Oman - 2 - du 1er au 21 Janvier 2015

Publié le par BosTrotters

Oman - 2 - du 1er au 21 Janvier 2015

Nous voici seuls à Oman. Nous avons dit au revoir aux www.martoulenn.com , à Luc et sa famille. Jusque-là nous nous étions laissé guider par eux. Nous avons visité des endroits magnifiques et nous avons fait un petit break dans notre voyage. Et comme nous sommes à Muscat, pourquoi ne pas en profiter pour visiter la vieille ville ?

Ce que nous découvrons c’est que la capitale Muscat ou Mascate est en fait une région ou disons une province du sultanat (un gouvernorat). La ville de Muscat n’est en fait pas bien grande, on peut dire minuscule et quasi exclusivement occupée par des bâtiments gouvernementaux. Juste avant d’entrer par l’une des portes de la ville nous faisons halte dans un parc verdoyant. Le parking est idéalement plat, des sanitaires sont à proximité et surtout ce parc dispose d’une multitude de jeux pour les enfants à proximité immédiate de notre emplacement. Voilà ce dont les enfants ont besoin : des jeux, des enfants.

Ici comme dans tous les pays du Moyen-Orient, les familles arrivent en fin d’après-midi avec un grand tapis, s’installent dans le parc et dinent. Ils peuvent être 4, 8 ou 15, c’est le même rituel. Le thé, les dates et bien sûr poulet-riz. Tous les soirs de la semaine et bien sûr le vendredi et le samedi c’est la bousculade. Le premier arrivé sera le premier servi. Donc dès le matin, ils arrivent avec toute la logistique et passent la journée jusqu’à 22h dans les parcs. Pour ceux à proximité des plages, elles sont équipées de petits kiosques où ils sont à l’ombre et peuvent étendre leur tapis. Cela fait partie de la culture ici comme les courses au carrefour le samedi en France ! Mais en famille !

Nous apprécions de voir toutes ces familles réunies, plusieurs générations ensemble. Ce n’est pas une coutume réservée uniquement aux Omanais, les indiens l’ont adoptée.

Installés sur une place de parking nous voyons, tout au long de la journée, défiler des curieux qui osent ou n’osent pas engager la discussion. Parfois seulement « How are you ? », parfois ils veulent savoir d’où nous sommes et parfois nous pouvons échanger un peu, mais jamais bien longtemps avec les Omanais. Ce soir-là toute la famille dort et je suis attelé à l’écriture lorsque deux enfants viennent frapper à la porte du camping-car. Je leur fait signe que ça dort et ils s’en vont. Puis remarquant que les parents nous observent avec insistance, je sors en silence et engage la discussion. Ils sont curieux mais raisonnablement (pour des indiens !), nous échangeons et ils me proposent de partager le déjeuner du lendemain midi avec eux. J’hésite car cela fait deux jours que nous sommes ici sur ce parking du parc à ne « rien » faire. En tout cas pas en mouvement et nous avions prévu de visiter la vieille ville le lendemain. Mais bon, j’applique notre règle désormais, le feeling est bon avec eux alors ok, ne pas rater d’occasion d’échanger. Je ne réveille pas Mélanie, je lui annoncerai demain matin.

Samedi 03/01/15 : Picnic au parc avec les indiens - km 16488

Je ne regretterai pas, ils répondent aux questions que nous nous posions sur leur considération dans ce pays. Les deux couples d’amis avec leurs enfants ne se voient pas rentrer en Inde à Calcuta. La question leur parait même incongrue tant ils se plaisent ici. Nous apprécions la cuisine proposée, riz et poulet bien entendu mais aussi des pommes de terre préparées, une soupe, des légumes en salade, des samoussas, des pois chiches… Et une grosse touche de piment pour relever tout ça. Heureusement aujourd’hui ils n’ont pas fait trop relevé pour nous ! Pas trop relevé ??? Tout est question d’habitude ! Les enfants comme nous-même parvenons désormais à manger même des plats quelque peu épicés. Mais quand ils disent que ce n’est pas trop relevés, c’est déjà limite pour nous.

Un bon moment d’échange. Nous regrettons qu’il ne soit à priori pas possible d’en avoir avec les Omanais. Il semble que la cellule familiale soit très forte.

Muscat
Muscat
Muscat
Muscat
Muscat
Muscat
Muscat

Muscat

Dimanche 4 janvier 2015 : Muscat Old town - Wahiba sands - km16744

Nous visitons rapidement le centre de Muscat totalement désert. Quelques touristes errent à la recherche d’un monument à visiter mais sans succès, ici la ville est si petite que les bâtiments sont tous en service et les rares musées sont fermés. C’est un jour férié !

Nous faisons tout de même une photo devant le « palais » dont le style est disons … très éloigné de nos standards !

Nous reprenons la route sans avoir visité la fameuse mosquée du sultan dont on dit ici qu’elle aurait inspirée celle d’Abu Dhabi. Bien entendu à Abu Dhabi on dit l’inverse !

Nous avons décidé d’aller voir le désert, les Wahiba Sands. Dunes de sable rouge qui s’étendent à l’Est jusqu’à la mer. L’activité favorite des locaux est le Dune bashing. Cela signifie quelque-chose comme « se taper les dunes ». Bref, à bord de leurs 4x4, moteur hurlant, gerbes de sable projetées en arrière, ils foncent en direction du sommet des dunes. Cette activité est commune aux Emirats. Elle nous laisse perplexe. Aller dans le désert pour défoncer les sublimes dunes e sable rouge… Je suis un vieux cons probablement mais je ne vois pas l’intérêt. Encore moins quand on me demande 70 Rials (140euros) pour m’embarquer à bord.

Il faut dire que je ne suis pas très bien équipé pour aller m’enfoncer dans le désert comme ils le font jusqu’aux campements. Ou disons que je m’y enfoncerai …très bien. Nous faisons donc demi-tour. Nous regrettons de n’avoir vu toute l’étendue de la beauté de ces paysages de dunes rouges. L’aperçu que nous en avons, depuis la ville bédouine où nous ont gentiment guidé les policiers, est impressionnant. Ah oui, les policiers ! Nous nous rendions à l’entrée du désert lorsque nous dépassons un 4x4 des policiers. A leurs visages je me dis que ceux là n’ont jamais du voir un camping-car de leur vie, et quelques kilomètres plus loin je leur simplifie la vie en m’arrêtant sur un parking avant qu’ils ne me demandent de le faire. Cela leur coupe un peu l’élan et ils ne savent trop quoi me demander. Je leur présente mon permis de conduire et la carte grise. Leur surprise est encore plus grande ! Oh des documents en papier comme dans le temps ! Il faut dire que cela fait pas mal de pays que nous traversons qui sont déjà passés aux cartes plastifiées numériques. L’archaïsme de nos documents fait à chaque fois le même effet ! Ils veulent nous aider et nous guident donc pile là où mon gps était programmé, mais c’est tellement sympa d’être escorté par la police (sauf en Iran peut-être !).

Nous quittons ce désert si impressionnant sans trop regretter son ambiance car il semble que cela soit un lieu des plus touristiques et on nous aura abordé plusieurs fois pour proposer du Dune bashing, des sorties dans le désert et même de conduire notre propre camping-car dans le désert car selon lui avec la conduite bédouine ça ira… Personne ne conduit mon camping-car ! J’en connais ses limites.

Les Wahiba Sands
Les Wahiba Sands
Les Wahiba Sands

Les Wahiba Sands

L’étape suivante est le wadi Bani Khaled situé à 30km d’ici, nous nous y rendons pour la nuit.

Lundi 5/01/15 : Wadi Bani Khaled – km16779

Ces wadis sont décidément une particularité des plus intéressante en Oman. Celui de Bani Khaled est connu pour ses bassins splendides dont l’eau sort de la roche à plus de 30°C. Dans la grotte étroite que nous visitons règne une chaleur digne des hammams. On y voit l’eau chaude couler. De jeunes Omanais équipés de leur lampe de poche nous la font visiter. Heureusement car étant donné cette chaleur moite oppressante, je ne serais pas allé bien loin !

Nous passons ensuite des heures à sauter dans les bassins, à glisser sur les toboggans naturels et à se laisser porter par l’eau limpide et chaude ! Même moi ! C’est qu’elle est vraiment à plus de 30°C alors !

Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled
Wadi Bani Khaled

Wadi Bani Khaled

Mardi 6/01/15 : Direction Massirah – km17103

Nous récupérons notre gigantesque sac de linge au pressing. Tout est parfaitement propre même ce pantalon blanc de Jade que Mélanie ne parvenait pas à rattraper depuis qu’elle avait sauté dans l’auge des chevaux au centre équestre ! Quel remède miraculeux utilisent les indiens qui soit plus efficace que l’eau de javel ou bouillir ? Tout ça pour 20euros.

Nous longeons la côte Est entre désert et mer sur plusieurs centaines de kilomètres. Les dunes passent du rouge au orange, gris puis blanc. Elles s’immiscent sur la route par endroit et gare au conducteur distrait ! Nous faisons une nouvelle halte au milieu de nulle-part dans une aire de jeux. Est-il encore nécessaire de préciser que cela nous déconcerte toujours autant de voir tous ces équipements destinés aux enfants dans tous les pays que nous croisons et que dans notre propre village de 2000 âmes nous ne disposons pas même d’un toboggan ! Ou si mais à 2km… Par contre dépenser des millions pour un terrain de foot et ses quelques dizaines de pratiquants… Oublions.

S’il était encore nécessaire de préciser que les cartes gps sont parfois erronées, les routes qui desservent le village près de l’embarcadère pour l’Ile de Massirah seront bien invisibles !

Nous embarquons à bord d’une barge pour l’île.

Mercredi 7/01/15 : Massirah – Plage, plage, plage - km17179

L’Ile de Massirah est un refuge pour la faune. Tortues, baleines, dauphins, oiseaux, corail, … On trouve de tout le long de ses plages de sable blanc entrecoupées de roches noires.

Si notre premier spot trouvé sur une plage était magnifique, il demeurait la question de quitter l’endroit en cas de vagues. La berge aurait été immédiatement encerclée. C’est avec regret que nous repartons à la recherche d’un autre bivouac. Finalement après avoir fait près de la moitié du tour de l’île nous trouvons l’endroit qui correspond à tous nos critères : calme, plage de sable blanc ressemblant à de la neige, eau limpide, récifs pour la chasse aux crabes… Reste un problème d’ordre technique : comment parvenir à accéder au plus près de la plage ? Sur des centaines de mètres du sable. Et inutile de rappeler que malgré toutes ses qualités, notre picar n’est pas à l’aise dans le sable. Nous jetons notre dévolu sur un emplacement où le sable semble un peu plus tassé et qui est à proximité d’une piste. Je prends pas mal d’élan sur la piste, monte le talus à un embranchement et file dans le sable droit vers Mélanie, je parviens à amener le picar à 1m seulement de la croix que nous avions tracée ! Bon ok c’est pas mal mais maintenant on fera comment pour repartir parce que là on est bien planté ! On verra plus tard, désormais on profite ! Et c’est ce que nous ferons pendant deux jours. Siestes, jeux sur la plage, baignade, chasse aux crabes, ramassage de bois échoué pour faire le barbecue, CNED (ah oui, ça ça continue !),

Sur le barbecue nous faisons cuire les poissons offerts par un pécheur sorti de nulle-part. Nous les voyons en mer sur leurs barques motorisées. Ils jettent leurs filets au large puis reviennent à la nuit tombée.

La vie ici est des plus simples. Poisson, sèches, langoustes au menu. Des dattes pour accompagner. Voilà des centaines d’années qu’ils vivent ainsi. Ce qu’a changé le pétrole ? Les 4x4 pour tirer les bateaux hors de l’eau…Les moteurs au lieu des voiles ou des rames. Mais pas leur simplicité de vie.

L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah
L'île de Massirah

L'île de Massirah

Samedi 10/01/15 : De Massirah à Nizwa - km17648

Après ces quelques jours hors du temps sur cette île, nous repartons sur un beau catamaran au lieu de la barge vétuste de l’aller.

Nous remontons vers le Nord du pays, vers les montagnes. Pour cela nous préférons la route de l’intérieur à celle de la côte. Nous longeons cette fois-ci le désert par l’ouest. Ici comme partout les routes sont en travaux. Même au milieu de nulle-part les infrastructures sont en cours.

Au milieu de ces grandes étendues, des oasis de verdure apparaissent de temps en temps. Des palmiers dattiers encore et encore. Mais d’où vient toute cette eau ? Ces oasis sont là depuis toujours, les falajs les alimentent et seule la sagesse des anciens permet de les maintenir.

Dimanche 11/01/15 : Nizwa – ses souks, son fort

Au pied du Dhofar se trouve une ancienne capitale. Oasis encerclée par le Dhofar au nord et quelques collines rocheuses perçant la plaine désertique au sud, Nizwa doit sa prospérité au commerce qui s’y réalise. Pêcheurs de la côte, éleveurs bédouins du désert, maraîchers des oasis y vendent leur production dans des bâtiments certes restaurés mais à l’âge incertain. Nous admirons ce commerce traditionnel que les Lulu et Carrefour n’ont pas encore détrôné. Chaque souk abrite sa spécialité, les fruits, les légumes, la viande, le poulet, les dates, le poisson… Et à côté de cela un souk à touriste où se vend de « l’artisanat traditionnel ». Nous y préférons un « Men’s Tailoring » tenu par un indien pour offrir sa première « robe » à Alix ! Un vrai Omani ! Nous avions déjà le droit aux salutations sans cela, désormais c’est un concert ! Alix fait l’unanimité et il adore ! Il se prête au jeu depuis qu’il est déguisé. On ne nous demande pas l’autorisation pour le prendre dans les bras et lui tirer le portrait ! Il doit être sur des centaines de Facebook désormais.

Nous visitons le fort de Nizwa, le premier d’une longue liste. Nous dégustons des brochettes bien épicées que proposent des vendeurs installées devant leur barbecue sur le parking. 200Baisa la brochette soit 40cts. Alors pour vous dire quel goût a le chameau en brochette, pas évident tant les épices nous brûlent les papilles ! Un commerçant offre aux enfants des pin’s aux couleurs du drapeau…

Nizwa est décidément la capitale de l’intérieur du pays. Muscat de l’autre côté de la chaîne du Dhofar serait celle de la côte et des administrations.

Nizwa
Nizwa
Nizwa
Nizwa
Nizwa
Nizwa
Nizwa
Nizwa

Nizwa

Lundi 12/01/15 - Al Hamra - Misfah - km17714

A partir d’ici nous partons explorer les environs. Le Jebel Akhdar, la montagne à l’est de Nizwa n’est accessible qu’en 4x4. Nous partons vers le nord-ouest à la découverte de ces contreforts qui bénéficient des sources si précieuses ici. En arrivant à Al Hamra, nous découvrons le cœur d’une oasis. Pourtant nous poussons un tout petit plus haut au village de Misfah qui surplombe Al Hamra.

Nous pouvons observer les environs et nous étonner encore du contraste entre ces montagnes de roches à nues, ces plaines désertiques et ces villes vertes de leurs palmiers dattiers.

Nous partons à la visite du petit village de Misfah lové au creux d’un bras du canyon alimentant en eau Al Hamra. Les maisons de ce village sont en terre crue, pas de voiture ici, pas de rue d’ailleurs mais des ruelles ou plutôt des passages entre ces maisons. Le petit chemin qui serpente dans le village débouche dans un océan de verdure. Des bananiers, des manguiers, des citronniers et aux pieds des arbres plantés sur des terrasses, de l’herbe et de la luzerne bien grasse pour les bêtes. Ici les oiseaux chantent fort. Il faut dire que l’eau qui court dans tous les canaux bouillonne, saute, file, tourbillonne et tombe littéralement lorsque les canaux partent en suivant la pente raide vers le fond du canyon. Nous parvenons difficilement à suivre le chemin qui serpente entre les terrasses. Nous marchons parfois sur des marches taillées dans la roche, parfois sur les digues des terrasses, parfois sur un petit chemin. Comment décrire le sentiment qui nous habite ici ? Nous sentons en nous un bien-être intense. L’eau, la verdure, le chant des oiseaux. Tous cela nous l’avons quitté en partant de France l’été dernier. Nous avons bien eu des régions vertes mais jamais depuis nous n’avions retrouvé tous ces ingrédients qui nous semblent aujourd’hui indispensables à notre quiétude. A chaque fois que nous montrons les photos de notre jardin, nous sommes surpris nous-même du contraste entre la verdure chez nous et l’aridité des pays que nous traversons. Notre corps, notre esprit semble avoir besoin de verdure. Nous aimons l’île de la Réunion pour la luxuriance de ces cirques, nous retrouvons sous la voute des palmiers, la même sensation. L’humidité, la fraîcheur, les sons, le vert intense. Tout ici rappelle les tropiques mais nous sommes dans un désert aride !

Nous réserverons un diner dans la seule « auberge » de Misfah afin de prolonger cette sensation et qu’importe la simplicité de celui-ci, cela nous procure une impression de vacances. Nous y croisons d’ailleurs des touristes venus de partout. Un peu une auberge espagnole en fait !

Misfah
Misfah
Misfah
Misfah
Misfah
Misfah
Misfah
Misfah
Misfah
Misfah

Misfah

Mardi 13/01/15 - Jebel Shams - km17749

Le lendemain, nous prenons la route pour le Jebel Shams, point culminant d’Oman. La route goudronnée grimpe, grimpe, grimpe et s’arrête nette. Nous garons le picar puis profitons des services de Mohamed qui nous amène à travers les pistes de la montagne jusqu’à un point de vue sublime. Nous aurions bien bivouaqués ici si nous avions pu emprunter ces pistes avec notre maison roulante mais non… Qui veut aller loin, ménage sa monture.

Mohamed est sympa, il nous laisse nous balader, prendre notre temps. Pas comme ces Land Cruiser blancs qui s’arrêtent, un appareil photo dépasse par la fenêtre puis redémarrent.

Sur notre bivouac, nous rencontrons un couple qui plante sa tente, lui est britannique, prof d’Anglais et travaille en Arabie Saoudite, elle est Taïwanaise et … doit rester à la maison.

Jebel Shams
Jebel Shams
Jebel Shams
Jebel Shams
Jebel Shams
Jebel Shams
Jebel Shams
Jebel Shams
Jebel Shams
Jebel Shams
Jebel Shams
Jebel Shams

Jebel Shams

Mercredi 14 et jeudi 15/01/15 : Bahla - Jibrin

Les jours suivants, nous visitons le fort de Bahla puis celui de Jibrin. Le parking à Jibrin plaît aux enfants. Il est vaste, désert, bien plat et calme. Les enfants ont sorti les raquettes et les balles. Ils nous ont préparé des spectacles, ils ont re-décoré le parking avec les grosses craies de couleur... Nous y bivouaquerons deux nuits. Il faut dire que les nuits à Nizwa ont été mouvementées alors trouver un endroit super calme nous fait du bien. Le gardien du fort nous aime bien, il nous offre des dattes et l’entrée du Fort après s’être excusé la veille de ne pouvoir nous le faire visiter de nuit lors de notre arrivée sur le parking… C’est vrai qu’une visite privée de nuit aurait été sympa ! Mais bon de jour ce fort reste notre préféré.

Cache-cache à Bahla
Cache-cache à Bahla
Cache-cache à Bahla
Cache-cache à Bahla
Cache-cache à Bahla
Cache-cache à Bahla
Cache-cache à Bahla

Cache-cache à Bahla

Détente au fort de Jibrin
Détente au fort de Jibrin
Détente au fort de Jibrin
Détente au fort de Jibrin
Détente au fort de Jibrin
Détente au fort de Jibrin
Détente au fort de Jibrin
Détente au fort de Jibrin
Détente au fort de Jibrin
Détente au fort de Jibrin
Détente au fort de Jibrin
Détente au fort de Jibrin
Détente au fort de Jibrin

Détente au fort de Jibrin

Vendredi 16/01/15 : Marché de Nizwa - Fort et sources chaudes de Nakhl - km18070

Après un retour à Nizwa le vendredi matin pour voir le marché aux animaux, nous quittons la région pour retourner côté mer.

Les enfants prenant un grand plaisir à déambuler dans les forts, nous partons visiter le fort de Nakhl. Il faut dire que ces labyrinthes de pièces leurs donnent de belles parties de cache-cache. Heureusement que la fréquentation est plutôt calme en ce moment car au moindre bus qui déverse son flot de touristes en short, nous devons partager le fort. Nous préférons de loin avoir l’exclusivité des lieux !

A quelques kilomètres de là nous pénétrons un oasis et bivouaquons près des sources chaudes. L’eau sort à près de 40°C de la roche et y entrer est presque difficile. Malheureusement pour Mélanie, le bain n’est utilisé que par des hommes. Aucune femme ne semble y aller. Elle n’osera donc pas. Par contre, le matin lorsque ce n’est pas encore trop fréquenté et une fois que les locaux sont venus y prendre leur bain et s’y savonner, j’y amène les enfants qui s’y amuseront beaucoup. Le clou étant d’aller s’immerger dans le trou d’où sort l’eau de la roche.

Dans le wadi coule encore un peu d’eau et comme c’est le week-end, le lieu devient vite très fréquenté. Nous sommes horrifiés du comportement des gens. Ils se baladent dans le lit de la rivière, jettent sachets de chips, canettes, sacs plastiques, bouteilles… Bref, tout ce qu’ils peuvent. Et quand ils quittent leur emplacement de pique-nique, ils abandonnent tout sur place. Le réveil au petit matin me fait découvrir un lieu envahi par les immondices. Et le pauvre indien qui tente de nettoyer tout cela semble impuissant et ne comprend pas pourquoi les gens ne rassemblent pas au minimum leurs ordures plutôt que de les jeter alentours.

Plus tard je fais la connaissance de Sultan, il habite le village et est employé par le Ministère du Tourisme pour veiller au lieu. J’en profite donc pour partager cette remarque avec lui et connaître son point de vue : « Pourtant on a mis une pancarte ! »

Le chemin sera encore long avant que les gens ne prennent conscience.

Sultan nous fait visiter son village. Nous déambulons avec lui dans des chemins qui se baladent au milieu des plantations, des maisons. Il nous montre les endroits où, étant enfant, il allait jouer. Il s’amuse en se souvenant qu’il allait se baigner dans ces réservoirs d’eau avec ses copains, que le propriétaire leur criait dessus. Tient justement, le propriétaire nous salue et nous invite à prendre le café. Par politesse. Nous continuons la découverte du village, écoutant Sultan se souvenir, raconter. Il nous fait part de son incompréhension des habitants de la ville qui viennent ici le week-end. « Pas de vrais musulmans… » Dit-il ! « Ils ne respectent rien ! »

Ensuite il nous présente la maison de ses parents où il vit. Dans la pièce, ils sont un petit groupe de garçons et d’hommes : frères, cousins, oncle… Ils jouent à la Playstation.

Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl
Fort et sources chaudes de Nakhl

Fort et sources chaudes de Nakhl

18/01/15 : Atelier Bois

Nous profitons de la présence de Sultan pour partir à la recherche de panneaux de bois afin de réaliser quelques protections pour le prochain shipping du camping-car direction d’Afrique. Nous passerons la journée avec lui entre achat des panneaux de bois et découpe puis à la recherche d’huile pour la prochaine vidange de notre moteur. Mais impossible de trouver de l’huile pour un moteur diesel ici !

Shipping pour l’Afrique :

Voilà quelques mois que le sujet nous préoccupe. Nous avions initialement prévu de passer de la Turquie à l’Egypte, puis ne trouvant plus de bateau, nous sommes passés par l’Iran, Dubai et Oman afin de nous rendre directement au Kenya. Et en y regardant de plus près nous avons envisagé de nous rendre d’abord à Djibouti puis en Ethiopie avant de rejoindre le Kenya. Mais pour cela nous devons trouver un moyen de faire passer le camping-car sur le continent Africain. Et nous ne voulions mettre de côté aucune option. La plus logique aurait voulu que nous nous rendions dans le sud d’Oman afin de passer au Yémen qui n’est séparé de Djibouti que par un très étroit bras de mer. Mais la situation au Yémen est tellement incertaine que s’y rendre est absolument inimaginable. Faire passer le camping-car par la route sur un camion a été également envisagé, nous aurions pris l’avion. Mais il fallait trouver un moyen de faire passer le camping-car de l’autre côté et il ne semble pas y avoir de ferry entre le Yémen et Djibouti. En tout cas les informations sont tellement complexes à obtenir que nous préférons renoncer à cette voie. L’autre voie terrestre passe par l’Arabie Saoudite dont il n’est pas possible d’obtenir un visa de tourisme. Le visa de Transit nous aurait éventuellement permit de rejoindre Djeddah ou la Jordanie. Encore faut-il pouvoir passer de Djeddah à Port Soudan. Et remonter jusqu’à la Jordanie nous mettrai trop en retard pour les saisons des pluies en Afrique. (Quoi que... à l'heure où je mets en ligne, nous venons de nous voir refuser le visa à Dubai, nous partons voir si à Abu Dhabi on peut l'obtenir)

Donc nous il nous reste à trouver un shipping à prix abordable pour Djibouti depuis les EAU ou Oman. Car les deux premiers devis étaient au-delà du raisonnable. Nous en avons trouvé un en mode Charter mais les dates sont sans cesse repoussées.

Huetzin
Huetzin

19/01/15 : De la plage de Barka à la plage de Sohar pour y rejoindre Huetzin

Lors de nos retrouvailles impromptues avec Jule-Christian-Marcel, les trois cyclistes Allemands www.immernachosten.de , à Yazd en Iran, nous avons fait la connaissance de Huetzin www.travelthinksee.com. Il est mi-belge mi-mexicain, et il roule en vélo, seul, direction l’Inde. Nous avions gardé le contact et comme il entre à Oman, nous avons décidé de nous revoir un petit coup. Il s’y rend pour obtenir son visa pour l’Inde qu’il n’a pu obtenir à Dubai.

Nous quittons la plage où nous avons bivouaqué en compagnie d’un couple d’Autrichiens; Eva et Harry, qui écument les routes du monde depuis quelques années déjà à bord de leur Mercedes aménagé. Et pour ce dernier jour en Oman, la météo a souhaité nous montrer ce dont elle est aussi capable ici. En effet après 1 mois de soleil et une température variant entre 25 et 28°C, ce matin nous avons le droit à une tempête de sable sur notre plage et à quelques gouttes d'eau. Par contre dans les terres c'est un déluge. Cela va faire des heureux après 4 mois sans une goutte!

Nous passerons une sympathique soirée avec Huetzin, partageant notre désormais connaissance d’Oman. Nous espérons le revoir peut-être au Mexique.

Tempête à Barka Beach
Tempête à Barka Beach
Tempête à Barka Beach
Tempête à Barka Beach

Tempête à Barka Beach

20/01/15 : Bye-bye Oman – Bonjour Yoël et Maia - km

Dans la série retrouvailles, nous avons aujourd’hui rdv avec Yoël et Maia http://dharmabumsonbikes.wordpress.com que nous avions rencontrés à la Visa-Party à Trabzon en Turquie. Il faut commencer à suivre là ! Le couple Franco – Argentino-Italienne.

Nous sortons d’Oman d’une façon tout à fait surprenante. La frontière est déserte. Mais comme nous devons tamponner notre sortie, il faut se rendre de son propre chef dans le bâtiment des entrées de l’autre côté. A cette occasion ils ne voudront pas me tamponner ma sortie sur mon carnet de passage en douane. Pas nécessaire ! Bref, il semble qu’aux frontières on ne s’ennuie plus avec le carnet ici.

Côté Emirats, c’est un peu pareil. Ils ne savent pas trop comment faire. Un coup de tampon là svp ! Merci et au revoir !

Nous profitons de la présence d’un cabinet d’assurance pour assurer le CC aux EAU. Il avait été si difficile de l’assurer à Dubai que nous sommes surpris qu’ils le fassent ici. De plus, la compagnie est justement celle qui l’avait refusé à Dubaï prétextant ne pouvoir assurer les véhicules avec des plaques étrangères ! Al Buhaira !

A peine entrés aux Emirats que nous voyons des bras s’agiter ! C’est Maia et Yoël qui arrivent tout juste. Nous ne savions en fait pas trop où nous devions les revoir car nous n’avions pas de nouvelles d’eux. Et eux pensaient que nous avions reçu le mail qu’ils pensaient avoir envoyé mais qui était toujours dans la tablette… Bref, un coup de chance, encore un ! Nous serions passés 5 minutes plus tôt, ils ne nous auraient pas vus !

Publié dans Actualités, Oman

Commenter cet article

Mamadou 23/03/2015 03:12

Wawww quel paysage... et que le temps pas vite. C'est comme si cé'tait hier votre passage a Erzurum... Jolies photos. Bonne continuation les Bos'Trotters

Sylviane 03/02/2015 19:41

Merci de nous faire partager votre périple!! Un bon moment de liberté pour nous à chaque fois! Sur les photos, on vous trouve changé : radieux!!!Je pense que ca y est, vous avez adopté le rythme qui vous convient!!! plein de gros bisous à vous 5 et avec impatience, nous guettons vos futurs articles...

Etienne PETIT 03/02/2015 12:28

Salut les Bos,
ça fait vraiment réver un ancien voyageur rattrapé par le train train quotidien,
Profitez bien
A plus. Etienne

Etienne 05/02/2015 14:24

ON arrive de 3 semaines à Mada à Noël, mais c'était plan plan en famille- mais très bien pour moi, gros repos....
J'adore la zone Océan Indien, je ne m'en lasse pas..
Vous retrouver sur le parcours, pourquoi pas ?
Peut-être pas en Afrique mais sur d'autres endroits inconnus pour moi. et pendant les vacances...
A voir. J'y avais pas pensé.
A suivre, profitez.

BosTrotters 03/02/2015 12:49

Salut Etienne,
Ancien voyageur?
Alors comme ça tu baisses les bras? Il est si loin le temps où tu grimpais le Kili?
Ça me fait mal de t'entendre parler au passé. Votre trek est une des motivations qui nous ont décidé à partir et nous prévoyons d'étudier l'ascenssion du mont Kenya avec les enfants.
Venez nous rejoindre en Ouganda ou ailleurs cet été!
C'est le boulot qui te retiens?
Ce serait génial de voir tes filles et Sarah! Et toi bien sûr!
Biz ou plutôt Hugs car on est dans un pays "aux moeurs traditionnelles" (j'adore la formule)
Arnaud

Ronceret 03/02/2015 07:17

Bonjour et je tiens a dire que vous faites un périple merveilleux, je viens de vous votre Camping Car garé face à l'Emirats Palace, c'est rare de voir ça ici. bonne continuation.
Un expat à Abu Dhabi

BosTrotters 03/02/2015 07:56

Bonjour
merci pour votre message.