Traversée de l'Arabie Saoudite - du 9 au 12 février 2015

Publié le par BosTrotters

Traversée de l'Arabie Saoudite - du 9 au 12 février 2015

Lundi 9/02/2015 : Entrée en Arabie Saoudite – km19925

Nous étions arrivés dimanche soir à la frontière des Emirats. Couchés tôt, réveil 5h.

La sortie des Emirats se fait naturellement. Une grande salle, quelques personnes attendant assises avec un document en main. Le jeune homme, d’abord très formel, se détend et s’amuse de voir des touristes ici ! A 5h30 un lundi matin à la frontière avec l’Arabie Saoudite ! Ils ont du se perdre doit-il se dire ! Il en oublie ( ?) de nous faire payer l’Exit Fee. Petit cadeau des Emirats. Nous parvenons au poste Saoudien. Des milliers de camion sont garés le long de la route et sur des aires de rétention. La voie de gauche pour les voitures est vide. 10 voies pour les voitures, une seule allumée, trois douaniers Saoudiens baillent dans leur manteau. Il fait 14°C ce matin. Contrôle du visa. Ils prennent mes empruntes, une photo, Mélanie aussi, les enfants dorment dans le ‘picar. C’est bon. Fini !

Un peu plus loin c’est pour le véhicule. Après avoir enregistré le véhicule, il me demande de me ranger à droite pour l’inspection. Il me demande d’ouvrir la caisse à l’arrière… c’est plein de bazar. Ok, passons. Il me demande d’ouvrir la porte arrière, Chuuuut les enfants dorment ! Un rapide coup d’œil plus curieux qu’inspecteur. Il ne met pas un pied dans le camping-car et nous souhaite bon voyage.

C’est bon vous pouvez y aller !

Et on nous fait tout un cinéma sur les interdictions en Arabie Saoudite ! J’aurais pu l’amener ma bouteille de rhum pas finie alors ! C’est Aurélie qui se fera des Mojitos en pensant à nous !

Quelques mètres plus loin il y a normalement les rayons X, mais disons que nous ne passions pas du tout dans le gabarit, donc poste suivant : c’est l’assurance. Obligatoire, bien organisée, tarif affichés avec les diverses durées, catégories de véhicules etc… Pour nous ce sera tarif voiture pour une semaine à 90Rials Saoudiens (21euros). Sachant que le Dirhams des UAE est calé avec le Rial Saoudien. On paie en Dirhams et il rend la monnaie en Rials. Pratique. Nos 175 dirhams que nous avions gardés pour l’exit fee ne seront pas perdus. Toutes les stations-services nous les accepterons. L’agent fait une petite photo souvenir et nous sommes en Arabie Saoudite.

Il est 6h39 ou plutôt 5h39 désormais à l’heure Saoudienne. 1 heure de formalités expédiées. Nous sommes en Arabie Saoudite, devant nous le désert ! Derrière nous, 6 mois de voyage depuis la France, l’Europe, la Turquie, l’Iran, Dubai, Oman et Abu Dhabi.

Nous entamons la grande traversée direction Dhiba sur la côte de la mer rouge à 2200km de là.

Nous ne savons rien de ce pays sinon que c’est un grand désert, que les routes ont mauvaises réputation pour la sécurité mais qu’elles sont plutôt bonnes. Nous avons prévu de dormir sur les stations-services. Et nous espérons parvenir à Dhiba mercredi pas trop tard pour acheter les billets du ferry du lendemain et également faire valoir le fait que nous arrivons au port avant la fin des 3 jours de notre visa. Car le ferry pour Hurghada est prévu jeudi. Et si on nous refuse la sortie vers l’Egypte, on pourra encore faire les 300km qui séparent Dhiba de la frontière Jordanienne dans les temps.

Notre première étape consiste à tirer de l’argent au distributeur intelligemment disposé le long de la route après la frontière. Nous découvrons ensuite à quel point les Etats-Unis ont pénétré ce pays. Un McDonald est installé juste après. Nous sommes rassurés. Ce pays n’est pas si fermé ! Et en plus une station-service est également ici.

Les premières heures de conduite sont éprouvantes, le vent du désert frappe latéralement et c’est les mains crispées sur le volant que je lutte autant contre le vent que pour rester dans les ornières très profondes laissées par les camions. C’est une route pas une autoroute, l’autre voie est encore en construction de l’autre côté. Heureusement après quelques centaines de kilomètres, les ornières, nids de poules, crevasses diminuent et il y’a désormais plus d’asphalte que de trous. Plus besoin de rouler à cheval sur les voies.

L’autoroute apparaît enfin, les voies sont séparées. Même si la qualité du revêtement est aléatoire, la vitesse moyenne est bonne. Jusqu’à 120km/h lorsque le vent faibli ou est de dos. En moyenne 110. Les km défilent. Nous faisons le plein dans une des rares stations éparpillées dans ces immensités. Si le prix du gazoil est dérisoire (moins de 6 centimes d’euros le litre) sa qualité ne doit pas être équivalente : 17 à 18litres au 100 au lieu des 12.5l/100 jusqu’à présent. Le seul vent ne peut expliquer. Le contournement de Ryad est pénible. Trafic très dense et conducteurs félés. Leur objectif, se faufiler dans le moindre espace, qu’importe la voie et les autres véhicules. Si nous sommes parvenus à éviter d’être touché, c’est au prix de ma fierté et à force de renoncement. On laisse passer les plus nerveux. Le parc automobile est effrayant, pas un pare-choc intact et que dire des rétroviseurs qui pendent ?

Ryad a deux visages, celui des quartiers populaires aux maisons de briques et aux rues de terre et celui du quartier des affaires aux gratte-ciels improbables tel le grand décapsuleur. Deux mondes que tout oppose mais qui se côtoient pourtant. C’est aussi ça l’Arabie Saoudite, un pays immensément riche de son pétrole mais dont la population ne semble pas profiter.

L’industrie présente dans le pays contraste aussi énormément avec ce que nous avons vu dans les pays précédents. En plein désert, sur des centaines de kilomètres le long de l’autoroute, les usines Almarai nourissent l’ensemble des pays du golfe en produits laitiers, céréales, jus de fruits, pain… Des champs rond fournissent la matière première, des hangars gigantesques abritent les vaches, des usines transforment. D’où vient l’eau qui fait verdir le désert ?

Après 1104km, la moitié du parcours, il est plus de 18h, le soleil descend à l’horizon. Il est grand temps de se reposer. Cette station fera l’affaire.

Traversée de l'Arabie Saoudite - du 9 au 12 février 2015
Traversée de l'Arabie Saoudite - du 9 au 12 février 2015
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Mardi 10/02/2015 : Deuxième journée de traversée de l’Arabie Saoudite – km21029 au départ

Le réveil est réglé à 6h00. On fait le plein et on y va. Le désert infiniment plat jusque-là commence à s’élever et nous voyons apparaître des montagnes sinon un relief rocheux.

En approchant de Médine, nous sommes soudainement surpris par la couleur noire de la roche. Le paysage ressemble à de la lave. Après vérifications, je découvre qu’il s’agit bien d’un volcan ou plutôt d’une chaîne volcanique de 600km parallèle à la mer rouge et qui s’est réveillée en 2009 après 2700 ans de sommeil. De gros travaux sont en cours pour rétablir le contournement de Médine et, je pense, créer une protection pour la ville sainte car les coulées ont atteint les quartiers périphériques de la ville.

Qui dit ville sainte en Arabie Saoudite, dit interdiction aux non-musulmans. Nous contournerons donc autant que possible mais une déviation nous fera tout de même entrer en zone interdite sur quelques kilomètres. Seul un check-point après Médine s’étonnera de notre passage par ici, car effectivement nous ne sommes pas sur la route la plus logique pour rejoindre la Jordanie telle que mentionné sur nos visas de transit.

Nous atteignons enfin les rives de la mer rouge sans pour autant profiter de la vue car la route en est distante et il n’y a aucun accès recensé sur notre GPS.

Nous roulons des centaines de kilomètres sans nous arrêter et sans voir de station non plus. Et quand nous en voyons enfin une, elle est en travaux. Plus de 300km sans station, un record. La journée avance et les kilomètres restant à réaliser fondent. Nous traversons enfin Dhiba et rejoignons le port distant de 27km à 18h30. Notre objectif est atteint en deux jours seulement ! Quel soulagement !

Mais le garde, qui ne parle pas un mot d’Anglais, ne voudra pas noter que nous nous sommes présenté dans le délai malgré l’aide d’un indien pour la traduction. Il faut retourner à Dhiba, l’agence est là-bas contrairement aux instructions de la compagnie qui demandait de se présenter au port. Bref, demi-tour. Les 27km retour seront les plus pénibles. Mon corps et mon esprit étaient préparés à affronter la traversée mais pas ces derniers kilomètres. A aucun moment je n’aurai ressenti la fatigue durant ces deux jours de conduite infernale, mais là c’en est trop. Tout le corps fait mal et ne demande que du repos. Pourtant nous voulons trouver l’agence ce soir. Nous dormirons mieux ainsi.

A notre arrivée à Dhiba, nous rencontrons Hassan, importateur de fruits et légumes. Il parle parfaitement Anglais et à peine aurais-je indiqué ma nationalité que j’aurais droit à « Charlie Hebdo ». Le genre de sujet qu’il est délicat sinon interdit d’évoquer tant cela se heurte à des incompréhensions mutuelles. Hassan connait du monde, son répertoire contient les bons numéros, celui de l’agence, celui du chef des douanes. En deux coups de fils, deux nouvelles.

La première : pas de ferry demain ! Si l’on savait que le ferry pour Hurghada partait le jeudi à force de navigation sur internet et grâce à la réponse par mail du manager de la compagnie, il devait bien en avoir un pour Safaga le mercredi. La mer est trop forte pour naviguer. « Oui mais ce sera mieux jeudi ? » « Peut-être ! »

La solution vient du deuxième : pas de soucis pour le délai des trois jours, pas de soucis pour la sortie vers l’Egypte, de toute façon le ferry Aqaba-Nuweiba entre la Jordanie et l’Egypte ne prend plus de véhicules étrangers sur blocage de l’armée Egyptienne suite aux derniers évènements. Cela facilite, disons-le comme ça.

C’est l’esprit plus léger que je m’effondre de sommeil. Merci Hassan. Et surtout merci Mélanie et les enfants pour leur soutient pendant ces deux jours. Mélanie s’est partagée entre l’avant où elle me tenait régulièrement compagnie et l’arrière où elle gérait les enfants, préparait les sandwichs, salades… pendant la route. Les enfants ont étés admirables, calmes, ils ont joué, regardé des dvds, dormi et se sont un tout petit peu chamaillé mais rien de plus naturel ! Tout le monde était prêt mentalement pour ces deux jours et nous n’avons pas rencontré d’embûches !

Traversée de l'Arabie Saoudite - du 9 au 12 février 2015
Traversée de l'Arabie Saoudite - du 9 au 12 février 2015
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Voyez comme Mélanie est à l'aise en Abaya
Voyez comme Mélanie est à l'aise en Abaya

Mercredi 11/02 : Tickets et tourisme en Arabie Saoudite

Sur les bonnes instructions d’Hassan, nous trouvons la compagnie assurant les traversées près du rond-point à la sortie de la ville. C’est le point de rdv de tous les bus et camions qui attendent la traversée et comme il n’y a pas de ferry ni de cargo depuis deux jours déjà, les hôtels sont pleins et des centaines de camions se garent où ils peuvent.

Avec les tickets en poche pour le ferry du jeudi, nous avons l’après-midi de libre et en profitons pour aller visiter un fort. Rien à voir avec les forts à Oman, ici la restauration en cours est effrayante de médiocrité. Les photos parlent d’elles-mêmes. Nous admirerons tout de même la vue et un dessin d’un bateau plusieurs fois centenaire. Ensuite nous irons nous balader dans la ville, en cet après-midi il n’y a pas un chat. Le parc qui surplombe le port n’est pas des plus accueillants, il aurait pu l’être mais n’a jamais été terminé, dommage. Le fort est fermé, les commerces ouvrent et ferment au gré des prières ! Ah, oui ! Il est bon de savoir qu’il y’a 5 prières quotidiennes et que les commerces notamment ont l’obligation de baisser le rideau pour 45 minutes à chaque fois ! Pas évident de faire ses courses. A chaque fois que nous (j’) aurons essayé, je me fais mettre dehors ! C’est la prière !

Tourisme en Arabie Saoudite !
Tourisme en Arabie Saoudite !
Tourisme en Arabie Saoudite !
Tourisme en Arabie Saoudite !
Tourisme en Arabie Saoudite !
Tourisme en Arabie Saoudite !
Tourisme en Arabie Saoudite !
Tourisme en Arabie Saoudite !
Tourisme en Arabie Saoudite !
Tourisme en Arabie Saoudite !

Tourisme en Arabie Saoudite !

Jeudi 12/02 : Alors on le prend le ferry pour l’Afrique ?

L’attente est longue ce matin, le ferry devrait bien partir aujourd’hui malgré la mer agitée. Nous attendons à l’agence pour obtenir le feu vert et nous rendre au port. Mohamed, de l’agence de bus, parle Anglais et c’est lui qui nous aura grandement facilité toutes les démarches auprès de la compagnie du ferry car Ashraf, le chef ici, ne parle pas l’Anglais. Ou disons poliment, n’ose pas ! Vers 13h, Mohamed nous indique que l’on peut se rendre au port.

Passage du poste de sécurité sans grande difficulté. Le garde, qui ne parle toujours pas Anglais depuis deux jours, n’a d’autre choix que de me laisser entrer. Le poste suivant contrôle les tickets et nous entrons dans la file d’attente de la douane. Tout un tas de véhicules chargés outrageusement à l’intérieur, sur le toit, sur un porte-bagage à l’arrière, attendent. Chacun des conducteurs a son Carnet de Passage en Douane à la main et se presse au poste de gauche pour l’enregistrement. A droite un homme seulement. Je prends l’option de droite en me disant que je vais évidemment devoir passer à gauche comme tous les autres. Et bien non ! Pas de différence entre les deux postes, juste l’effet de masse qui attire tout le monde à gauche. Le jeune douanier ne connaît pas trop la procédure pour mon cas et demande à son collègue de l’aide. Le collègue me demande de passer à gauche et sous les regards éberlués de tous les chauffeurs, je passe devant tout le monde alors que je suis le dernier véhicule de la file ! Si seulement ça marchait comme ça à Leclerc quand on fait les courses ! Les deux douaniers s’occupent de mon cas et en 5min tout est réglé. Ouf, je peux me sauver et laisser les chauffeurs jouer des coudes pour passer en premier. Pour rappel, on prend tous le même bateau, alors premier ou dernier !

Et dernier, je le suis. Vu le gabarit, inutile d’aller me presser, je rentre toujours dernier sur les ferrys. En plein milieu alors que les voitures vont sur les côtés où la hauteur est réduite.

Une fois les démarches papier effectuées, les douaniers entament le contrôle des véhicules. Une troupe de Bangladesh armés de couteaux vident les véhicules, défont les chargements des toits, éventrent les sacs, éparpillent le contenu des valises au sol… Effrayant. Avec empressement et zèle, ils brandissent victorieusement les objets qu’ils soupçonnent d’être exportés frauduleusement. Ici un couteau, là un bibelot. Le chef douanier, appelé en témoin, décline successivement les demandes. La scène est dérangeante. Les occupants des véhicules s’emploient à refixer tout leur chargement. Je me demande comment va se passer la fouille pour nous. Je n’accepterai jamais de voir cette bande entrer dans ma maison et violer nos affaires ! Comment annoncer la couleur au douanier ? Eux, oui mais pas leurs sbires. Les trois allées de véhicules sont vides, ne reste plus que nous. J’ai laissé passer et de toute façon mettre le camping-car au milieu de cette scène serait revenu à faire entrer un éléphant dans un jeu de quille ! Donc nous arrivons bons derniers sous le regard de l’ensemble des douaniers et de la troupe infernale. Le chef vient discuter, savoir d’où nous venons, ce que nous faisons, combien d’enfants… Il tend nos passeports à un douanier pour les faire tamponner. Le sourire au visage me détend, il nous fait signe d’y aller en nous rendant les passeports. Nous avançons au milieu des derniers véhicules dont les propriétaires finissent le rangement. A la fois surexcités d’avoir évité la fouille pénible et en même temps terriblement mal à l’aise devant tous les autres.

Pas de fouille, pas de reproche concernant le dépassement du délai des visas, aucune question ni remarque sur la destination Egypte au lieu de la Jordanie ! Tout ce stress, ces inquiétudes que nous avions depuis Abu-Dhabi pour rien ! L’entrée comme la sortie de l’Arabie Saoudite se sont fait tout en douceur, sans aucune difficultés. Pas même un froncement de sourcils. Nous jubilons. L’Afrique est là de l’autre côté de cette mer agitée. Nous n’aurons pas à lever les mains au ciel et espérer que la mer s’ouvre ! Le ferry nous attend et embarque les véhicules dans son ventre tandis que des centaines de passagers montent les marches. Et nous sommes une fois encore les derniers de la file. Lorsqu’arrive enfin notre tour, l’homme en charge des opérations nous demande qui nous sommes !? Je lui tends nos tickets et lui me montre sa liste. Nous ne sommes pas sur le Manifeste. Ou disons le camping-car n’y est pas. Tous les véhicules sont cochés mais le nôtre n’y figure pas. Donc nous ne montons pas à bord ! Pas sur le manifeste, pas dans le bateau ! Le capitaine observant au loin la scène arrive et nous explique que nous n’avons pas de ticket pour le véhicule… je lui tends le ticket du véhicule ! Au ton employé par la personne qui hurle dans son portable, on se doute que quelqu’un est en train de se prendre une bonne … Bref après d’interminables minutes d’attente sans explications. On nous fait signe de monter, un fax sera notre sauveur ! Et nous pouvons arrimer solidement le cc dans le ventre du catamaran.

A bord, nous découvrons le service des visas embarqué ! Ils s’occupent de nous fournir et tamponner les visas pour l’Egypte, génial ! Idem pour l’assurance du cc, un agent bien inspiré fait son business

On nous fait signe de suivre et nous traversons une grande salle où tous les passagers sont installés, assis, couchés sur le sol, debout en pleine discussion… On avance et on nous dévisage. Nous franchissons une nouvelle porte, nous voilà en première classe. J’indique que nous avons des billets normaux, on me fait signe que notre place est ici ! Pas avec le peuple de l’autre côté doit-on comprendre ?

La traversée sera plutôt mouvementée. A peine levée l’ancre que le bateau débute ses oscillations. D’abord légèrement dans le port puis énergiquement. Un Tanganyl emprunté à Mélanie me permettra d’éviter de passer la traversée penché au-dessus d’une poubelle comme nos voisins. Jade n’aura pas cette chance. Alix dormira d’un bout à l’autre et Liou voudra tout savoir sur tout (réflexe lorsque pointe un petit peu de stress chez elle).

Dans 4h30 nous accosterons en Afrique.

Traversée de l'Arabie Saoudite - du 9 au 12 février 2015Traversée de l'Arabie Saoudite - du 9 au 12 février 2015

Ce que nous retiendrons de l’AS, c’est l’accueil des Saoudiens (et des autres, très nombreux), ici comme dans tous les pays visités ces derniers mois, on nous sourit, on nous salue et on propose de nous aider ! Certains diront que c’est culturel dans ces pays, d’autres que c’est une valeur de l’Islam enfin on peut dire aussi que c’est le côté atypique de notre présence qui rend curieux. Toujours est-il que nous nous sentons les bienvenus partout comme on nous le répète sans arrêt ! Qu’il est agréable également d’entendre tous ces gens se parler sans agressivité. Cette sensation de sécurité que nous avons depuis la Turquie est aussi due à la façon dont les gens s’adressent les uns aux autres. Jamais de heurts (faisons abstraction des klaxons) jamais d’agressivité. On parle fort parfois, mais pas méchamment. Avec autorité mais sans violence. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, on vous aidera à le trouver, ou on trouvera quelqu’un qui vous y aidera. « L’appel à un amis » comme on dit. Parfois on vous met un téléphone dans la main sans que vous n’ayez rien demandé et quelqu’un vous demande en Anglais ce dont vous avez besoin ! Amusant mais que répondre ? Désormais je me présente et je passe le bonjour.

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goob 19/11/2016 23:53

moi c est le visa qui bloque, dite moi en plus sur ce visa saoudien..merci pour ce sesame

opas 02/09/2015 19:12

Mais comment avez vous fait pour obtenir les visas pour l'Arabie saoudite

BosTrotters 06/09/2015 16:40

Bonjour
voir l'article précédent sur la fin des Emirats. Fait à Abu Dhabi via NFS Tasheel

Ambre 09/06/2015 10:24

Votre voyage en Arabie Saoudite avait l'air super, une belle découverte ! Moi, je vais découvrir ce pays dans quelques temps !

Claire Faure 27/02/2015 07:33

Magnifique !!!!!!!!!

Hélène 26/02/2015 21:08

C'est toujours un plaisir et de belles découvertes de vous lire. Six mois déjà ! Vous abordez l'Afrique tout en douceur finalement, tant mieux