Ethiopie - 3 jours de trek dans les Simien Moutains

Publié le par BosTrotters

Ethiopie - 3 jours de trek dans les Simien Moutains

De tous les paysages emblématiques de l’Afrique, les hauts-plateaux éthiopiens sont parmi les plus extraordinaires. Nous souhaitions évidemment aller les observer et le meilleur moyen pour cela c’est la marche!

A notre arrivée à Gondar, la capitale de la région, nous nous sommes attelés à chercher la formule qui nous permettrai de profiter des plus beaux spots tout en restant accessible à une famille avec trois enfants. Autant dire que le challenge était relevé. En sollicitant guides et organisateurs, nous découvrons les particularités de l’organisation d’un Trek. Il faut dire que nous sommes plus habitués à faire des randonnées que des treks de plusieurs jours. Et les infrastructures en Ethiopie ne sont pas les mêmes que dans les Alpes notamment. En voici quelques spécificités :

Pour un bon trek dans les Simien Moutains, il faut :

  1. Un bon guide qui connaisse les lieux, la faune et la flore et qui maîtrise au minimum l’Anglais
  2. Le matériel de bivouac car les « refuge » ne sont pas équipés…
  3. Des mules pour transporter le matériel et les muliers qui vont avec
  4. Un cuisinier et la tambouille pour l’ensemble de l’équipe
  5. Un ou des scouts selon le nombre. Un scout est un homme armé chargé de notre protection. Une obligation dans le parc.
  6. Un mode de transport pour nous amener et nous rechercher aux points de départ et arrivée.

Et en la matière, les tarifs vont du simple au quadruple et par forcément pour des prestations supérieures.

La solution la plus économique (moins de 300euros) au premier abord est de tout organiser soit même avec l’aide du guide. Mais sa jeunesse et la difficulté d'obtenir des réponses claires nous fait contacter un guide plus expérimenté mentionné dans un forum de voyage. Là, mis à part ses mensonges sur son identité (ce n’est pas celui que nous avions contacté mais un amis envoyé à sa place qui se fait passer pour lui), le tarif explose et il nous demande 1250euros. Au final, un organisateur nous propose un départ le lendemain en nous joignant à un groupe déjà formé. La formule correspond, les tarifs sont raisonnables et il nous garantit… enfin passons sur tout ce qu’il nous garantit.

Nous arrivons au départ du trek en minibus

Nous arrivons au départ du trek en minibus

Samedi 4 avril : Transfert de Gondar à Sankaber et marche jusqu’au camp de Gich

Le rendez-vous est fixé à 7h00 et nous sommes donc sur le pied de guerre à 7h00. Les sacs à dos, le sac de voyage avec les blousons, le matériel, tout est prêt aussi. Les enfants sont impatients, surexcités à l’idée d’aller partir faire une « exploration du Tour du Monde ». C’est le cri de guerre qui motive Alix. Car effectivement il faut bien motiver les troupes. Les enfants sont capables de prouesses à la seule condition que le mental suive. Le physique n’est alors que secondaire.

Le minibus arrive tout naturellement à 8h00… de quoi générer un petit stress avant le départ.

L’équipe des touristes se compose de 4 espagnols et d’une Australienne. Alex, Maca, Carlos et Marta sont en Ethiopie pour une dizaine de jours et Michelle voyage en back-pack à travers le monde.

Une heure et demie de route plus tard, nous faisons halte à Debark, la ville point d’entrée du parc naturel. On y charge notre guide Boogie et notre scout, du matériel, du ravitaillement et nous partons par une piste vers le camp de Sankaber qui sera notre point de départ de la marche. Une heure et demi de piste parfois bien chaotique nous confirme que nous avons bien fait de choisir la version organisée car le camping-car ne serait pas allé bien loin contrairement aux dires des deux guides consultés.

Les Babouins Gelada ou à coeur de sang
Les Babouins Gelada ou à coeur de sangLes Babouins Gelada ou à coeur de sang
Les Babouins Gelada ou à coeur de sangLes Babouins Gelada ou à coeur de sang

Les Babouins Gelada ou à coeur de sang

A notre arrivée, on décharge les sacs, les mules attendent d’être chargées. On nous donne un sandwich pour le déjeuner et on démarre. Le guide nous propose d’emblée de nous attacher les services de deux mules et muliers pour les enfants… Euh… C’était prévu selon l’agence !?… Combien ? 240birrs (12 euros/jours/mule)… C’est tout compris ? Je veux dire la mule et le mulier ? Oui…

Une fois ravalée notre colère, nous devons bien nous rendre à l’évidence, sans mules, le trek risque d’être pénible. Nous sommes avec un groupe et nous ne pouvons devenir le boulet du groupe. Bref, nous acceptons non sans une boule au ventre. Mais relativisons, pour deux jours cela ne fait que 48 euros alors ok.

Il est 13h00 lorsque nous pouvons enfin partir et le guide nous fait tout de suite remarquer que nous sommes en retard… donc le sandwich on le mangera plus tard.

Les paysages grandioses ne se font pas attendre. Quelques minutes après le départ nous arrivons sur la corniche que nous allons suivre et nous pouvons nous extasier devant l’immensité de la vue qui s’offre à nous. On ne sait dire l’échelle de ce qui se découvre sous nos yeux tant on a l’impression d’être en avion à observer les paysages minuscules sauf que ceux-ci ne défilent pas et que l’on peut même entendre la vie des vallées remonter jusqu’à nos oreilles.

La flore est très particulière, l’herbe grillée au sol ne reverdira qu’à la saison des pluies alors les arbres, les buissons, les plantes sont les seules taches vertes qui se démarquent sur le fond couleur de paille. Les babouins offrent en spectacle leur scène de vie sous le regard ébahi des touristes en short. Les mamans portent leurs bébés sur le dos alors que les jeunes mâles se chamaillent en retroussant des babines mettant à nues leur redoutable dentition. Les vieux mâles dominant exposent leur torse rouge à nos objectifs surveillant à droite et à gauche tant leurs compatriotes que les touristes qui s’approchent imprudemment. La faune est discrète mais l’œil avisé des scouts dénichent Clip-springers et Francolins à 1 mètre comme à 300.

Les enfants sont partagés entre leur envie de se balader et celle de monter les mules qui leur rappellent l’équitation des samedis après-midi à Chantéqui. Mais tous les passages ne se prêtent pas à la chevauchée et lorsque nous devons nous aider de nos mains pour descendre ou monter les rochers qui se présentent sur notre chemin, il est vivement conseillé de quitter le dos des agiles ongulés qui peinent dans ces situations acrobatiques.

Il ne nous faudra pourtant pas bien longtemps pour commencer à ressentir les effets de l’altitude. Partis de 2200m à Gondar, nous sommes ici à plus de 3200m et les efforts à ces altitudes sont plus vifs qu’ils ne le seraient en Champagne Pouilleuse. Mélanie qui est sujette à des troubles de l’équilibre parfois souffre très vite et s’en trouve très handicapée pour la progression. De tels bouleversements ne sont pas sans effets sur l’organisme et ne s’en ressentent pas uniquement à travers le rythme de notre respiration.

Première journée de Trek et découverte des Simien Moutains. Arrivée au camp de GichPremière journée de Trek et découverte des Simien Moutains. Arrivée au camp de GichPremière journée de Trek et découverte des Simien Moutains. Arrivée au camp de Gich
Première journée de Trek et découverte des Simien Moutains. Arrivée au camp de GichPremière journée de Trek et découverte des Simien Moutains. Arrivée au camp de GichPremière journée de Trek et découverte des Simien Moutains. Arrivée au camp de Gich
Première journée de Trek et découverte des Simien Moutains. Arrivée au camp de GichPremière journée de Trek et découverte des Simien Moutains. Arrivée au camp de GichPremière journée de Trek et découverte des Simien Moutains. Arrivée au camp de Gich

Première journée de Trek et découverte des Simien Moutains. Arrivée au camp de Gich

Nous parvenons au refuge de Gich après une après-midi au rythme éprouvant. La mise en jambe est terrible. Le départ tardif n’y est pas étranger et le guide n’aura laissé comme pauses que les rares moments permettant à la file qui s’étendait de se resserrer. Nous sommes donc exténués par ces 14km parcourus et le thé préparé par notre cook dont nous faisons la connaissance est véritablement bienvenu pour réchauffer les mains et les âmes. Nous découvrons également le « lodge » où nous allons passer la nuit. Le confort très rudimentaire du lieu ne nous effraie pas. La fatigue devrai aider à trouver le sommeil et le repas concocté par le cook nous cale bien. Soupe et pâtes. Les enfants cherchent le sommeil et Mélanie redoublera de câlins pour les aider à s’endormir. Après avoir quelque peu discuté entre compagnons de galère autour d’une bière fraîche, nous rejoignons tous nos couches pensant que la fatigue et la bière ne mettraient pas bien longtemps à nous blottir dans les bras de Morphée. Étonnamment je ne parviens pas à trouver le sommeil. Au début on se dit que c’est l’heure peu avancée qui en est la cause, mais les heures passent. J’ai beau changer de position, retirer le pantalon et les chaussettes gardées par peur des températures très basses attendues pour la nuit, compter les moutons… rien n’y fait. Le calme règne dans la chambre comme désormais dans la salle commune séparée seulement par la cloison mais nullement par un plafond. La nuit s’enfonce et se rythme aux réveils des enfants qui veulent aller aux toilettes. Impossible de dormir. Je ne suis pourtant pas insomniaque. Le matin approche et contrairement à la tradition qui voudrait que l’on s’endorme juste avant que le réveil ne sonne, la lumière pénètre progressivement la pièce sur des visages déconfis. Je ne suis pas le seul à avoir fait une nuit blanche. Pas un compagnon de marche n’a ronflé. Seuls les enfants ont dormis d’un sommeil agité. L’altitude nous a tous chamboulés et nous devons désormais démarrer la deuxième journée de trek, prévue pour être la plus longue et la plus difficile, avec une forme digne d’un lendemain de mariage. Le froid n’aide pas au démarrage et l’équipe a du mal à quitter le petit-déjeuner.

Village isolé de Gich - Lieu de notre premier campementVillage isolé de Gich - Lieu de notre premier campement
Village isolé de Gich - Lieu de notre premier campementVillage isolé de Gich - Lieu de notre premier campement
Village isolé de Gich - Lieu de notre premier campementVillage isolé de Gich - Lieu de notre premier campement

Village isolé de Gich - Lieu de notre premier campement

Nous ne réitèrerons pas l’erreur de la veille et nous prenons désormais un autre sac à dos pour les manteaux. Le soleil est traître à ces altitudes, vous êtes en sueur, prenez des coups de soleil mais en même temps le vent froid vous colle le T-shirt humide.

Nous avançons dans des prairies d’altitude dont les bords se jettent à plus d’un kilomètre et demi en contrebas. Au terme de cette prairie nous parvenons au sommet de l’Imet Gogo dont le point de vue n’a pas d’égal. Les paysages qui s’étalent à 360° nous font immédiatement oublier la difficulté de l’ascension. D’un côté les vallées enclavées des Simien Moutains se perdent dans l’infini, de l’autre, les parois abruptes s’élèvent en nous promettant encore de belles heures de marche jusqu’à notre campement à Chenek dont nous parvenons à peine à discerner la position malgré les indications du guide.

Début de deuxième journée de Trek en direction de Imet GogoDébut de deuxième journée de Trek en direction de Imet GogoDébut de deuxième journée de Trek en direction de Imet Gogo
Début de deuxième journée de Trek en direction de Imet GogoDébut de deuxième journée de Trek en direction de Imet Gogo

Début de deuxième journée de Trek en direction de Imet Gogo

Point de vue depuis Imet Gogo à 3926mPoint de vue depuis Imet Gogo à 3926m
Point de vue depuis Imet Gogo à 3926mPoint de vue depuis Imet Gogo à 3926m
Point de vue depuis Imet Gogo à 3926mPoint de vue depuis Imet Gogo à 3926m

Point de vue depuis Imet Gogo à 3926m

Panorama depuis Imet Gogo
Panorama depuis Imet Gogo
Panorama depuis Imet Gogo
Panorama depuis Imet Gogo

Panorama depuis Imet Gogo

Ethiopie - 3 jours de trek dans les Simien MoutainsEthiopie - 3 jours de trek dans les Simien MoutainsEthiopie - 3 jours de trek dans les Simien Moutains
Ethiopie - 3 jours de trek dans les Simien MoutainsEthiopie - 3 jours de trek dans les Simien MoutainsEthiopie - 3 jours de trek dans les Simien Moutains
Ethiopie - 3 jours de trek dans les Simien MoutainsEthiopie - 3 jours de trek dans les Simien MoutainsEthiopie - 3 jours de trek dans les Simien Moutains

Nous enchainerons de longues montées et descentes le long des crêtes dans des paysages variés d’arbres poilus créant une ambiance très particulières, de prairies parsemées de yucas en fleur et de pentes rocheuses. Les enfants grimpent et descendent des mules au gré de la difficulté du terrain. Mais Alix souffre. Depuis le matin il se plaint d’un mal de ventre et on ne tarde pas à en comprendre la raison. Il ne s’en rend pas compte mais une bonne diarrhée lui fait perdre du lest… Lorsqu’il n’est pas sur le dos de la mule, il chevauche son père. Parfois il tente de marcher ou courir mais les douleurs le font vite renoncer. La fin de journée s’accompagnant en plus d’une averse, nous avons hâte d’arriver au campement qui, selon les dires de notre guide, se trouve « juste » derrière cette montagne !

Suite de la deuxième journée de trekSuite de la deuxième journée de trekSuite de la deuxième journée de trek
Suite de la deuxième journée de trekSuite de la deuxième journée de trekSuite de la deuxième journée de trek
Suite de la deuxième journée de trekSuite de la deuxième journée de trekSuite de la deuxième journée de trek

Suite de la deuxième journée de trek

Mélanie n’est pas la seule à souffrir de l’altitude, les deux sommets à plus de 4000m ont aussi affectés Maca qui s’enferme dans l’obscurité pour atténuer une forte migraine. Comme la veille, nous remercions le cook qui nous concocte des plats nourrissants que nous accompagnons de bière Dashen, du nom du point culminant de l’Ethiopie situé à quelques kilomètres de là. Il n’est pas 20h lorsque nous rejoignons nos lits assommés par la vingtaine de kilomètres parcourus et les forts dénivelés subits. Cette fois-ci, la fatigue sera plus forte que l’altitude et nous parvenons à trouver un sommeil léger qui nous tiendra jusqu’aux premières lueurs du jour.

Arrivée au camp de ChenekArrivée au camp de ChenekArrivée au camp de Chenek

Arrivée au camp de Chenek

Cette troisième journée est réservée à l’ascension du mont Bhawit qui culmine à 4432m puis au retour au campement. Comme l’altitude, la fatigue et divers maux affectent certains d’entre nous, une partie du groupe restera au camp avec l’un des scouts. Liou, très courageuse me tient compagnie ainsi qu’Alex, Carlos et Michelle l’Australienne.

La marche en elle-même ne présente pas de difficultés particulières mis à part la rocaille qui met à l’épreuve nos chevilles. Par contre, nous sommes obligés de faire de fréquentes haltes pour reprendre notre souffle. La raréfaction de l’oxygène n’est plus un mythe, ou alors ce sont les années qui pèsent…

Après 800m de dénivelés que nous aurons mis plus de 3h30 à faire, le sommet nous délivre sa vue sans limites. Nous ne l’apprécierons pas très longtemps à cause de la température glaciale et du vent incessant qui ne semble toutefois pas gêner les enfants qui exposent leurs réalisations et courent derrières les rares touristes qui s’aventurent ici. Ils nous impressionnent et rendent notre « exploit » si ridicule !

Nous sommes satisfaits de cette journée car elle nous a également donnée l’occasion de voir l’Ibex, qui est une sorte de chamois endémique aux Simien Moutains et beaucoup de rapaces dont le fameux bone-breaker qui jette ses carcasses sur les rochers pour déguster la moelle des os.

Ascension au mont Bawhit à 4445m le troisième jour pour Liou et PapaAscension au mont Bawhit à 4445m le troisième jour pour Liou et PapaAscension au mont Bawhit à 4445m le troisième jour pour Liou et Papa
Ascension au mont Bawhit à 4445m le troisième jour pour Liou et PapaAscension au mont Bawhit à 4445m le troisième jour pour Liou et PapaAscension au mont Bawhit à 4445m le troisième jour pour Liou et Papa
Ascension au mont Bawhit à 4445m le troisième jour pour Liou et PapaAscension au mont Bawhit à 4445m le troisième jour pour Liou et Papa
Ascension au mont Bawhit à 4445m le troisième jour pour Liou et PapaAscension au mont Bawhit à 4445m le troisième jour pour Liou et Papa

Ascension au mont Bawhit à 4445m le troisième jour pour Liou et Papa

Ethiopie - 3 jours de trek dans les Simien Moutains
Pendant ce temps Mélanie, Jade et Alix s'occupent...Pendant ce temps Mélanie, Jade et Alix s'occupent...
Pendant ce temps Mélanie, Jade et Alix s'occupent...Pendant ce temps Mélanie, Jade et Alix s'occupent...
Pendant ce temps Mélanie, Jade et Alix s'occupent...Pendant ce temps Mélanie, Jade et Alix s'occupent...

Pendant ce temps Mélanie, Jade et Alix s'occupent...

A notre retour au campement, la pluie s’invite. Si nous l’accueillons sans appréhension au départ, le guide est bien plus inquiet. Les minibus Toyota de notre retour doivent emprunter la piste et semblent bloqués à une vingtaine de kilomètres de là. Plusieurs passages ne sont pas praticables si la piste est humide. Nous tentons de nous réchauffer en attendant désespérément d’apercevoir leurs silhouettes tout en questionnant les rares camions qui arrivent. Plusieurs solutions sont envisagées, grimper dans un camion vide qui redescend, réserver rapidement notre lit dans le campement avant qu’il ne soit plein ou emprunter la piste à pied avec tout notre barda pour rejoindre les minibus. Dans ces moments-là, nous nous rendons compte que le guide ne nous sera d’aucune aide. Pour lui, son boulot est terminé et il répond de façon tellement évasive que nous nous demandons s’il a déjà été guide ici.

Finalement nous apercevons un minibus arriver après plusieurs heures d’attente. Le deuxième nous attend en haut d’une côte particulièrement glissante. Les « clients » que nous sommes pouvons rejoindre le minibus tout en haut mais le staff doit prendre celui qui est en bas. Après plusieurs essais, le Toyota grimpe, non sans déraper et faire fumer les pneumatiques sur la roche boueuse. La première difficulté passée, nous arrivons au pied d’une deuxième ascension qui s’avère bien plus sévère. La pluie a bien détrempé la piste et les Toyota ne grimpent pas. Les pneus arrière fument et se baladent de droite à gauche mais ça n’avance pas malgré les bras qui poussent. L’ennui n’est pas d’être en retard mais simplement que l’on ne conduit pas de nuit en Ethiopie. Trop dangereux. Si nous parvenons trop tard à la fin de la piste, le chauffeur n’ira pas plus loin et nous devrons dormir sur Debark ou pire dans un refuge le long de la piste.

Ce seront des villageois qui nous sauverons. Avec une dizaine de personnes qui poussent, les Toyota avancent et parviennent au sommet à force de crissement, fumée et gerbes de boue. Nous grimpons tous dans les véhicules. Touristes devant, staff et bagages derrière. Les deux Toyota filent à toute allure sur la piste glissante ! Nous n’apprécierons guère la vue pendant ce trajet et nous parviendrons dans une nuit bien installée à Gondar.

Ces trois jours étaient bien intenses.

C'est fini on rentre! Enfin on essaie!C'est fini on rentre! Enfin on essaie!
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Publié dans Actualités, Ethiopie

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Joëlle PERRIN 30/04/2015 09:12

Bonjour, Malgré les difficultés vécues, je pense que ce voyage en Ethiopie vous aura beaucoup apporté, notamment en révélations sur vous-mêmes et les capacités d'adaptation de l'humain aux conditions difficiles.
M'autorisez-vous à transmettre vos reportages sur ce pays à l'un de mes amis dont l'épouse est Ethiopienne ?
Cordialement.
Joëlle PERRIN