Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014

Publié le par BosTrotters

Lundi 01/12 : Abianey

Il est amusant de préciser que sur la route pour aller au village d’Abianey, nous sommes passés au cœur d’une zone militaire ultra sécurisée par des chars, des DCA, des bunkers… Ce site se trouve être celui où ils enrichissent l’Uranium à des fins civiles bien entendu ! (mais dans un site militaire quand même !)

Abianey est un village carte-postale. Lieu pour les touristes venant de Téhéran. Devant les maisons les vieilles femmes accompagnent systématiquement leur bonjour d’une invitation à acheter leurs pâtes de fruit, fruits et bibelots made in china. Bref, la sauce ne prend pas, nous admirons mais il manque de l’authenticité à ce village. Il est mort et seuls les deux ou trois rues composant le parcours du touriste sont parfaitement refaite et habitée de personnes âgées occupées à héler le passant. Les autres rues sont silencieuses et les pluies poursuivent leur œuvre de lente liquéfaction des briques de terre. Ainsi, ici comme dans tous les villages, villes, hameaux, les maisons en pizé fondent et s’affaissent au profit de maison de briques cuites et hideuses. Les pièces voutées sont remplacées par des plafonds bien droits, l’IPN ayant renvoyé la clef de voûte dans les manuels d’architecture. Un pincement au cœur lorsque l’on voit l’ingéniosité déployée pour construire ces maisons au charme éblouissant mais nécessitant tant d’entretien quand viennent les pluies. Et la clim est si compacte comparée aux tours à vent qui rafraichissaient les maisons en pizé. Plus besoin d’enterrer à moitié la maison pour avoir 20°C à l’intérieur l’été quand il fait 45°C dehors ! Un compresseur sur le balcon fait l’affaire ! Vous l’aurez compris je suis un nostalgique ! Oublié le souci de l’esthétique aujourd’hui. Surtout lorsque la vie commence à devenir difficile avec une inflation galopante sur fond d’embargo.

Le rayon de soleil de notre journée sera la rencontre d’un couple Kurde avec leur fille. Ils viennent de Kermanshah dans l’Est de l’Iran près de la frontière Irakienne. Région que nous n’avons pu visiter, l’Iran étant trois fois plus grand que la France ! Ils sont venus en touristes et nous invitent à venir découvrir leur région. Mélanie a réalisé un marbré chocolat-vanille pendant que je m’affairais à la corvée cosette (ouf de l’eau douce dans une source en montagne), nous prenons le thé avec eux à bord du cc. Nous aurons beau retourner la carte dans tous les sens, les 600km ne sont pas compressibles et la durée du visa ne nous permet pas de revenir sur nos pas. Un déchirement tant le contact est immédiatement passé avec eux. On doit toujours écouter nos sensations et là elles étaient bonnes. Un regret.

Abianey - village à touristes fantomatique!
Abianey - village à touristes fantomatique!
Abianey - village à touristes fantomatique!
Abianey - village à touristes fantomatique!
Abianey - village à touristes fantomatique!
Abianey - village à touristes fantomatique!
Abianey - village à touristes fantomatique!
Abianey - village à touristes fantomatique!
Abianey - village à touristes fantomatique!
Abianey - village à touristes fantomatique!
Abianey - village à touristes fantomatique!
Abianey - village à touristes fantomatique!
Abianey - village à touristes fantomatique!

Abianey - village à touristes fantomatique!

Mardi, mercredi et jeudi 2 au 4/12 : Ispahan - km13451

Le bivouac, trouvé la veille à la lueur des lampadaires dans Ispahan et dans l’atroce circulation anarchique de cette grande ville, n’est pas si mal. Entre deux voies de circulation, un petit poumon vert et un minuscule parking. Ici, pas de risque de collision pour l’arrière gauche du camping-car contrairement aux autres places de parking le long de la route que nous avions vues. Les enfants sont à l’abri et le parc si proche dispose de nos équipements préférés : un nombre incalculable de jeux pour enfants et des sanitaires. J’oubliai, il y a aussi un cercle de 6 à 8 mètres de diamètre ou une trentaine d’hommes, se tenant assis bras dessus-bras dessous, balancent leur corps dans un mouvement de rotation au son d’un Tombak (tambour) et d’une cloche. Précisons qu’ils font ça à 7 heures le matin avant que ce ne soit la circulation qui nous réveille !

Pour une fois depuis notre départ nous avons parfaitement lu le guide et noté tous les sites intéressants à visiter ici. Ispahan regorge de mosquées, temples, jardins, ponts, bazar, églises tous plus beaux les uns que les autres. Donc nous avons consciencieusement mis des repères sur notre GPS sur la tablette pour bien tout voir. Il serait dommage de venir à Ispahan et rater ses trésors. Si je précise cela c’est que nous n’avons au final pas vu grand-chose de la ville. Disons que nous avons bien tentés deux fois de nous y balader, mais nous passons tellement de temps à chaque endroit qu’il nous faudrait un mois ici. La place royale est ceinte d’un bazar d’artisanat impressionnant. Les miniatures, céramiques, tissus, tapis de soie, joailleries, cuivres et argenteries finement travaillés nous ont laissés impressionnés. Ce n’est absolument pas notre style mais il faut avouer que la finesse et la masse de travail pour réaliser ces bijoux est remarquable. Autour de cette même place, il y a aussi des palais et mosquées où l’on passe trop de temps à admirer les détails comme le gigantisme pour pouvoir tous les voir.

En fait, pour expliquer que nous n’ayons pas tout vu, il faut avouer que nous avons également partagé de très bons moments avec Cyrus, sa femme Shirin et leurs filles (Parmeda et Gazal) ainsi qu’avec Bita, Afshin et Arad. Deux familles d’Ispahan. Afshin étant le frère de Shirin. Repas chez Cyrus le mercredi soir, chez Bita le jeudi midi puis rando sur le mont Sofeh qui surplombe la ville pour moi avec Cyrus et deux amis et journée au parc pour Mélanie avec les enfants, Bita et son fils Arad et les filles à Cyrus. Puis le soir et le froid venus, on sort la soupe du sac pour se réchauffer sur un des ponts à arches enjambant la rivière au milieu de la foule qui vient profiter des dernières heures où l’eau coule encore sous le pont. Le lieu est magique, les ponts sont illuminés, la musique diffusée englobe la foule qui boit du thé, joue, discute, se promène. Dans quelques heures l’eau repartira. Espérons qu’elle revienne avant deux ans. Les sécheresses et l’utilisation intensive de cette ressource, dont le pays fait de désert ne peut garantir l’abondance, a conduit les autorités à fermer les vannes pendant trop longtemps. La foule devra à nouveau réclamer pour voir à nouveau l’eau couler. Quelques semaines ça fait peu !

Nous partons donc sans regretter de n’avoir tout vu à Ispahan. Certes nous n’aurons pas sillonné totalement la ville mais nous avons engagé ce tour du monde pour voir des lieux mais aussi et surtout des cultures, des gens. Pourquoi voyager si ce n’est que pour voir des vieilles pierres ! Les échanges sont tellement plus enrichissants ! Et l’Iran jusqu’ici nous comble. A chaque fois des situations différentes, des personnes différentes, une notion de l’hospitalité différente. Nous avons été invités dans une famille de villageois dans la plus pure tradition Iranienne à Aq Gonbad, nous avons été les invités parmi la famille de Djalil à Tabriz, Hassan s’est fait le devoir de nous accueillir dignement en parfait musulman et nous sommes des amis chez Cyrus et Bita. Nos rencontres futures en Iran nous permettent de mieux appréhender les « motivations » de nos hôtes. Que ce soit par tradition, par religion, par curiosité, par sympathie ou par amitié (mais aussi une fois par intérêt), les motivations sont très différentes et à chaque fois enrichissantes. Jamais nous n’avions été accueillis si souvent par des « Welcome in…, Were are you from ? Do you need something ? May I help you ? » Si je vous dis que ce n’est pas 5 ni 10 ou 20 fois par jour mais plutôt 50 ou 100 fois, vous penserez que j’exagère. Baladez-vous dans les rues de votre ville et voyez si l’on vous dit bonjour… Ici chaque passant, chaque commerçant, chaque automobiliste, chauffeur, motard, cycliste, piéton… croise votre regard avec le sourire et une petite phrase de bienvenue. Toujours un sourire, un geste ou un coup de klaxon amical. Les autres pays vont-ils nous paraître fades après l’Iran ? La richesse en Iran n’est pas dans le sous-sol elle est dans leur faculté à être ouvert à l’autre. Pas seulement envers les touristes que nous sommes, non ! Il a besoin de savoir où trouver telle boutique ? Il pose la question à la première personne croisée qui se fera un devoir de l’accompagner jusqu’à la boutique et à l’introduire au commerçant. Voilà comment se manifeste leur ouverture au quotidien. Lorsque l’on rend la monnaie, on ne s’attend pas à avoir le compte exact, soit le client laisse la petite monnaie, soit le commerçant arrondi à l’avantage du client ou du sien, mais on ne s’en offusque pas c’est normal. Vous achetez du pain, vous donnez environ la somme et c’est tout. Un peu plus ou un peu moins peu importe. Nous attendons un taxi depuis une minute… un homme raccroche sont téléphone et nous prend dans sa voiture pour nous amener. Parce que nous sommes touristes ? Non, ceux qui n’ont pas de voiture se mettent sur le bord de la route et la première voiture qui passe s’arrête et les charge, pas besoin de tendre le pouce. Quelques secondes maximum d’attente nous dirons les voyageurs ! avec ou sans vélo c’est pareil !

Nos réflexes occidentaux ont la vie dure ici, nous les balayons, nous retrouvons le sourire en nous baladant et chaque passant qui nous salue repousse notre propension à rester renfermé. Nous serrons des mains, agitons le bras. Une voiture s’arrête à coté de nous « Bonjour, je voulais juste vous souhaiter la bienvenue » et repart. Si nous devions retourner brusquement en France dans une rue de notre ville, le choc serait terrible. Combien de temps avant que nous ne reprenions nos habitudes ? Pas assez longtemps je le crains !

Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014

Vendredi 5/12 : Bersian ou la confirmation qu’il faut suivre son instinct - Direction Yazd

Nous quittons Ispahan de bon matin avant que la circulation ne devienne catastrophique. Arrêt gazole à la sortie d’Ispahan sur la droite une station à 30km du centre. Un des employés insiste vraiment pour nous accueillir chez lui, c’est juste à 3km, juste pour le thé, ses parents, sa soeur… Trente kilomètres et trois heures plus tard nous devons nous exfiltrer d’ici. Ambiance pesante, curiosité malsaine, curiosité oppressante, manque de respect… Notre politesse nous empêche de leur dire tout le malaise que nous ressentons. Ils nous accaparent, pénètrent le camping-car et ouvrent les placards sans vergogne, appareil photo à la main, une voisine embarque Alix chez elle avec Mélanie qui lui court derrière. Une fois Mélanie et les enfants à l’intérieur du cc et bien enfermés, je dois encore lutter, ils veulent égorger un mouton en notre honneur. Je m’extirpe poliment et nous quittons sans regret le village de BERSIAN et ses habitants. Evitez la station-service, évitez ce village. Nous ne voulions pas accepter, d’autant que nous sommes partis tôt car la route est longue, mais notre politesse… on n’a pas su refuser face à l’insistance. Une bonne leçon pour nous mais mal vécue par les enfants. Jade en particulier qui ne veut plus entendre parler d’invitation.

L’arrivée à Yazd après une longue route monotone au bord du désert nous rappelle la vraie hospitalité Iranienne ! Hossain parle Français et nous amène directement à un parc où nous pouvons nous garer avec eau et toilettes. Il nous indique sans insistance que « si ça vous fait plaisir vous êtes les bienvenus. Pour ma part j’en serais heureux. Ce n’est pas de l’hospitalité Iranienne… » Ces derniers mots prononcés résonnent parfaitement à nos oreilles désormais. Nous en comprenons tout le sens. Il ne faut pas mélanger la tradition qui fait qu’un Iranien se fait un devoir d’accueillir (It’s my duty !) et la chaleur de ce peuple. Additionné d’une dose de religion, d’un soupçon de curiosité…

Samedi 6/12 : Yazd – Jamais deux sans trois !!! - km13819

Nous avons tellement apprécié Kashan que cette ville si similaire nous laisse un peu désabusé. Pourtant elle vaut vraiment le détour mais nous n’étions pas dedans ce jour-là. Les enfants sont très fatigués, le rythme imposé en Iran les épuise et pourtant nous ne prenons que peu le temps de faire l’école. Les invitations à répétition, les réveils matinaux par le soleil et la vie urbaine, les visites, les balades en marchant pendant des heures les ont épuisés. Nous prenons désormais le taxi (la course est à 1 ou 2 euros). Et c’est justement alors que nous nous rendons au temple du feu Zoroastrien (ça mérite un petit tour sur wikipédia, vraiment !) que Liou repère trois personnes qui marchent dans une rue. STOOOOOP ! On descend du taxi, on traverse la rue et sa circulation effrayante et nous pouvons serrer à nouveau Jule, Christian et Marcel dans les bras ! Les trois Allemands à vélo de la Visa-party de Trabzon que nous avions hébergé dans le camping-car à la frontière Iranienne. Nous aurions voulu l’organiser que cela n’aurait pas été possible. La coïncidence est déstabilisante pour mon esprit trop cartésien ! Jamais deux sans trois ! www.immernachosten.de

Les enfants sont tout autant heureux que nous de les retrouver que nous annulons l’invitation du jeune Mohsen que nous avions invité dans notre cc pour manger des pizzas iraniennes (ce n’est pas bien) pour passer la soirée en leur compagnie et faire la connaissance d’un cycliste belge (Huetzin Deraet – www.travelthinksee.com ) qui prévoie la même route que nous par Dubaï. Qui sait avec un peu de chance nous le retrouverons lui aussi ! Ah, oui, nous avons mangé du chameau ce soir aussi! Et vous vous demandez quel goût celui-ci peut bien avoir! Eh bien nos étions presque déçu car c'était comme un morceau de boeuf bourguignon mais tendre! Préparé en ragout nous n'avons pas décelé de goût particulier. Mais très bon en revanche.

En dernière photo vous verrez des collines qui sont des "tours du silence". POur les zoroastriens, le sol étant sacré, il n'est pas possible de le souiller avec les dépouilles des morts. Donc les défunts sont confiés aux bons soins des vautours qui ont pour consigne de ne pas en laisser tomber une miette. Non, sans rire, cette pratique est désormais remplacée par des tombes à double-enceinte.

Yazd
Yazd
Yazd
Yazd
Yazd
Yazd
Yazd
Yazd
Yazd

Yazd

Tour du silence
Tour du silence

Dimanche 7/12 : Nous quittons Yazd en direction de Shiraz

Après avoir été à nouveau contraint de refuser une nouvelle invitation, nous prenons la route pour Shiraz. Nous découvrons en route les « tours du silence ». Des tours érigées en haut de collines pour … confier aux bons soins des vautours les corps des défunts. Dans la religion Zoroastrienne, l’eau, la terre et le feu sont sacrés et ne doivent pas être souillés. Donc l’enterrement était interdit tout comme la crémation. Une fois cette étape peu poétique passée, la route file à travers un Canyon digne des meilleurs westerns. Dommage que le soleil m’ait empêché de réaliser des photos digne de ce nom ! Enfin nous filons à travers un désert et stoppons dans une station-service car le soleil va se reposer.

Lundi 8/12 : Pasargadae, Nakht e Rostam, Persepolis - km14255 - Soleil 16°C

Les environs de Shiraz regorgent de sites antiques vieux de 2500 ans et nous avons prévu d’y faire halte. Le premier sur notre route est le site de Pasargades avec la fameuse tombe de Cyrus. Je vous renvoie vers Wikipedia pour l’histoire, je n’ai pas la prétention de vous faire un cours sur la Perse. Le lieu, très dépouillé et étendu nous donne l’occasion de nous balader un peu. Il fait si chaud en ce mois de décembre que nous n’osons imaginer les conditions en été ! Nous y croisons deux bus de touristes étrangers et quelques locaux.

Un peu plus loin, à Nakht e Rostam, nous admirons les bas-reliefs réalisés dans les roches sous les tombes d’autres grands rois Perse. Mais l’attention des enfants se concentre plus sur les animaux que sur les fresques ! Alix est le premier à nous faire remarquer les « souris »… qui sont en fait de petits chiens de prairie, puis ce sont les gros lézards et enfin les oiseaux qui monopolisent leur attention. Il faut dire que nous sommes vite à court d’explications ici contrairement à la Grèce. Nous ne connaissons de l’histoire de la région que ce que nous lisons dans notre petit futé.

Pasargadae - Nakh-e Rostam
Pasargadae - Nakh-e Rostam
Pasargadae - Nakh-e Rostam
Pasargadae - Nakh-e Rostam
Pasargadae - Nakh-e Rostam
Pasargadae - Nakh-e Rostam
Pasargadae - Nakh-e Rostam
Pasargadae - Nakh-e Rostam

Pasargadae - Nakh-e Rostam

Enfin nous découvrons le site de Persepolis. Ce nom nous dit bien quelquechose et sa conquête par Alexandre le grand a été un fait majeur de l’Histoire. Le site est très entretenu et exploité correctement pour une fois. C’est agréable de voir un site antique respecté ! Nous devons admettre que l’Iran respecte mieux ses sites antiques comme ici ou comme les églises arméniennes que des pays laïques comme la Turquie. Comme quoi !

Le parking étant surveillé, nous décidons d’y faire notre bivouac ce qui sera notre premier bivouac payant depuis longtemps. Nous pensions que ce grand parking à l’extérieur de la ville serait calme et que nous pourrions enfin passer une nuit complète dans le calme ! Erreur, un défilé de voiture s’y rend le soir venu, musique à fond. Nous ignorerons les multiples appels et mettrons un certain temps à trouver le sommeil.

Persépolis
Persépolis
Persépolis
Persépolis
Persépolis
Persépolis
Persépolis
Persépolis
Persépolis

Persépolis

Mardi 9/12 au jeudi 11/12 : Shiraz - km14312 - Soleil 18°C

Shiraz est la dernière grande ville que nous souhaitions visiter en Iran. Après une balade sur le point d’observation en surplomb de la ville et le passage par le porte du Coran nous trouvons un parking à quelques mètres de la citadelle en plein centre. A nouveau un bivouac payant, le jeune gardien est inquiet, il faut trouver un emplacement pour le camping-car qui lui permette de remplir au maximum son parking quitte à garder les clés des voitures de la deuxième file pour permettre aux véhicules bloqués de sortir. Les places sont à ce prix.

Shiraz vu depuis la porte du Coran
Shiraz vu depuis la porte du Coran
Shiraz vu depuis la porte du Coran
Shiraz vu depuis la porte du Coran
Shiraz vu depuis la porte du Coran
Shiraz vu depuis la porte du Coran

Shiraz vu depuis la porte du Coran

Nous visiterons le cœur de la ville, ses bazars immenses, sa citadelle et son jardin d’orangers, une mosquée. Nous aurons également le privilège de pouvoir visiter un endroit normalement réservé aux musulmans le mausolée de Shah Cheragh. Après la fouille, une étudiante bénévole nous prend en charge et nous permet de visiter ce lieu immense, ses mausolées étincelants, son musée et d’autres endroits. Nous sommes privilégiés et bien que Mélanie doive porter un grand voile blanc sur elle, nous ne regrettons pas cette découverte et savourons le privilège. La visite de la mosquée Nasir Al-Molk sera l’occasion pour les enfants de faire un moment calme dans la salle de prière illuminée par ses vitraux colorés, ses mosaïques de faïences et ses tapis chatoyants. Encore une belle découverte agréable qui n’est pas très mise en avant dans les guides mais dont nous apprécions la quiétude et la singularité.

Le seul bémol sera le jardin Eram tant vanté mais dont le côté « botanique » est assez décevant. Certainement la visite de trop ici, donc nous quittons Shiraz avec un sentiment assez étrange.

Il s’agissait de notre dernière étape avant de partir pour Bandar Abbas et son ferry pour Dubaï !

Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz
Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz

Citadelle, Mosquée, Mausolé, Jardin à Shiraz

Après une heure de route, le soleil fuyant, nous faisons halte dans une petite ville : Sarvestan. La corvée Cosette me permettra de faire la connaissance du commerçant devant lequel j’ai garé notre imposant camping-car mais qui se plie en quatre pour nous aider. Nous avons beau lui dire que nous n’avons besoin de rien, il veut nous aider. Il va chercher des bouteilles d’eau, revient avec des bonbons pour les enfants et appelle un ami qui parle Français ! Omi ne parle pas Anglais ou n’ose pas mais il a le cœur sur la main. Il est timide et préfère laisser Mamad, qui a vécu 3 ans en Belgique, nous parler. Ils nous installerons pour la nuit dans un petit parc servant aux mariages et appartenant à Omi. Une fois sa famille réunie, nous dinerons tous ensemble dans le petit local et nous aurons même droit le lendemain matin au Hash (soupe de pois épaisse aux oignons) au petit déjeuner livré par Omi mais aussi par Mamad ! Double ration, mais qu’est-ce que c’est bon (enfin le soir parcequ'au p'tit déj...). Mamad prendra le temps de nous présenter le lieu où il travaille. Un futur Center Parc à l’Iranienne au milieu des oliviers au milieu des étendues désertiques. Beau projet ambitieux.

SARVESTAN chez Omi avec l'aide de Mamad
SARVESTAN chez Omi avec l'aide de Mamad
SARVESTAN chez Omi avec l'aide de Mamad
SARVESTAN chez Omi avec l'aide de Mamad
SARVESTAN chez Omi avec l'aide de Mamad
SARVESTAN chez Omi avec l'aide de Mamad

SARVESTAN chez Omi avec l'aide de Mamad

Vendredi 12/12 : Sarvestant à Bandar Abbas – La dernière ligne droite - km15146 - soleil 24°C

Nous prendrons ensuite la route pour Bandar Abbas en passant de 1500m d’altitude à 0 en empruntant cette autoroute comme des milliers de camions en triste état mais roulant à plus de 100km/h. La route ne présentant aucun intérêt nous réaliserons une des étapes les plus longues jusqu’à présent. Plus de 550km de route dense. Heureusement l’état des routes ici est bien meilleur que dans le nord.

A notre arrivée à Bandar Abbas nous nous garons à proximité d’une aire de jeux. Immédiatement nous revient en mémoire notre arrivée à Kastoria en Grèce. L’accueil des enfants y avait été exceptionnel. Ici cela aurait pu être identique mais pourquoi ça s’est mal passé ? La fatigue qui fait que Liou, Jade et Alix n’ont pas supportés d’être étouffés par la foule d’enfants ? Ou les sales gosses qui ont trouvé drôle de nous balancer des cailloux sur le camping-car ? Bref nous détalons d’ici et allons nous garer un peu plus loin sur un parking. Là ce seront les jeunes fumant leur Chicha et discutant bien fort qui nous bercerons jusqu’au petit matin.

La route en Iran, on ne la regrettera pas!
La route en Iran, on ne la regrettera pas!
La route en Iran, on ne la regrettera pas!
La route en Iran, on ne la regrettera pas!
La route en Iran, on ne la regrettera pas!

La route en Iran, on ne la regrettera pas!

Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014

Samedi 13/12 : Bandar Abbas – à la quête du Graal

Nos visas expirant le 20 et comme les ferrys partent les lundi et mercredi, enfin quand ils partent, nous voulions être prudent et nous occuper de la réservation le plus tôt possible. Mais ce samedi est férié ! Nous occuperons notre journée entre recharge de gaz (la bidouille c’est plus simple en Iran qu’à Dubai) et plein de gazoil. Cette dernière opération, en apparence anodine, nous occupera quelques heures. En effet pas de station délivrant du gazoil en ville dans la mesure où les camions y sont interdits et où tous les autres véhicules roulent à l’essence. Et ne comptez pas obtenir de l’aide. A ce jeu, les Iraniens sont comme les Turcs, lorsqu’ils ne savent pas c’est toujours la prochaine à droite et vous y êtes! Nous devrons faire 40km à l’est de Bandar Abbas pour finalement trouver une station. Mais le jeu en valait la chandelle puisque nous y rencontrerons deux chauffeurs très sympathiques qui accepterons finalement de se voir offrir un café après avoir refusé que nous leur payons le plein de 98 litres de gazoil pour lequel ils nous ont prêté leur carte carburant (obligatoire pour pouvoir se servir mais que nous n’avons pas en tant que touristes, elle vaut 175$). Ce genre de rencontres est saisissant, quel contraste entre deux chauffeurs Iraniens, vivant plus ou moins dans leur camion et au look plutôt rustique, et nos chères têtes blondes aux vêtements colorés !

Dimanche 14/12 : Les tickets pour Bandar Abbas – Sharjah (EAU)

Nous débarquons de bon matin à l’agence commercialisant la traversée. Le bâtiment de la South Shipping Line se trouve quelques kilomètres avant le port Bahonar où nous embarquerons. On ne peut pas le rater. Immédiatement à notre arrivée nous sommes pris en charge. Il faut dire qu’une famille avec trois têtes blondes dans un bâtiment qui n’accueille que des hommes gérant le frêt du port est assez remarquable. On nous amène au deuxième étage, couloir à gauche, avant dernier bureau à gauche. Là des hommes prennent le thé en déjeunant des nans avec du white cheese. Nous partagerons leur petit-déjeuner tant ils insisteront. Le tarif de la traversée est déconcertant 700 dollars pour le cc, plus les frais de Bill of Loading, les taxes, nos billets… Cela fait 818euros pour 10 heures de traversée. Heureusement qu’il y a des touristes pour rentabiliser les trajets aller car les locaux sont loin de payer ce prix ! Je précise pour les prochains que bien qu’on vous prétende que c’est tout compris, il faudra rajouter 200 euros à l’arrivée à Sharjah et toutes les photocopies pour la paperasse ici.

Voici pour les prochains le détail du calcul :

700 dollars à 34000rials soit : 23.800.000

1.800.000 pour le BOL

Soit 25.600.000 + 8% de taxes = 27.648.000

2 billets adultes à 1.800.000 et 3 billets enfants à 900.000 = 6.300.000

Soit un total de 33.948.000 Rials

Un Aller-retour au bureau de change du centre commercial Zeytoun pour transformer nos euros en Rials (taux 1/41500). Attention il est fermé entre 12 et 17h00.

Après toutes ces émotions nous allons à la plage… Enfin lorsque l’on dit plage, nous on entend plage de sable pour se baigner. Ici cela veut dire rouler en voiture sur la plage parmi les centaines d’autres voitures, éventuellement en sortir mais pas obligé, et regarder la mer. La baignade tout habillé pour les femmes c’est pas franchement évident ! Les filles le feront tout de même sous le regard assez surpris des locaux !

Nous prendrons le diner dans le resto de la plage prévoyant d’y dépenser nos derniers Rials. Le restaurateur refusera catégoriquement et nous l’en remercions encore car nous n’avions pas compté sur tous les petits frais dont la compagnie avait omis de nous parler. Pas grand-chose mais sans ces 330.000 Rials (8 euros), la galère du lendemain aurait été encore plus pénible. Nous ne pouvons que conseiller cette adresse, ne serait-ce que pour ces (enfin) vrais hamburger avec de vrais steak ! Passons sur la bière islamique qui n’a de bière que la forme de la bouteille.

Voilà, l’Iran pour nous c’est fini ! Demain les démarches au port et nous quittons ce pays surprenant, sa population merveilleuse, ses contrastes et ses contradictions. Un pays agréable, jovial, accueillant qui DOIT être visité malgré son gouvernement de fêlés. Les Iraniens sont les premières victimes de leurs dirigeants. Mais le pays est des plus sûrs pour les touristes. Si vous ne comptez pas y aller en camping-car, peu importe, un billet d’avion pour Tabriz et ensuite empruntez ces bus grand luxe au prix dérisoire pour visiter le pays jusqu’au sud. Pas besoin d’agence de voyage, les hôtels sont dans toutes les villes et les Iraniens vous accueillent les bras ouverts.

L'iran en chiffres :

3560km parcourus en 25 jours

Températures de -2 à +28°C et même de la neige

Budget de 44 euros par jour (dont 375euros de visas et 150euros de cadeaux de noël) donc budget quotidien corrigé : 22euros par jour

Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014
Iran 3 - du 1er au 15 décembre 2014

Publié dans Actualités, iran

Commenter cet article

christel 05/01/2015 19:10

Bonjour !!
je suis toutes vos aventures avec grand plaisir ...
et je vous souhaite une trés belle année 2015
Christel (les bijoux de la foire de troyes)

GERVALLE 05/01/2015 10:26

Je viens de lire votre dernière publication. Effectivement l'Iran a l'air très joli et cela parait agréable de faire des rencontres. Je vous présente tous mes vœux de joie de santé et de réussite pour votre tour de monde. Valérie Gervalle

Patricia C. / Orléans / St Denis en V. 04/01/2015 22:04

Comme à chaque publication, je continue à prendre beaucoup de plaisir à lire les mille et unes découvertes et rebondissements de votre aventure familiale autour du monde... Votre traversée de l'Iran me laissait en arrière pensée, je l'avoue, une certaine appréhension... Je me suis souvent demandé si Iran rimait avec Sécurisant...
Ce qui est sûr, à mon grand étonnement, c'est qu'il rime pour le moins avec Enrichissant, pour peu que l'on accepte de franchir la barrière des peurs et des préjugés...
Merci donc pour ces moments de partage, qui en vous faisant les interlocuteurs privilégiés de ces habitants de l'Ailleurs, me donne par ricochet, l'opportunité d'affiner un jugement de l'Autre, vers un peu plus de compromis et de tolérance...
Très belle année 2015 à vous...

famille pasquier 04/01/2015 21:09

salut c'est cosme, bonne année à tout le monde!
comment ça va,est ce que vous pouvez à nouveau avoir Skype car maman n'a pas face book (elle n'est pas moderne!!!);si ce n'est plus possible avec Skype,elle va créer un compte face book que pour vous, alors il faut nous dire
gros bisous
cosme et sa maman qui sort tout juste du moyen âge

BosTrotters 05/01/2015 16:26

Merci Cosme pour ton message. On a justement visité une caverne aujourd'hui!!! Même pas internet dedans!
Skype est censuré en Oman. Et la censure est plus efficace qu'en Iran donc on utilise beaucoup facebook ici.
Liou : Bonjour Cosme, je te souhaite une bonne année. On est à Oman dans un wadi Bani Khaled. Il y a une grotte très étroite et de gros bassins dans lesquels je me suis baigné. Il y avait une cascade en toboggan. Si tu as facebook tu verras des belles photos. On est allé sur une plage white beach et on a fait de la plongée avec les Martoulenn. On a vu des beaux poissons.
A bientôt
Les Bos'Trotters

BosTrotters 05/01/2015 16:26

Merci Cosme pour ton message. On a justement visité une caverne aujourd'hui!!! Même pas internet dedans!
Skype est censuré en Oman. Et la censure est plus efficace qu'en Iran donc on utilise beaucoup facebook ici.
Liou : Bonjour Cosme, je te souhaite une bonne année. On est à Oman dans un wadi Bani Khaled. Il y a une grotte très étroite et de gros bassins dans lesquels je me suis baigné. Il y avait une cascade en toboggan. Si tu as facebook tu verras des belles photos. On est allé sur une plage white beach et on a fait de la plongée avec les Martoulenn. On a vu des beaux poissons.
A bientôt
Les Bos'Trotters

Anne-Marie 22/12/2014 22:41

Bonjour,
Je suis votre aventure depuis votre départ et j'avoue avoir été inquiète lorsque vous avez passé la frontière vers l' Iran. Vous faites de belles rencontres , quel enrichissement pour vous et vos enfants! Bravo pour vos écrits et pour la déco de votre camping car, bonne idée ces cartes du monde. Je vous souhaite un joyeux noël à tous les 5.