Oman - 1 - du 23 décembre au 31 Janvier 2014

Publié le par BosTrotters

Voilà trois semaines que nous sommes à Oman et ce pays est une véritable découverte. Nous sommes ici dans un pays en paix. En paix sociale, en paix religieuse, en paix avec ses voisins… Il va être difficile de résumer en quelques lignes le ressenti que nous avons ici. Toujours est-il que nous y arrivons un peu par hasard, l’itinéraire ayant changé depuis notre départ à cause de l’impossibilité de passer de la Turquie à l’Egypte, nous avons découvert un premier pays surprenant avec l’Iran et en voici un deuxième en Oman. Il me vient mille choses à dire, tout d’abord lorsque l’on évoque Oman, on ne peut passer outre sa Majesté le Sultan Qaboos, ensuite les paysages de montagne et de désert, les Omanais urbains ou les bédouins mais aussi les immigrés ou disons plus sobrement les expatriés. Tous ces éléments réunis ici forment un pays où règne la quiétude, la gaité, la bonne entente.

Bon, il est vrai que nous y venons en plein hiver et les températures très froides pour eux sont une bénédiction pour nous. 25 à 28°C la journée, 15 à 18°C la nuit. Grand soleil permanent, un peu de vent. Autant dire le temps idéal lorsque l’on sait que cela peut monter à 50°C en été.

Sans prétendre être fin connaisseur du pays, quelques infos sont pourtant nécessaires à connaître ici. Sa Majesté le Sultant Qaboos est vénéré par les Omanais. En 44 ans, il a fait de ce pays de bédouins et de sentiers un pays doté d’infrastructures et de services des plus modernes. La rente pétrolière aidant bien entendu. Bon, il est vrai qu’il n’a pas démarré de la façon la plus démocratique qu’il soit en expédiant son père manu militari chez Elizabeth the Queen. Mais il le méritait, l’ayant séquestré pendant 6 ans, et le peuple ne le regrettera pas. Monarque éclairé, il termine la guerre que son père ne parvenait plus à gagner puis s’attèle à développer le pays pour le bénéfice de son peuple. Etonnant, quand on sait la tendance des dirigeants autoproclamé à s’engraisser. Lui avait compris ce qu’il avait à gagner à d’abord donner pour ensuite recevoir.

En jouant habilement d’alliances avec le Royaume-Unis, l’Iran, les Emirats, il parvient à assurer le développement économique, la sécurité, les libertés individuelles... tout en étant très discret.

Aujourd’hui les Omanais ont une couverture sociale à faire pâlir les Français, ils ont des aides pour tout ou presque. Mais les expat’ ne sont pas en reste. Souvenez-vous mon article au vitriol sur Dubai… Ici, nous posons la même question «Êtes-vous heureux à Oman ? » et la réponse est diamétralement opposée à celle que l’on nous donnait à Dubai. Les indiens s’y sentent bien et respectés. Ils retourneront au pays mais… plus tard, pour la retraite… Ces travailleurs venus d’ailleurs représentent une part très importante de la population dont le nombre est passé de 2.700.000 en 2010 à 4.000.000 en 2014 uniquement grâce aux arrivées.

Depuis notre départ, on nous pose des questions sur notre voyage. En Iran, c’était « Quel est le but de votre voyage ? » Sous-entendu un but humanitaire ou spirituel ?

En Oman la question la plus fréquente est « Avez-vous un sponsor ? L’état vous donne-t-il de l’argent pour votre voyage ? »

Cette question sous ses apparences anodines montre à quel point l’état est au cœur des vies des Omanais. L’état organise et finance tout. Si l’on peut y voir une forme d’assistanat, on peut aussi se dire que l’état est au service de son peuple… A méditer tant cela ne nous paraît plus si évident en France.

En ces sombres moments en France (Charlie Hebdo), nous nous sentons ici en parfaite sécurité. De terrorisme, il n’est question ici. Les instabilités au Yemen ne remontent pas en Oman et les autres voisins ont fait le ménage chez eux.

Les religions cohabitent et l’état veille au grain. Il ne veut pas que les religieux prennent du pouvoir car la fameuse guerre dans les années 60 était entre l’Imam et le sultan. Le Sultan tient à sa place et toute tentative des religieux de s’affirmer le serait au détriment du Sultan donc…

Quant à la délinquance elle est invisible à nos yeux. Le vol est une notion éloignée, un jour où nous faisions l’école entre Liou installée à l’extérieur et Jade à l’intérieur, j’ai laissé mon appareil photo sur la table et Liou m’a rejoint à l'intérieur. Peu après un Omanais m’a apporté mon appareil en me disant « Faites attention, il y a des enfants qui jouent ici! ». Et c’était à Wadi Bani Khaled, un lieu très touristique. Le risque était plus que les enfants le prenne pour jouer avec que de me le faire voler !

Les dégradations n’existent pas, j’en profite pour dire qu’ici aussi nous trouvons des aires de jeux partout même en plein désert ! Rien n’est détérioré, cassé, tagué. Bon, les pancartes souffrent parfois, mais c’est plus la conduite qui en est la cause : Pas évident de passer d’un dromadaire à 400 chevaux (d’un V8)!

Nous laissons nos tables et chaises à l’extérieur pendant la nuit et sans cadenas. D’ailleurs les magasins mettent une simple couverture sur leurs étalages lorsqu’ils sont fermés. Il ne faudrait pas tenter quand même !

Les gens sont aimables, toujours un « How are you ? » dans la rue. Ou le désormais traditionnel « Do you need anything ? ». Ils sont toutefois plus réservés qu’en Iran. Timidité ou culture ? En trois semaines, je n’ai pas entendu de dispute, de verbe haut. Toujours joyeux, rigolant, ils ne haussent pas le ton. Même au volant, pas d’agressivité ! Déroutant pour un Français ! Les jeunes que nous avions appris à éviter entre la Turquie et l’Iran tant ils pouvaient vite devenir oppressants voir idiots, ne sont que amusés ici. Et les longs cheveux blonds de Liou qui se tenait à la place passager, aura motivé le plus téméraire à venir taper au carreau mais rien de plus jusqu’à présent.

Un paradis me direz-vous ? Et bien oui ! Les plus pessimistes (ou réalistes ?) diront que cela ne peut pas durer, que le Sultan ne sera pas éternel (surtout depuis son lit d’hôpital en Allemagne) et que les questions sur sa succession laissent potentiellement une période de flottement qui peut remettre en cause la stabilité et la prospérité du pays. Ne voulant pas se faire déposer par un fils comme il le fit lui-même, il n’a pas de descendance et a prévu un casse-tête chinois pour la détermination de son successeur. Donc on pourrait se poser de sérieuse question sur l’avenir mais personne aujourd’hui n’a d’intérêt à modifier cet équilibre bénéfique à tous. Et la population si choyée ne comprendrait pas !

Alors nous nous plaisons ici. Ce sont un peu des vacances dans notre voyage ! Mais que peut-on bien faire dans un pays de sable et de roches ?

PS : Ah oui, après tous ces compliments, il y a tout de même un point où ils ont du boulot pour s’améliorer : les déchets ! Les plages, les montagnes, les wadi… sont envahis de sacs plastiques, bouteilles, canettes, papiers, sachets de chips, emballages, cordages, caisses en plastiques, … c’est horrible à voir. S’il n’y avait les indiens pour ramasser ce serait encore pire !

Mardi 23 décembre 2014 : De la frontière des Emirats à Mascate – km15505 à km15795

Nous avons rendez-vous avec les Martoulenn pour Noël. Une famille Française qui voyage à bord de leur B110 aménagé par Olivier lui-même. Ils sont sur une plage à l’extrême Nord-Est et nous arrivons par la frontière Ouest à Al Ayn. Nous sommes un peu circonspects par la douane à Oman. Une fois entrée dans le pays, il faut faire 25km avant de trouver le poste de douane ! Et il faut au préalable avoir souscris son assurance obligatoire que l’on trouve dans des baraques le long de la route juste avant.

Une fois les formalités réalisés, nous filons à travers des paysages rocheux. Ici comme en Iran, la végétation se limite à des arbustes et à quelques arbres bien secs. Les routes sinuent entre les pics rocheux dans des plaines arides étroites où l’on voit en permanence la trace de l’eau qui doit parfois déferler violemment et inonder brusquement les routes. D’ailleurs la signalisation est claire : STOP IF WATER IS AT RED. Ce qui signifie : STOP si l’eau atteint la peinture rouge sur les bornes. Comment imaginer qu’il y ait parfois de l’eau en quantité dans ces paysages totalement arides ? Ce sera notre éternelle question tout au long de notre séjour. Car même en plein désert, dès que la route forme une dépression, on comprend que c’est le lit d’un wadi. Une rivière visiblement asséchée. En apparence seulement car dans bon nombre de wadis, un système de canalisation vient puiser en profondeur l’eau nécessaire aux oasis de verdures couverts de palmiers dattiers aux pieds desquels poussent les céréales.

Sans ces palmiers, point de datte et la datte était certainement l’aliment principal autrefois. Aujourd’hui encore, elle est omniprésente.

Nous avançons donc sur un réseau routier en parfait état. Et que les Français ne râlent plus car ici les radars sont installés tous les 2km sur l’autoroute. Vous ne recevez pas l’amende tout de suite, l’état les garde pour quand vous viendrez renouveler la licence annuelle de votre voiture et là …

La route de la côte nous surprend, elle est bien droite, les commerces sont écartés d’une centaine de mètres de part et d’autre de la route avec des voies latérales. Et ils ne sont pas tous de toute jeunesse ni très variés. Le top 6 : Barber (coiffeur) – Tailor (tailleur) – Laundry – Car Polishing – Food Stuf – Coffee Shop

Et il y en a sans arrêt sur toute la route, toujours les mêmes enseignes délavées par le soleil, les mêmes devantures abaissées car c’est le début d’après-midi et ici on reprend vers 17h00. Les températures toujours les températures !

Ce n’est pas très beau, il faut l’avouer mais l’essentiel est là. Ils peuvent s’habiller du vêtement traditionnel avec le chapeau traditionnel, bien propres avec une coiffure et une barbe bien taillée. La voiture brille (sinon c’est l’amende) et on peut manger et se rafraîchir. Que demander de plus ?

Une carte sim peut-être. Car oui, nous cherchons désespérément une boutique Omantel pour acheter notre carte sim avec internet. L’heure ne nous aide pas car le peu de boutique que l’on aperçoit sont fermées.

En arrivant dans la région de Mascat, le paysage change totalement. L’espace qui se trouvait entre la route et les boutiques était immuablement couleur terre sèche. Celui-ci est remplacé par des parterres de fleurs aux couleurs éclatantes, des gazons verdoyants, des buissons parfaitement taillés. Un îlot central apparaît, lui aussi entièrement paysagé. Des candélabres forgés se dressent désormais pour éclairer la route la nuit tombée. De magistrales portes viennent signifier l’entrée dans la région capitale. Tout cela dans un pays aride. Mais d’où vient l’eau ?

En tout cas l’effet est là, c’est beau et c’est superbement entretenu !

Cela signifie aussi que nous arrivons dans les bouchons ! Pas pour très longtemps car un Carrefour se dresse à notre droite ! Le magasin, pas le croisement ! Nous y trouvons la boutique Omantel et décidons de bivouaquer ici pour partir de bon matin non sans avoir profité du Carrefour pour acheter quelques bons produits Français pour Noël ! Mais à 10 euros le camembert Président, nous ne faisons pas de grosses folies… Alors les fines de clair, ce ne sera pas pour cette fois !

Arrivée en Oman ! Les radars et les jardins!
Arrivée en Oman ! Les radars et les jardins!
Arrivée en Oman ! Les radars et les jardins!
Arrivée en Oman ! Les radars et les jardins!
Arrivée en Oman ! Les radars et les jardins!

Arrivée en Oman ! Les radars et les jardins!

Mercredi 24/12 : Ras al Hadd – rencontre des Martoulenn – La plage aux tortues - Noël - km16095 - 27°C Soleil

A Mascat la route s’enfonce dans la montagne et nous retrouvons la roche puis elle file vers la côte. Nous avons désormais l’océan à notre gauche et la montagne à notre droite. Un peu comme à la Réunion mais la verdure en moins ! La belle autoroute enjambe de très nombreux wadis qui se jettent dans la mer. Nous les visiterons plus tard. Nous sommes attendus.

A Sur nous quittons l’autoroute, notre premier plein en Oman nous apprend que le tarif du gazoil est de 0.146RO dans tout le pays soit 0.30euros. Une demi-heure de route encore et nous arrivons au bout du bout d’Oman. Ras al Hadd est la pointe dressée dans l’océan Indien. Les tortues vertes viennent y pondre, nous venons y passer Noël.

Qu’il est étrange de rencontrer des gens que l’on connaît mais sans les avoir jamais vu ! Lors de la préparation de notre périple, nous avions échangé sur des forums de voyage et l’on finit inévitablement par remarquer les personnes qui posent les mêmes questions que vous ! Les Martoulenn en font partie. Nous nous étions croisés sans le savoir en Slovénie. Ils n’avaient pu venir au week-end organisé par la Kump family dans le Jura et qui avait réuni une quinzaine de familles en plein préparatifs de leur Tour du Monde ou étant revenus. Oman sera donc la troisième occasion et la bonne ! Nous ne cherchions pas forcément à rencontrer d’autres voyageurs mais échanger sur nos ressentis, discuter avec des personnes qui ont les mêmes rêves que vous, les mêmes motivations, c’est une chance inespérée ! Alors quand en plus ils ont trois enfants du même âge que les vôtres…

Ils nous amèneront bivouaquer tout au bout de la plage, dans la réserve où le garde en charge de la protection nous donne des instructions très claires : pas de lumière visible de la plage pour ne pas désorienter les tortues ! Les tortues doivent certainement connaître les lumières des cabanes des pêcheurs alors et ne pas les confondre avec la lune ! Car oui, les tortues s’orientent grâce à la lune se reflétant sur les vagues. Mais ça les pêcheurs n’en ont que faire. Toutes les maisons laissent leurs lumières extérieures allumées ! Les grosses tortues semblent ne pas trop en souffrir, par contre les bébés qui cherchent la mer laissent des traces dans le sable qui témoignent de leur désorientation.

Ce qui nous aura semblé plus préoccupant pour les tortues, ce sont plus les embarcations lancées à toute allure sur la mer et venant se planter sur la plage au milieu des trous réalisés par les tortues pendant leur ponte. Ce soir-là nous découvrirons une tortue en train de pondre à quelques mètres seulement d’une grosse barque à moteur qui venait de se poser là indélicatement ! Une autre activité pour les pêcheurs consiste à amener les touristes armés de lampes de poches pour « observer » les tortues, mais regarder ne suffit pas, il faut toucher et pourquoi ne pas grimper dessus ! Tout est bon pour le touriste qui paie. Dès qu’une tortue est repérée, ils appellent les copains qui débarquent sur la plage avec les 4x4 et déversent les touristes en mal de sensation. Pourquoi donc aller installer deux hôtels sur cette plage ?

Et enfin s’ils ne ramassent déjà plus les œufs de tortue pour les manger, un grand pas sera fait !

Nous nous contenterons d’acheter un thon et des moules aux pêcheurs et cela nous fera un très beau repas de Noël !

La journée du lendemain permettra aux enfants de jouer avec leurs cadeaux ! Car oui, le père-noël est venu jusqu’ici ! Cerfs-volant pour les journées venteuses comme ici et Légo pour les jours où l’on ne peut sortir, il pense à tout ce père-noël ! Jade pour sa part a reçu son Darbuka (sorte de Djembé) tant réclamé depuis la Visas-party de Trabzon en Turquie !

Nous décidons de changer de bivouac pour un endroit en apparence très sympa un peu en hauteur sur des rochers sur une plage sans tortues. Nous y rencontrons deux allemands à vélo qui voulaient initialement installer leur tente sur la plage. Mais vu le vent, ils viennent se mettre à l’abri de nos camions. La soirée avançant, l’endroit si paisible est frappé par de grosses vagues et nous déménageons tout le monde car les légers embruns du début s’épaississent et viennent tremper les camions. Un peu plus loin c’est peut-être moins beau la journée mais pour dormir nous serons plus au calme !

Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn
Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn

Plage de Ras al Hadd pour Noël 2014 avec les Martoulenn

Vendredi 26 décembre 2014 - Wadi Tiwi - km16196

Les enfants commencent à se connaître, des affinités se créent au gré des jeux. Les parents en profitent pour échanger sur leurs motivations, leurs vies, les préparatifs et les expériences déjà rencontrées. Avant de nous rencontrer nous ne savions que très peu de choses les uns des autres. Bien sûr on savait que nous avions chacun trois enfants du même âge et que nous étions également partis pour trois ans. Mais cela ne suffit pas et même si personne ne l'évoque, nous sommes en train de décider si l'on souhaite passer un peu plus de temps ensemble ou pas. Il faut dire que depuis le départ et surtout depuis nos galères, nous avons compris que certains éléments peuvent briser l'équilibre. Liou et Jade ont chacune eues des moments de "flottement" à différents moments de notre voyage. Les causes en étaient diverses mais maintenant nous sommes bien dans notre voyage et la rencontre d'autres voyageurs ne doit pas briser cet équilibre. Alors passer 1 jour ou une semaine ce n'est pas pareil. Et nous ne voulons pas non plus les forcer à nous "supporter"! Mais en fait même si l'on pense à ces choses, le choix se fait évident à mesure que l'on passe du temps ensemble. Nous apprécions les mêmes choses, les mêmes endroits donc nous continuons... Jusqu'à ce que le moment vienne où nos routes se sépareront par nécessité ou par souhait... Seul le temps le dira.

Nous décidons d'aller ensemble au wadi Tiwi. C'est sur la route de la côte que nous avions pris pour venir depuis Muscat et c'est aussi la route que les Martoulenn devront prendre pour aller passer le nouvel an chez leur ami Luc. Donc cela convient à tous! Et notamment aux enfants!

Le wadi Tiwi est une gorge. Une route asphaltée serpente au fond depuis la côte. Nous l'empruntons sur quelques kilomètres en direction de l'amont jusqu'à trouver un endroit idéal pour un bivouac. Un peu en hauteur car si le wadi venait soudainement à se remplir sous l'effet de pluies en altitude, il nous faut pouvoir partir sans délai. A partir de ce lieu nous organisons une petite balade et longeons un Falaj, canal qui permet d'amener en aval de l'eau provenant des sources. Ces falajs alimentent les cultures en fond de wadi. Technique ancestrale toujours en activité.

Un petit feu pour se réchauffer car il fait frais ce soir! 22°C! Clin d'oeil à la France qui grelotte! Après le repas, la musique inspire les enfants. La boule-disco installée sous l'arbre donne des airs de boîte de nuit au wadi. Les enfants dansent, s'éclatent au son du Mojo de M que crache l'enceinte Bluetooth posée sur la table.

Après une bonne nuit de sommeil, les rayons du soleil parviennent en fond du wadi et nous décidons d'imiter les locaux qui viennent laver leur voiture avec l'eau des bassins. Il faut dire que notre 'picar en a bien besoin tant les routes étaient poussiéreuses depuis Persepolis.

Wadi Tiwi
Wadi Tiwi
Wadi Tiwi
Wadi Tiwi
Wadi Tiwi
Wadi Tiwi
Wadi Tiwi
Wadi Tiwi

Wadi Tiwi

Du vendredi 27 mardi 31/12/14 - White Beach - km16220 - Soleil 25°C

Après le wadi Tiwi, le plan d'Olivier et Françoise était d'aller au wadi Shab, mais celui n'est pas accessible en véhicule. Il faut prendre un bateau et le parking à l'entrée ne nous plait pas plus que cela! Nous poursuivons donc un peu plus loin sur une plage où ils ont déjà bivouaqué et qui leur plaisait. Par contre il faut prendre un peu de piste et si ce n'est absolument pas gênant pour leur B110 4x4, je reste toujours un peu frileux quand je ne connais pas. Nous voulons ménager la monture, le voyage est encore long!

Mais mes craintes sont vites apaisées, la piste est bonne, certes nous avons fait un détour de 10km pour éviter le passage sur des pistes de galets en fond de wadi mais le jeu en vaut la chandelle. White Beach tient bien son nom. C'est une grande plage de sable blanc. De chaque coté des éperons rocheux s'avancent dans la mer et sons le refuge de sublimes poissons, coraux, anémones... Olivier aimerait bien s'approcher un peu plus de l'eau avec son camion mais quand je vois les 4x4 s'enfoncer dans les galets, je ne ferais pas 10 mètres sur la plage. Je préfère être 10m au-dessus sur la terre ferme. Pas aventurier? Disons pas envie de casser quelque chose.

Nous resterons plusieurs jours sur ce bivouac tant il est merveilleux. Les journées commencent par un petit-déjeuner en familleS. Les Martoulenn, qui sont là depuis quelques semaines maintenant, nous font découvrir les produits locaux. Miel de dates, petits pains... Nous leur faisons découvrir la confiture de carottes rappées. Spécialité de Shiraz en Iran. Le pot de Nutella reste quant à lui un incontournable quelque soit le pays visité!

Ensuite, le CNED pour les enfants. C'est amusant de voir que nous ne sommes pas les seuls à galérer parfois avec ce CNED. Nos méthodes sont différentes mais nous rencontrons les mêmes difficultés. Quand l'un des enfants avance, c'est l'autre qui bloque.

Il faut dire qu'ici la motivation aide. Nous enfilons palmes masques et tubas pour aller découvrir les fonds marins. Les enfants sont impatients, nous avions amené le nécessaire hérité de nos vacances à la Réunion et nous n'avions guère eu d'occasions de les utiliser depuis notre départ. Même les plus petits voudront s'y essayer sans grand succès pour ce qui est du masque et du tuba. Alix est effrayé par les vagues! Donc lui et Solène apprécieront les fonds à travers le "seau à fond transparent". Tous les autres dépasseront leurs peurs et adopteront le tuba rapidement. Le spectacle féérique des poissons multicolores aidant. A chacune de nos sorties nous découvrons des nouveautés. Le must restant sans nul doute les jeunes tortues qui passent à quelques mètres de nous. Ceux qui ont les masques pourront en profiter, moins facile pour Alix et Solène... Les raies, murènes, langoustes et tous les poissons bleus, jaunes, oranges...motiverons la répétition des sorties.

Les journées passent ainsi sans que l'on y prête attention. Le soir nous faisons des barbecues. Une bande de copains en 4x4. les X-Terra Team (du nom de leur Nissan X-Terra) qui finissent leur virée entre copains (pères et garçons!) nous fourniront des brochettes succulentes et bien relevées pour le soir. Sympa après les pêcheurs qui nous offrent le poissons, voici les brochettes. Un autre jour, ce sera une grosse sèche et un poulpe fraichement pêchés. Cela permettra à Olivier de découvrir la préparation et à Françoise de nous faire la sauce qui accompagne. Nous aurons aussi le droit à beaucoup d'autres attentions. Les Omanais sont très gentils mais ils sont si discrets. Ils nous donnent et repartent aussitôt. Dur dur d'échanger...

White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach
White beach

White beach

Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!
Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!
Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!
Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!
Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!
Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!
Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!
Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!
Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!
Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!
Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!
Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!
Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!

Quelques-unes de nos découvertes sous l'eau à White Beach!

Pendant ces "vacances à White Beach" nous irons tout de même nous baigner à Wadi Shab. Ce wadi est toujours alimenté en eau. Nous marchons, escaladons, baignons dans ce wadi jusqu'à atteindre de plus grands bassins où l'on peut vraiment se baigner. C'est tentant mais je suis un frileux donc je laisserai bien les enfants y aller seuls ... Ah bon? doit aller plus loin encore? Mais comment? Par l'eau, pas d'autres solutions! Et hop on laisse toutes nos affaires ici, rappelons au passage que nous sommes à Oman donc on peut laisser son sac avec ses clés... sans crainte. Pas évident quand même pour nos esprits plus habitués à se méfier qu'à lâcher prise!

Ce sera sans regret car après quelques bassins larges et peu profond nous atteignons le but de la marche (nage). Une étroite fente entre les blocs rocheux... Derrière une grande salle avec une cascade où l'on n'a pas pied mais qui vaut le coup d’œil parait-il. Oui mais pour ça on doit d'abord nager sur 10mètres dans cette faille où vos oreilles touchent les deux parois. Plusieurs allers-retours seront nécessaire pour acheminer les enfants et enfin admirer le spectacle. Les plus beaux endroits se méritent. Si j'avais su j'aurais amené la caméra Gopro pour prendre des photos!

Un bon goûter pour se réchauffer et retour par le dernier bateau!

Wadi Shab
Wadi Shab
Wadi Shab
Wadi Shab
Wadi Shab

Wadi Shab

31/12/14 - Nouvel an chez Luc et Juliette - km16456

Les enfants se connaissent désormais et savent avec qui jouer, avec qui passer un moment calme, avec qui chahuter... Les Twin's comme nous les appelons jouent tranquillement toute la journée sous la tente improvisée sur la plage. On ne les entend pas, ils ne parlent pas beaucoup non plus. Alix et Solène sont tous les deux blonds, à peine six mois d'écart et tous les deux les petits derniers...

Les parents passent un merveilleux moment ensemble. Pas trop envie de se séparer, pourtant il le faut, ils sont invités chez leur ami Luc, sa femme Juliette et leurs filles pour le nouvel an... Ce sera Luc qui trouvera la solution en nous invitant à nous joindre à eux à Muscat où il habite. Si l'idée est sympathique, nous hésitons, ils ne se sont pas vus depuis longtemps et nous ne voulons pas imposer notre présence. On finira par accepter l'invitation. Sans aucun regrets... Bien au contraire. Nous passerons un excellent moment chez eux.

Nouvel An chez Luc et Juliette
Nouvel An chez Luc et Juliette
Nouvel An chez Luc et Juliette
Nouvel An chez Luc et Juliette
Nouvel An chez Luc et Juliette
Nouvel An chez Luc et Juliette

Nouvel An chez Luc et Juliette

Nous voici en 2015, sur les routes du monde. Tous les 5.

Nous avons laissé ensemble les Martoulenn chez leurs amis. Nous ne voulions pas abuser de leur hospitalité et puis nous avons un tour du monde à poursuivre...

Merci à Luc, Juliette et les filles pour leur accueil et les bons moments passés ensemble.

Merci à Olivier, Françoise et les enfants pour cette semaine hors du temps, cette semaine de vacances. Espérons que nos routes se croiserons à nouveau et puis sinon ce sera en France ou ailleurs!

A nous Oman!

Publié dans Actualités, Oman

Commenter cet article

josiane 29/01/2015 21:24

Ça y est, je vous ai rattrapé ! Quel spectacle ! Je vous garantis que vous ne perdez pas de temps à nous relater votre aventure ! Vous êtes prof malgré vous: j'ai fais des progrès en géographie, en sociologie, etc etc, et tout ça, assise sur une chaise avec l'atlas à côté ! Merci la technique ! Et les photos!!! formidable! merci à vous et bon courage pour la suite des évènements. Josiane
PS auriez-vous la recette de la confiture aux carottes ? moi, mère confiture, suis intéressée...Merci

famille Lefol 23/01/2015 22:08

Bonjour à vous tous, je suis la maman d'Ewann et je suis vos aventures depuis le départ. C'est un rêve que j'aurai aimé réaliser. Une belle écriture qui m'y plonge. J'attends avec impatience votre passage au Cambodge Vietnam ainsi que Mexique et Pérou pour raviver les souvenirs. Bonne et merveilleuse année à vous. C'est génial ce que vous vivez.

lefol ewann 23/01/2015 21:53

Bonjour Liou, c'est Ewann. Il est super ton diaporama, merci d'avoir pensé à nous. Bonne année. Bisous

Luc MEREAUX 21/01/2015 20:54

Bonjour les amis,
Nous vous suivons régulièrement grâce à votre blog, nous vous admirons et vous remercions pour ce dépaysement.
Nous tenons à vous souhaiter une excellente année 2015.
Bonne continuation et bonne route.
La famille MEREAUX.

Bernd et Susi 19/01/2015 19:08

Allo Bostrotters,
nice pictures with german cyclists ;-). We are back in cold and snowy Germany
Hope everything is fine with you and the petites. Enjoy your trip!
Bon voyage, Susi und Bernd

anne-marie 18/01/2015 10:27

Tout d'abord, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2015. Nous prenons toujours autant de plaisir à vous lire et nous voyageons avec vous. Nous venons de découvrir par vos écrits OMAN, et cela nous enlève certains apriori que nous pouvons avoir par méconnaissance. Merci bcp pour cette ouverture culturel. bonne continuation

Joëlle PERRIN 16/01/2015 18:25

Je vous transmets ceci, si vous ne l'avez déjà reçu, vu sur facebook, qui devrait vous stimuler pour votre propre circuit !
>>>

Le tour du monde en 1426 jours, sans jamais prendre l'avion !

Cet homme est devenu la première personne a avoir traversé les 201 pays du monde... Sans...
A 33 ans, Graham Hughes a traversé tous les pays du monde en n’utilisant rien d’autre que ses de...
DEMOTIVATEUR.FR
<<<
Bonne continuation à tous.
Amicalement.

Xavière 15/01/2015 21:33

Excellente année 2015, avec de nouvelles aventures.
c est toujours un régal de vous lire.
bises a tte la p'tite famille

Thierry S 15/01/2015 21:32

Toujours aussi palpitant! Bonne route et bonnes rencontres.

Jean-Marie MONTIER 15/01/2015 14:42

Bonne année 2015 et bonne santé à toute la tribu Bos et bon courage pour la suite

Joëlle PERRIN 15/01/2015 11:08

SUPERBE !! Lorsque je lis vos éloges sur OMAN, je réagis en pensant que c'est un CUBA de luxe, hormis les tonnes de déchets ! La France devrait leur envoyer ses spécialistes dans ce domaine.