Egypte 1 - du 13 au 24 février 2015

Publié le par BosTrotters

Jeudi 12/02/2015 : Notre premier contact avec l’Afrique… - km22270

La traversée a été mouvementée, les corps et surtout les estomacs sont meurtris. Les centaines de voyageurs se tiennent debout devant la porte. Les esprits s’échauffent pendant l’attente, le ton monte et l’air devient électrique. Voilà longtemps que nous n’avions plus assisté à ce genre de scène.

Notre premier contact avec l’Egypte sera la douane et quelle histoire ! L’Egypte remporte haut la main la médaille d’or de la complexité, de l’embrouille, de la paperasse inutile, bref un calvaire.

On n’est jamais préparé à cela mais après une traversée nauséeuse, avec la fatigue des kilomètres parcourus les jours précédents et avec l’heure tardive, cela devient à la limite du supportable.

Il est 22h lorsque l’on accoste, nous sortirons du port à 3h30 du matin. Plus d’une fois j’aurais senti mes nerfs sur le point de rompre. Face aux vérifications multiples, aux fouilles répétées (ou tentatives car à nouveau les enfants qui dorment nous aurons épargnés les fouilles), aux tentatives de nous vendre un extincteur (alors que le mien est neuf), une trousse de secours, des bandes réfléchissantes, des kits de sécurité… On ne garde qu’un seul objectif à l’esprit : sortir d’ici !

Comme d’habitude, nous aurons droit à la gentillesse des douaniers, mais cela n’en efface pas l’imbécilité des vérifications.

Tout d’abord deux personnes sont là pour facturer 2.5Livres par véhicules (soit 30centimes d’euros !!!)… Exemple de rentabilité !

Ensuite, heureusement, il y a tout une équipe de polos orange qui sont là pour guider dans les démarches moyennant quelques billets ! Sans eux, il faudrait plusieurs jours pour passer tous les véhicules. Plusieurs vérifications des numéros de châssis. Plusieurs inspections du véhicule. Ils ne doivent pas vérifier la même chose je suppose. Fouille des bagages au sol puis au rayon X… (A la troisième tentative d’entrer fouiller le cc j’ai failli craquer !)

Pendant ce temps, il faut passer d’un bureau à l’autre pour obtenir le papier rose qui permet d’obtenir le papier vert, que l’on doit faire tamponner par l’équipe qui vérifie le numéro puis aller au bureau machin pour payer ceci et obtenir le papier truc. Ensuite, il faut aller au bar d’en face (véridique) pour obtenir un dossier que l’on complète et que l’on doit remettre au bureau ……………pour payer ………. Et obtenir un document…………qui permet d’obtenir des plaques temporaires ! Entre temps, vous avez épuisé tous les espèces que vous aviez sur vous et il faut obtenir l’autorisation d’aller à pied en ville pour trouver un distributeur qui fonctionne et qui accepte votre Visa ou votre Mastercard.

Heureusement, les douaniers Mickel et Hamada sont sympathiques et facilitent (un peu) les démarches. Par contre on ne nous octroie que 28 jours de présence pour le véhicule et encore en négociant péniblement, sinon c’était 14 !

Il faut être prévenu, ça va être long, ça va coûter de l’argent, et c’est pénible. Mais on est enfin en Egypte, il est 03h30 du matin. Et dire qu’ils veulent inciter les touristes à venir, certainement pas en véhicule !

Vendredi 13/02/15 : Hurghada - Safaga - km22300
Nous passerons notre première nuit (ou partie de nuit) garés dans une petite ruelle non loin du port. Pas le courage d’aller à la recherche d’un parking de nuit. Au matin nous visitons la ville, ou disons plutôt les ruines d’Hurghada. Cette ville est dévastée par l’arrêt du tourisme. Des rideaux baissés partout, des hôtels en cours de construction abandonnés, des commerçants très gentils mais fatalistes. Ici la révolution de 2012 a porté un coup fatal à l’économie de la ville entièrement orientée vers le tourisme. Nous discutons avec les commerçants, avec un français qui travaille là, … tous sont très courtois, attentionnés. Nous appréhendions d’être harcelés comme la réputation le prétend. Mais non, les commerçants font leur boulot sans être trop oppressants.

Poursuivant vers le sud afin de chercher désespérément une plage nous découvrons qu’en réalité le centre de gravité du tourisme s’est déplacé dans des « Resorts » qui offrent tout ce dont un touriste peut rêver sans avoir à mettre le nez en dehors de l’hôtel. Les constructions y sont néanmoins également à l’arrêt et les commerces biens vides. La poussière a envahi l’office du tourisme dont Mahmoud s’occupe fièrement. Il ne saura nous conseiller la moindre plage accessible à moins de 20km tant la côte est bétonnée.

C’est sur le parking de l’office du tourisme que nous rencontrons Alice, Ibrahim et leurs deux enfants. Ils n’en reviennent pas de croiser un camping-car ici, eux qui vivent 6 mois de l’année en France en camping-car filant d’un endroit à l’autre où Ibrahim effectue ses représentations. Car Ibrahim est danseur égyptien et il a créé un spectacle où il mêle danse traditionnelle et modernité des costumes, chorégraphie et mise en scène.

Nous passons de bons moments en leur compagnie le temps de nous remettre des jours précédents très mouvementés.

Rencontres à Hurghada et Safaga
Rencontres à Hurghada et Safaga
Rencontres à Hurghada et Safaga
Rencontres à Hurghada et Safaga

Rencontres à Hurghada et Safaga

Lundi 16/02 : En route pour Louxor - km22587

Ce matin nous sommes invités à déjeuner par Mohmen. Il travaille dans une boutique de vêtements pour touristes devant laquelle nous avons bivouaqué. Et il tenait à nous inviter. Nous découvrons la richesse d’un petit déjeuner égyptien et serons bien obligés d’aller visiter sa boutique après. Lui est originaire de Louxor, mais la situation du tourisme étant encore plus triste là-bas, il vient travailler ici. Il n’est pas encore marié, pas les moyens pour le moment.

A la sortie de Safaga, un homme nous interpelle. Nous devons indiquer notre destination et présenter les passeports. Ceci nous vaudra un petit retard car nous refusons systématiquement de confier nos passeports à une personne dont la fonction n’est pas claire. En l‘occurrence un homme habillé en civil. Il s’irrite de notre méfiance, mais ce n’est pas la fonction qu’il nous présente qui nous incite à le croire « tourist agency ». Un peu plus loin, je confie les éléments à un policier du check-point. Une fois notre itinéraire connu, ils nous laissent pénétrer le désert.

Après la traversée de ce No-Man’s-Land sableux et rocheux, nous parvenons à l’océan de verdure de la vallée du Nil. Un check-point nous refuse la route du désert pour longer la vallée et nous rendre à Louxor. Nous ne regretterons cependant pas du tout. Nous découvrons la vie agricole intense qui nait du Nil. Des champs de toutes les nuances de vert se succèdent, entrecoupés çà et là de zones habitées. Les tracteurs, motos, tuc-tuc, ânes et mini-bus y sont rois. Notre camping-car dénote dans ce paysage et le rythme infernal des dos d’ânes rend notre avancée très lente. Quand ce n’est pas un train interminable chargé de canne à sucre qui barre la route subitement.

Mélanie et moi-même partageons le même sentiment. Nous trouvons ce paysage tout simplement beau. Beau, malgré les habitations jamais terminées et dont l’absence de crépi montre les alignements imparfaits des briques. Beau, malgré la poussière qui envahi les routes, les devantures, les étalages. Beau, malgré les détritus qui encombrent les berges du canal que nous longeons. Beau malgré toutes ces imperfections, cette crasse et ce bazar. La beauté d’un paysage entièrement voué à l’agriculture à l’opposé des déserts que nous traversons depuis longtemps.

Parvenant enfin à Louxor, l’authenticité laisse place au béton. Nous bivouaquons pour la première fois depuis des mois dans un camping. En fait un parking d’un hôtel dont une petite partie herbeuse est pompeusement appelée camping. Son manager à l’Anglais tout aussi pompeux tentera bien de nous extorquer 200livres (25euros) la nuit alors que ce n’est même pas le prix d’une de ses chambres. Nous paierons tout de même la moitié car la position centrale entre les temples de Louxor et de Karnak est un atout considérable pour nous.

Les enfants ayant besoin de se dégourdir les jambes après cette journée de route et nous trépignant d’impatience de revoir Louxor dont les trésors nous avaient ébahis 10ans plus tôt, nous partons en balade. Nous longeons l’allée des sphinx liant les deux sites en direction de Louxor. Le concert tonitruant des klaxons mets nos nerfs à rude épreuve. Pas une seconde sans qu’un conducteur souhaite indiquer à tout le monde sa présence. Ici, le klaxon remplace tout. Il remplace les clignotants, les feux stop, les feux tout court mais aussi les rétroviseurs, les priorités, les stops et les feux tricolores. Bref, n’achetez pas une voiture en Egypte sans vérifier le fonctionnement de cet accessoire vital mais oh combien stressant pour nous. Nous sursautons à chaque fois qu’un taxi nous klaxonne pour nous demander si nous souhaitons ses services. Nous sursautons, nous tremblons, nous perdons notre sérénité. Nous allons devenir fous dans ce chaos ! Les enfants n’ont plus envie de se balader, la patience nous a quittés alors que nos nerfs étaient martyrisés. Fuyons, fuyons, profitons de cette rue dont l’obscurité et le calme nous auraient normalement incités à rebrousser chemin mais dont le calme justement chante à nos oreilles comme les sirènes à celles d’Ulysse. Nous ne voyons plus où nous marchons mais nous retrouvons progressivement le contrôle de notre esprit. Au loin le temple de Louxor illuminé est notre phare alors que nous déambulons dans la nuit. Quel spectacle ! Le temple de Louxor est en feu. Les projecteurs arrosent les colonnes, l’obélisque, les murs de leur lumière orange. Ce temple est une merveille illuminé.

Pour le retour nous choisissons de longer le Nil sur la corniche en espérant y être plus au calme. Le spectacle que nous y découvrons est triste. Des dizaines, des centaines de bateaux, qui servaient jusque-là à transporter les flots de touristes, sont en train de pourrir. Plus aucun navire ne circule sur le Nil, ni les gros dont les transats sont noirs de poussière, ni les petits dont les voiles trainent dans l’eau. A l’exception de quelques taxis reliant les deux rives. La corniche est effectivement bien calme.

Vallée du Nil
Vallée du Nil
Vallée du Nil
Vallée du Nil
Vallée du Nil

Vallée du Nil

Louxor de nuitLouxor de nuit

Louxor de nuit

Mardi 17/02 : Karnak

Le temple de Karnak est sans conteste celui dont la démesure aura le plus marqué ma mémoire. Et elle ne m’aura pas trompé. Nous passerons trois heures à flâner dans ses allées, admirant les hiéroglyphes, la perfection des alignements, la perspective des colonnes massives, les couleurs ayant traversé les millénaires. Les enfants apprennent à reconnaître les dieux dont les noms nous échappent pourtant souvent.

Il nous faut bien une calèche pour rejoindre le camping tant nous avons parcourus de kilomètres à pied dans le temple. Le tarif de la calèche est proportionnel à la fréquentation. C’est-à-dire dérisoire. La seule difficulté est de choisir laquelle.

Karnak
Karnak
Karnak
Karnak
Karnak
Karnak
Karnak

Karnak

Mercredi 18/02 : Louxor Rive gauche

Nous quittons Louxor pour la rive gauche du Nil. Les vallées des rois, des reines, des nobles, le temple d’Hatchepsout, le Ramasseum, Medinet Habou… Ce sont des dizaines de sites, des centaines de tombes, des siècles d’histoire qui sont ici. Plus qu’un musée à ciel ouvert. A chaque site son pays bienfaiteur. Ici, les USA ont financé, là la Pologne, la France… Le monde aide l’Egypte à découvrir, préserver et exploiter ses trésors. Il n’y a pas d’autre endroit sur terre qui réunisse tant d’information sur un passé si lointain.

Les colosses de Memnon nous accueillent. Ils ne sont plus deux mais trois désormais et un quatrième entame son lent rétablissement après un sommeil de 3200 ans dans la terre. La visite se poursuit avec le fameux temple d’Hatchepsout – femme de pouvoir qui a évincé son fils – et enfin la vallée des rois. Nous pourrions rester ici pendant plusieurs jours pour faire le tour de tous les sites tant les enfants se prennent au jeu. Un peu d’histoire, quelques anecdotes et ils accrochent. Dommage que les tarifs ne nous obligent à sélectionner drastiquement.

Afin de devancer les soucis, nous demandons conseil à la Police sur le bon emplacement pour bivouaquer. Ok, sur le parking du Medinet Habou, mais une fois sur place ça coince. Non pas là. La Police part chercher un traducteur, ce sera Jean et Soline, deux archéologues travaillant sur les sites qui seront réquisitionnés pour aider la Police à comprendre. Car autant nous avons bien compris qu’ils ne voulaient pas que nous restions sur ce parking, autant ils ne comprenaient pas lorsque je leur demandai où l’on pouvait se poser pour la nuit.

Ce sera devant chez Ahmed. Lui et toute sa famille sont installés dans le village depuis toujours. Tout le monde les connait, ils connaissent tout le monde.

Nous dinerons dans le restaurant juste à côté. Au menu : Canard, poulet, salade de crudités, humus, haricots rouges en sauce, beignets d’aubergine… un vrai festin pour un prix raisonnable.

Après le diner, les enfants vont se coucher. Nous nous baladons peu avant que les maîtres, ici, ne nous abordent. Nous discutons de tout et de rien, de la baisse de fréquentation, du village qui a été déplacé. En effet, avant, les familles avaient installé leurs maisons au-dessus des tombes, s’en servant comme cave après avoir revendu au marché noir le contenu. Certaines familles ont fait leur business en toute impunité pendant très longtemps. Il y a dix ans lors de notre première visite à l’occasion de notre voyage « lune de miel » nous avions été choqués par cela. Aujourd’hui le village n’existe plus. Mais… « Vous voulez venir voir notre galerie ? Nous avons des objets un peu particuliers… » Nous déclinerons. Le village n’est plus, le business continu !

Les colosses de Memnon
Les colosses de Memnon
Les colosses de Memnon
Les colosses de Memnon

Les colosses de Memnon

Le temple d'Hatchepsout
Le temple d'Hatchepsout
Le temple d'Hatchepsout

Le temple d'Hatchepsout

La Vallée des Rois
La Vallée des Rois
La Vallée des Rois
La Vallée des Rois
La Vallée des Rois

La Vallée des Rois

Jeudi 19/02 : Nous goûtons au désert

Ce matin, la femme à Ahmed a préparé la pâte pour le pain. Les galettes de pâte épaisses sont disposées sur de grosses rondelles de papier mâché. Le pain lève pendant que sa fille prépare le feu pour chauffer le four. Ahmed nous fait visiter la maison de son fils. Il travaille au village en tant qu’artisan. Sa maison ne ressemble pas à celle de ses parents, elle est en brique cuite et cela permet la réalisation de belles coupoles pour chaque pièce. Ahmed ne comprend pas, pourquoi utiliser des briques cuites alors que depuis la nuit des temps ils utilisent la brique de terre crue ? Son fils dit que sa résiste mieux à la pluie. Mais ici les vestiges Egyptiens sont pour beaucoup réalisés en brique crue et ont traversé plus de 3000ans… Alors la pluie ici !

L’école est tout contre cette maison. En fait d’école, il s’agit d’une cour abritée uniquement de feuilles de palmiers tressées pour protéger du soleil. Trois tableaux noirs ont été enduits sur les murs de la maison du fils d’Ahmed. Sur ceux-ci, l’alphabet arabe, 28 caractères dont beaucoup ne sont différenciés que par un point ici ou là sur le caractère. Cela en fait varier la prononciation. La cour peut recevoir 100 à 150 enfants mais elle parait bien petite s’il fallait y mettre des tables et des chaises. L’école commence à 15h.

De l’autre côté Ahmed nous montre la vache, le veau, les poules mais surtout les oies qui courent après Jade quand elle s’en approche de trop près ! L’âne est attaché dans la cour, un pic-boeuf blanc lui tient compagnie.

Nous partons visiter Medinet Habou, un site peu connu mais que nous apprécierons. Il est en très bon état. Sa construction est massive, certes la finesse n’est pas sa qualité première mais elle aura traversé les temps sans trop souffrir. Ce n’est pas le cas du temple de Toutankamon juste à côté dont on devine à peine la forme sur la plaine.

Chez Ahmed
Chez Ahmed
Chez Ahmed
Chez Ahmed
Chez Ahmed
Chez Ahmed
Chez Ahmed
Chez Ahmed
Chez Ahmed

Chez Ahmed

Medinet Habou
Medinet Habou
Medinet Habou

Medinet Habou

Nous prenons désormais la route en direction du désert. Nous quittons Louxor pour les oasis à l’ouest du Nil. 300km de désert devant nous. Un premier Check point, puis un suivant. Une fois indiqués notre destination, notre nationalité, le nombre de personnes, le mot est passé à la région suivante. Ils ne seront pas surpris en nous voyant arriver.

Le désert est splendide, moi qui ai grandi dans une région à la végétation luxuriante, entouré d’eau, je me surprends à aimer ces étendues minérales infinies. Les couleurs varient. La roche est rouge, blanche, grise mais le sable est Sahara. C’est un désert de roches, de canyons, de plateaux. Le sable y glisse au gré des rafales de vent mais ne s’y arrête qu’en petites dunes dont certaines viennent lécher la cicatrice noire qui traverse ce désert. Parfois la ligne droite se tord en lacets filant au fond d’une dépression évitant ainsi les falaises. Parfois elle contourne une colline, parfois l’obstacle a été réduit. Mais toujours nous avançons dans le désert. Les très rares véhicules que nous croiserons ne s’attardent pas sur les aires désertes. Nous non plus. La vie, s’il y en a ici, est bien discrète et se paie à l’effort et à la discrétion.

Enfin nous arrivons à Bagdad. Au check Point on ne parle pas Anglais mais pas de soucis pour leur faire comprendre que nous allons à Paris. Après quelques appels radio et téléphones, on nous indique qu’un véhicule va nous escorter. Quatre hommes à bord de la Logan bleu nous devancent et jouent de la sirène aux intersections. Si leur présence est tout à la fois sympathique et rassurante, elle soulève tout de même quelques questions. La course poursuite durera une demi-heure au cours de laquelle nous tenterons de ne pas nous faire semer. Nous arrivons enfin au temple de Dush. Nous doutons. Est-ce bien ici ? L’endroit est désert. Mais bon, un endroit désert dans le désert c’est normal non ? Une moto arrive, c’est le gardien du site. Après quelques discussions et la visite du temple, nous décidons de bivouaquer ici car il est tard et nous ne pouvons poursuivre jusqu’à Kharga avant que la nuit ne tombe.

Ce sont Hassan et Tarik qui prendrons la relève pour la nuit. Ils ne parlent pas anglais mais on parviendra tout de même à échanger un petit peu. Lorsque j’interroge sur la sécurité du lieu et des lieux que nous souhaitons visiter dans les prochains jours, Hassan répond que ce n’est pas dangereux. Alors pourquoi sa présence ? Il sourit en haussant les épaules. Nous leur fournissons thé, biscuits et chaises confortables pour la nuit afin de réduire nos scrupules. Ils veillent dehors au froid, nous sommes sous la couette au chaud et nous allons dormir.

La traversée du désert
La traversée du désert
La traversée du désert
La traversée du désert
La traversée du désert
La traversée du désert
La traversée du désert
La traversée du désert
La traversée du désert

La traversée du désert

Vendredi 20/02 : Oasis de Kharga

Le soleil commence à réchauffer le camping-car lorsque nous nous levons à 8h. Dehors nous trouvons Hassan et Tarik avec une petite mine. Hassan, grosses Ray-Ban sur le nez, fume sa cigarette. Tarik est assis sur le muret reposant ses mains sur le fusil qu’il n’aura pas quitté de toute la nuit. Le fusil a dû passer des générations. Sa couleur noire originelle est délavée, une recharge est scotchée dessus.

Il fait 10°C dehors, la nuit a été froide et cela se voit sur leurs visages. La boîte de 30 sachets de thé que nous leur avions laissé n’aura pas suffi.

A 9h00, comme convenu, le pick-up arrive et nous le suivons jusqu’à Bagdad où l’escorte s’arrête. Youpi, enfin libre.

Nous prenons la route direction l’oasis de Kharga plus au nord. Nous traversons Palestine, Koweit, Algérie… Une sirène retentit. C’est le pick-up de la police que nous venons de doubler. Ils nous prennent en charge désormais. Jusqu’à Kharga, les escortes alternent au passage des check-points délimitant les secteurs puis à la police s’ajoute un motard de la police touristique qui nous devance et nous amène aux lieux intéressants. Temple de Nadoura, temple d’Hibis et la Nécropole de Bagaouat seront au menu. Liou aura le privilège de monter sur la moto entre les deux derniers. Sans casque comme le policier… Puis nous prendrons un déjeuner dans une gargote. Nous apprécions la diversité de la nourriture en Egypte. La vallée du Nil et les oasis fournissent une profusion de fruits et légumes qui, associés aux fromages, enrichissent infiniment les plats.

Les escortes ne nous quitterons plus jusqu’à l’oasis de Dakhla car même si le secteur ne représente pas de dangers comme ils nous disent, les instructions ministérielles sont claires. Pas de touristes sans escortes dans le désert. Nous croisons un 4x4 de touristes eux aussi accompagnés.

Sur la route de l’oasis de Dahkla, les escortes se passent la main et nous aurons le privilège de passer devant la file des camions à la station-service. D’abord mécontents les chauffeurs sourient en nous voyant, intrigués de la situation. Arrivé à Mut, au « supermarché », le commerçant nous tend son portable, au bout une voix en français. 2 minutes après il débarque dans le magasin et nous accompagne à l’hôtel El Forsan (de son frère Zakarias) où nous pourrons nous passer d’escorte. Enfin.

Oasis de Kharga
Oasis de Kharga
Oasis de Kharga
Oasis de Kharga
Oasis de Kharga
Oasis de Kharga
Oasis de Kharga
Oasis de Kharga
Oasis de Kharga

Oasis de Kharga

Samedi 21/02 : Journée OFF à l’oasis de Dakhla - km23270

N’ayant pas envie de bouger, nous passons une journée tranquille. CNED, lessive, douches, nettoyage du cc. Bref une journée à ne rien faire encore bien remplie.

Dimanche 22/02 : Sources chaudes et Bier Gebel

Nous quittons l’hôtel sans escorte afin de découvrir les sources chaudes qui sont à l’origine même de l’existence de ces oasis. Ce sera finalement un jeune homme à moto qui nous amènera fièrement à l’une d’entre elles. La plus chaude ! Oui, effectivement, impossible d’y laisser les pieds quelques secondes. Heureusement nous avions bien tous profité des douches de l’hôtel que Zakarias nous avaient gentiment mis à disposition. Ce sont des bassins alimentés par de grosses pompes qui puisent des volumes considérables d’eau fumante afin d’irriguer les champs. Rien à voir avec une piscine municipale. En plein champs, au milieu des ouvriers qui coupent la luzerne pour leur bétail. Imaginez 5 touristes en maillot de bain ! Non, on n’osera pas plonger !

A peine arrivés au pied du Bier Gebel, le plateau calcaire qui longe l’oasis, un 4x4 de la police nous rejoint. Mince, nous espérions ne pas nous être fait remarquer ! Mais un CC qui se balade dans des villages, fallait pas rêver ! Ils prennent juste les infos.

Nous partons en balade pour tenter l’ascension du Bier Gebel. Après 5km de marche dans la roche et le sable, nous parvenons à un point de vue superbe. Certes pas tout en haut, mais l’effort est trop dur pour les enfants surtout sans les avoir préparés mentalement à cela. D’ici la vue est splendide. D’un côté le plateau, de l’autre l’oasis et le désert qui luttent l’un contre l’autre. L’effort est largement récompensé.

Nous partons en direction de la prochaine oasis de notre périple à travers le désert Lybique. L’oasis de Farafra. Sans escorte. Désormais les check-point sont moins présents. Plus de véhicules non plus.

Km23606

A Farafra, petit village, nous nous faisons jeter de l’hôtel Al-Badawiyya où nous demandions s’il était possible de se garer sur le parking pour la nuit. Pas d’explication. On nous demande de dégager ! ???

Et le géo-guide recommande cet hôtel pour son hospitalité !? Pas un problème de langue car l’homme parle très bien anglais.

Nous bivouaquerons sur le parking de l’hôpital car il fait nuit désormais et il est trop tard pour partir à la recherche d’un bivouac parfait.

Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel
Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel

Oasis de Dahkla - Sources Chaudes - Rando au Bier Gebel

Liou croque la vie à pleines dents!
Liou croque la vie à pleines dents!

Lundi 23/02 : Un anniversaire pas comme les autres ! Le désert blanc !

Liou fête ses 9 ans aujourd’hui et elle n’aura pas de copains ou copines avec elle. Elle a tout de même eu la chance quelques jours auparavant de recevoir un appel Skype de sa copine Maryse en compagnie de tous ses copains et copines. Belle surprise ! Pour elle ça compte énormément. Même si elle parvient à profiter du voyage, ses copains et copines lui manquent parfois.

Alors elle compense en complicité avec sa sœur et parvient à se « lâcher » plus facilement qu’avant. Ce n’est pas forcément évident d’avoir 9 ans sur les routes du monde, alors nous souhaitions un lieu un peu unique pour ça. Nous aurions souhaité les pyramides de Gizeh mais le timing est trop juste alors le désert blanc ?

Nous n’aurions pu choisir cadre plus idyllique pour un anniversaire. On pourrai décrire la blancheur de la roche, l’incongruité des formes des cheminées de fées, l’âme qui émane d’un tel lieu… Mais rien ne peut décrire la sensation de plénitude que l’on ressent dans un tel endroit. Les enfants jouent, escaladent, courent. Parfois quelques véhicules transportant des touristes s’arrêtent mais repartent bien vite à la poursuite de leur planning chronométré, non sans avoir mitraillé les champignons en faisant toutes sortes d’acrobaties devant l’objectif. Le calme revient.

Nous commencerons d’abord par tenter de reproduire la photo de couverture du livre des Six En Route. Cette photo irréelle, nous sommes parvenus à l’imiter en retrouvant l’emplacement d’où ils l’avaient prise. Travail d’équipe, car moi au volant, Liou, Jade et Mélanie au Talkie-Walkie, nous ajustons la position du CC pour que cela corresponde ! Dommage, le ciel voilé on ne peut rien y faire ! En tout cas, on vous conseille le livre, Liou a commencé de le lire.

Mélanie s’est attelée à réaliser des tomates farcies, le plat préféré de Liou. Avec de la viande de bœuf évidemment. Le résultat est à nouveau parfait. Merci Maman !

Elle se sent bien ici et c’est le but recherché. Un endroit où elle ne pense pas mais profite. Pourtant le tableau a bien failli être gâché lorsque le pick-up de la Police a fait demi-tour en nous voyant. Ils ont bien hésité à laisser deux hommes en armes à nos côtés mais ils avaient d’autres véhicules à escorter. Ouf, nous avons senti Liou se crisper. Il est vrai qu’il n’est pas évident pour un enfant de comprendre et relativiser la présence d’hommes armés. Nous ne voulons pas leur mentir sur les risques qu’il y a à certains endroits alors elle n’aime pas les escortes. Comment le lui reprocher ? Il est vrai que toute cette présence ne va pas sans soulever des questions. Même si on nous répond que c’est sur les ordres du ministère et qu’il ne s’est jamais rien passé ici.

Liou fête ses 9 ans au White Desert
Liou fête ses 9 ans au White Desert
Liou fête ses 9 ans au White Desert
Liou fête ses 9 ans au White Desert
Liou fête ses 9 ans au White Desert
Liou fête ses 9 ans au White Desert
Liou fête ses 9 ans au White Desert
Liou fête ses 9 ans au White Desert

Liou fête ses 9 ans au White Desert

Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir
Le Désert Blanc et le Désert Noir

Le Désert Blanc et le Désert Noir

Comme il n’est pas (plus) possible de bivouaquer dans le désert, nous repartons à travers une tempête de sable en direction de l’oasis de Bahareya. Dernière étape de notre traversée du désert Libyque. Nous apprécierons le désert noir à travers le voile de sable qui nous entoure. Nous admirons la danse du sable sur la chaussée, les montagnes de basalte sombre aux veines claires, le soleil se frayant un chemin à travers les nuages pour éclairer les palmeraies et oliveraies.

A notre arrivée à Bahareya, nous sommes surpris par le coté très africain de la ville. Les rues ne sont pas goudronnées mais en terre, la circulation y est pour le moins chaotique, les mécanos travaillent à même le sol. Les charrettes tirées par les ânes vendent la récolte du jour et nous nous frayons un chemin parmi toute cette agitation. Mélanie a pointé, sur le gps Osmand, des hôtels situés en lisière de palmeraie pour y négocier notre bivouac mais à mesure que nous avançons dans les, désormais, petites ruelles, nous doutons. C’est donc au culot que l’on parvient jusqu’au El Beshmo Lodge où le manager nous accueille les bras ouverts. On peut s’installer dans sa cour, profiter de la salle de bain (fortement déconseillé tout de même, il n’y a pas d’eau). On nous offrira même le thé. Ils n’ont qu’un couple de Français pour la nuit, c’est tout.

Ce soir chez les Bos’Trotters c’est raclette ! Au fromage égyptien et à la charcuterie certifiée Halal. Encore une merveille signée Mélanie tout comme la tarte aux pommes avec pâte sablée maison. Liou aura donc eu tout ce qu’elle voulait pour son anniversaire. Un lieu parfait, des cadeaux réalisés par sa sœur, un diabolo, la promesse qu’elle fera de la plongée (quand on le pourra)… et tous ses plats préférés.

Mardi 24/02 : Journée OFF à Bahareya - km23790

Nous profitons d’une journée bien calme pour errer dans la palmeraie. Les enfants ne voulaient pas partir en balade alors quand nous revenons après 2 bonnes heures de marche dans la palmeraie et qu’ils ont vu la ville, ils nous ont dit : Ah non, nous on veut rester ici, on veut pas se balader !?!?!?

Oasis de Bahareya
Oasis de Bahareya
Oasis de Bahareya
Oasis de Bahareya
Oasis de Bahareya
Oasis de Bahareya
Oasis de Bahareya

Oasis de Bahareya

Mercredi 25/02 : Direction Le Caire – A la recherche de Gazoil et du camping - km24165

Au moment de partir, nous faisons le plein d’eau minérale car ici l’eau de réseau sent la terre même filtrée et on ne veut pas trop la boire. Ensuite nous essayons une station-service, fermée car vide, une deuxième, plus de gazoil. Mince, pas le moyen de faire le plein ici et nous pouvons faire encore 250km grand maximum. Le Caire se trouve à 370km. Entre les deux, le désert. Depuis l’Arabie Saoudite et les 300km sans station, je me méfie.

Effectivement, les kilomètres défilent et aucune station sur la route. Pas de ville non plus d’ailleurs. Sur le GPS, une station est indiquée mais encore faut-il qu’elle existe réellement, ce ne serait pas la première fois que le gps n’est pas totalement à jour. Je me vois déjà en train de faire du stop avec me jerricans sur des centaines de kilomètres quand nous voyons enfin la fameuse station. Plus de gazoil !

En négociant un peu, ils me serviront avec la pompe gros débit. Pourquoi il ne l’a pas dit plus tôt ! Le stress ! Certes il y’en a eu autant sur le sol que dans le réservoir mais à 20cts le litre on est moins regardant surtout dans ces situations ! Nous avons de quoi rejoindre la capitale ce que nous faisons.

On nous avait pourtant prévenus que la circulation au Caire était terrible, mais rien ne vous prépare à cela ! C’est un jeu d’adresse permanent. Les véhicules se faufilent dans un concert de klaxon évidemment. Mon objectif : rester derrière plus large que moi, mais même les camions zigzaguent !

Et il faut finalement quitter les gros axes pour s’engouffrer dans les rues du Caire à la recherche des campings que nous avons trouvé sur les blogs. Le premier : Isis Garden camp n’a rien d’un camping. C’est un hôtel avec un très joli jardin mais nous aurions dû rester dans la rue et payer 200livres pour quoi ? Pas de chambre, pas de piscine (elle est vide)… Le deuxième : El Salma Camping est répertorié dans de nombreux blogs mais personne n’indique les coordonnées GPS précises (29.96976 – 31.17630). Nous finirons par le trouver car il se trouve à côté du Wissa Wassef Art Center.

Camping aux allures de terrain abandonné. Sanitaires hors service depuis longtemps. Ils n’ont pas dû voir de touristes depuis fort longtemps. L’aspect positif est le calme qui y règne ! Après la cohue de la ville, c’est appréciable. Nous négocierons à 100livres la nuit (12€) c’est cher pour un parking mais c’est calme justement et les enfants peuvent jouer dehors ! A noter que lors de notre présence, ils étaient en train de vendre une partie du terrain, le fond où se trouvent les sanitaires. Besoin de sous!

Publié dans Actualités, Egypte

Commenter cet article

plombier paris 09/03/2015 00:58

J'apprécie votre blog, n'hésitez pas a visiter le mien.
Cordialement

thomas pascal 08/03/2015 21:24

Bravo pour votre périple . je lit avec émotion votre tour du monde avec mon ancien camping car .
J'espère que le problème de boite de vitesses sera le seul de votre tour .
Franchement , bravo et plein de belles histoires à nous raconter .

lesGLEN 03/03/2015 18:10

Salut les BosTrotters !
Super, vous vivez à fond l'aventure dans cette nouvelle destination africaine. Profitez, moment parfois difficile, mais qui resterons des souvenirs à jamais dans vos mémoires.
Bonne route !
Amitiés,
lesGLEN

BosTrotters 03/03/2015 19:57

Coucou
Merci pour vos messages.
Effectivement pas vraiment drôle les escortes surtout quand elles n'en font qu'à leur tête et qu'on perd des heures... Maintenant on a compris on les sème aux changements de vehicules et on change de rive. On perd du temps dans les routes agricoles mais on rigole au moins!
biz
les Bos'Trotters

Etelvina Engel 02/03/2015 14:03

Bonjour,

Vous avez été bien courageux d'entrer en Egypte! apparemment cela en valait la peine.
Bonne route!
Etelvina

PJ 01/03/2015 18:54

Salut les Loulous,

Le récit de votre périple est passionnant et nous en profitons pleinement. Merci encore.
Bon vent et bonne route à vous 5 et à la r'voyure les Aminches.
Becots
Les Rebut's

Milie 01/03/2015 16:45

Superbe récit, comme d'habitude! Merci de nous offrir un bout de votre rêve. Lisa me dit "on dirait une histoire tellement que c est bíen" . ;)
Continuer d écrire votre histoire les cousins, mille gros bisous.

Joëlle PERRIN 01/03/2015 11:11

Merci pour les trois derniers récits toujours passionnants. Ce que vous avez vécu en Egypte, je l'avais vécu en Mai 1981 : hommes en armes qui nous fouillaient à chaque entrée et sortie d'hôtels ou de sites touristiques ; immeubles inachevés et occupés avant d'être habitables ; circulation infernale. Par contre, nous n'avions jamais subi les escortes policières. Mais les sites archéologiques et historiques valent la peine de subir ces désagréments. Je suis de votre avis quant aux conséquences fâcheuses de la révolution du printemps arabe sur l'économie de ce pays, malheureusement uniquement centrée sur le tourisme. Je vous souhaite bon vent pour la suite de votre périple. Et bon anniversaire à Liou avec un peu de retard. Amicalement.

varoqui Francis 01/03/2015 10:44

De merveilleuses photos un récit passionnant on voyage grace à vous. Bonne continuation . Liou est fort jolie sur les photos d'anniversaire, les autres ausssi, mais elle semble rayonner. Nous vous embrassons tous les 5 et pensons bien à vous