenir à passer de l’autre côté de cette ligne de tram et le seul moyen est un tunnel indiqué à 3m de hauteur. L’heure avance, il est plus de 23h et nous cherchons encore. Nous commençons à nous inquiéter car demain matin je prends l’avion. Je fini par bloquer la circulation en m’arrêtant devant le tunnel, je sors pour vérifier la hauteur, j’avance, je sors, j’avance, ça klaxonne derrière. Et finalement, nos 3.30m de hauteur passent. Il n’aurait pas fallu 10cm de plus. Nous voyons le parc, un parking. Le gardien me demande quelle langue, Français, il revient avec un homme d’un certain âge qui discutait un peu plus loin. Nous expliquons que nous souhaitons nous garer là et savoir si on peut rester « un peu ». Il décline et chevauche son scooter en nous demandant de le suivre, il est minuit maintenant, il roule tous feux éteints ou plutôt il zigzague. C’était donc ça l’odeur. Nous arrivons dans un « camping » ou plutôt un terrain lugubre mal éclairé derrière une station de lavage. Il nous assure, ici c’est calme, il y’a de l’eau et de l’herbe. Les yeux de Mélanie s’emplissent de larmes et je décline. Nous retournons au parking. Le gardien va chercher une autre personne mais celle-ci parle Anglais. Nous lui expliquons que Mélanie va rester là une dizaine de jours seule avec les enfants et que nous cherchons un endroit sécurisé. Le maître ici c’est lui, il est minuit vingt-cinq, il nous fait ouvrir la barrière pour approcher de son restaurant et recharger en eau le camping-car. Il donne les instructions aux gardiens du parking. Il donne sa carte avec son numéro de portable perso à Mélanie : Si vous avez besoin de quoi que ce soit… Et il rouvre son resto pour nous offrir une bière chacun. Nous sommes totalement seuls dans son restaurant avec la vue sur la mer de Marmara. Les enfants dorment paisiblement dans le camping-car garé à merveille sur le parking près de sanitaires, de trois aires de jeux, du restaurant, de la mer, d’un centre-commercial, de l’aquarium d’Istanbul (à 800m), des arrêts de bus et avec des gardiens et une vidéo-surveillance. Nous avons trouvé ici le graal ! Nous pouvons dormir, demain je pars.

Mardi 23/09 : Aéroport Ataturk

Le taxi n’aura mis que 10 minutes à nous amener à l’aéroport et pour 21 Lires Turques soit moins de 8euros. Je pars et je laisse ici ma femme et mes enfants. Le boulot m’appelle.

Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul
Nos photos d'Istanbul

Nos photos d'Istanbul

Du 23 au 04/10 : Istanbul

Je n’étais pas avec eux physiquement mais Skype est une invention merveilleuse et nous aurons des contacts quotidiens. Eux occupent leurs journées entre jeux, sorties à Istanbul (Miniaturk, Aquarium, Parc de Topkapi, bateau sur le Bosphore…). Le seul bémol, le temps qui n’est plus aussi beau que nous l’avions connu. Mélanie prend confiance, ils empruntent les transports en commun profitant de la générosité d’un passager qui explique qu’il faut acheter une carte spéciale et la charger. Ce qu’elle fera par la suite ce qui leur permettra de multiplier les sorties.

Je laisse la plume aux enfants :

Liou: On a visité la mosquée bleu c'était beau, les vitres étaient bien décorées et il y avait des lumières qui nous touchaient la tête. Les hommes avaient une grande pièce et les femmes avaient une mini pièce plus petite que le camping-car. Les femmes doivent porter une longue jupe, un voile il y a truc là accroché avec un trou pour les yeux et encore un truc dessous, un leggings ou pantalon sous la cheville sous la robe. Elles sont en noirs avec des manches jusqu'aux poignets. On est aussi allé visiter la mosquée Yeni Camii. On est rentré dans une citerne d'eau il y avait des carpes. La citerne tenait la ville avec des colonnes. (ALIX: mais sauf qu'elles sont cassées les colonnes qui tenaient la ville parce qu'elles étaient posées sur un gros caillou). Il y avait des bateaux sur le Bosphore, il y avait aussi un point d'information. Au point d'info la dame nous a donné des bonbons et des tirelires bateau. Il y avait une gare, des trams, on a traversé le Bosphore, on s'est baladé dans la ville. Sous la route on a bu un jus de grenade. Le monsieur nous a vendu la carte de bus. On a retraversé le pont. On a pris une photo on a fait réparer l'appareil photo. On a pris le bateau pour aller à Miniaturc. A Miniaturc il y avait un canal, la mosquée bleue en minuscule, la Basilique Sainte Sophie, la tour Galata, tous les monuments de la Turquie en miniature. Le cheval de Troie en jeux. Dans le cheval il y avait un toboggan multicolore, un labyrinthe, un jeu d'échec géant, un arbre qui parle, un château. On est reparti, on a voulu acheter une glace pas chère mais il n'y en avait plus. Dans le bus, le matin, j'ai fait un malaise (trop de monde). Je ne voyais plus rien, on est sorti du bus et on a marché au bord de la mer. Il y avait plein de méduses. Maman nous a raconté qu'avec tatie Milie, tonton Moussa et son frère tonton Juju, ils ont fait une bataille de méduses violettes quand ils étaient petits. Ils ne savaient pas ce que c'était et sont rentrés à la maison plein de boutons.

Quand on est sans papa c'est encore mieux, on gagne tout. Le monsieur de la boulangerie nous a fait gouter des gâteaux on en a acheté et il nous les a fait moins chère. Un monsieur nous a payé le bus. Au bord de la mer, il y avait plein de petits chats. On est allé visiter un aquarium. Il y avait des alligators, des grenouilles vertes fluo et noires, des requins et des raies...

ALIX: J'ai aimé juste des trams maman d'accord! Il y avait aussi des trains maman et aussi les maïs grillés et vous nous avez fabriqué des bananes grillés. Comme des pages d'eau. Le monsieur dans le bus m'a donné une sucette à la pomme.

JADE: J'aime bien manger des maïs grillés et un parc où il y avait des pages d'eau.

Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!
Une semaine à Istanbul sans papa!

Une semaine à Istanbul sans papa!

Publié dans Actualités, Turquie

Commenter cet article