Ethiopie 3 - de la capitale du café à la capitale de l'Ethiopie

Publié le par BosTrotters

Samedi 25 avril 2015 : Harar, capitale du Café ou du Khat?

L’Ethiopie possède la réputation de produire l’un des meilleurs cafés au monde dans la région de Harar et Mélanie étant une inconditionnelle du café, nous ne voulions pas rater l’occasion de poursuivre notre découverte de l’Ethiopie en découvrant cette région aux influences arabes. Nous prenons donc la route qui longe la voie de chemin de fer réalisée par les Français il y a plus d’un siècle et joignant Addis-Abeba à Djibouti. Si celle-ci est désaffectée depuis quelques années c’est pour permettre aux chinois d’en réaliser une nouvelle ! Projet ambitieux car si les paysages sont peu vallonnés au niveau d’Awash, ils se dressent progressivement au gré du relief qui grimpe à plus de 2500m. La savane laisse ainsi place à de la culture sur toutes les pentes et tous les vallons. De partout l’homme y exploite la moindre parcelle de terre. Et il faut dire que la région, à l’image des hauts-plateaux de l’Ouest que nous avions traversés, bénéficie d’une terre riche et de précipitations qui permettent deux récoltes annuelles. Pourtant la conduite dans cette région n’est pas des plus sûres. En effet, à chaque traversée de village, nous voyons déambuler des zombies aux yeux rouges traversant en titubant la route. Ses acolytes sont affalés de tout leur long un peu partout. Pour les mieux placés devant une maison regroupés par trois ou quatre, pour les pires à même la chaussée.

De quoi ils souffrent me direz-vous ? D’un mal qui ronge la société Éthiopienne en de nombreux endroits mais nulle-part ailleurs autant que par-ici. Le Khat ! Ces hommes broutent dès la fin de matinée jusqu’à en perdre la force. Nous les avions vus s’agiter devant les commerces qui suspendent des feuilles de bananiers. Ils s’arrachaient les sacs de branches fraîchement arrivées de Harar et ses environs. Mais ici nul besoin de lutter pour obtenir sa ration, le Khat est devenu la culture unique détrônant même le café car bien plus rentable. Ils se réunissent chacun avec un sac de branches vertes et une bouteille d’eau pour brouter, brouter, brouter des heures durant. Ils s’installent à l’ombre et quand apparaît l’écume verte au bord de leur bouche, leur discernement est déjà loin. Pendant ce temps les femmes qui ne vendent pas le Khat, sont au marché, à la corvée d’eau, au fourneau, au ramassage du bois… Bref, une déchéance générale. Alors comment font-ils pour se nourrir si tous les champs sont destinés au Khat ? A l’entrée du village de Karamile (GPS 9.37388 – 41.36711) dans l’enceinte d’une église nous découvrons la réponse. Un semi-remorque d’aide alimentaire est en train d’être distribué. Nous étions déjà déconcertés par la scène de déchéance mais là nous sommes juste écœurés. Et cet écœurement va s’accroissant avec l’agressivité avec laquelle on nous interpelle. Plus de Youyou désormais mais au mieux on nous siffle, au pire on nous crie dessus. C’est ici que l’on nous fait signe de nous trancher la gorge…

La route est verte pour aller à Harar!La route est verte pour aller à Harar!
La route est verte pour aller à Harar!La route est verte pour aller à Harar!
La route est verte pour aller à Harar!La route est verte pour aller à Harar!

La route est verte pour aller à Harar!

Nous arrivons soulagés à Harar où nous cherchons un bivouac. Nous faisons le tour des hôtels mais ne trouvons pas de place pour bivouaquer. Nous nous adressons alors à des policiers gardant le parking de la municipalité. Après contrôle de nos passeports, vérification de l’intérieur du cc et paiement au garde, on nous indique de nous installer sur le parking. Nous nous plions aux vérifications dans la mesure où nous sommes bien heureux de trouver enfin un bivouac et surtout bien sécurisé. Après cette longue journée de route nous sommes bien heureux de nous coucher et les enfants n’auront pas mis longtemps à s’endormir. Mais soudain quelqu’un frappe violemment à la porte. Il hurle, il nous demande de quel droit nous sommes ici, qui nous sommes pour nous être garé sur ce parking. L’homme en uniforme est de grand gabarit et se dit être le chef de la police. Il ne baisse pourtant pas d’un ton quand je lui indique que ce sont ses collègues qui nous ont autorisés à nous installer ici après toutes les vérifications et le paiement au garde. Il s’énerve et à ce jeu-là je ne suis pas des plus fins en général. Mais à cet instant je me rends compte qu’à ses côtés se tient le policier qui nous a fait entrer. Je n’hésite pas une seconde et le charge sans état d’âmes. Il ne faut pas abuser. Il n’a rien dit et s’est fait bien discret. Je leur indique que les enfants dorm(ai)ent, que nous essayions quand il est arrivé et que de toute façon je ne bougerai pas de nuit. Je claque la porte en les laissant s’engueuler. Bonne nuit ! Et ça semble fonctionner car ils nous laissent dormir !

Enfin jusqu’à 5h45, heure à laquelle on tambourine à nouveau à la porte. Précisons que la journée commence à 6h00 en Ethiopie, cela correspond donc à 0h00 pour eux. C’est toujours le même policier qui a du bien se faire remonter les bretelles (et tant mieux). Mais cette fois-ci il est bien décidé à nous faire quitter le lieu car il a la Kalachnikov à la main et frappe comme un abruti sur la carrosserie. Pas le choix, et puis l’excuse des enfants qui dorment ne marche plus, il les a réveillés. Nous nous retrouvons à la rue à 6h00 du matin. La ville n’a pas de parking et encore moins de parking sécurisés. Finalement après avoir fait le tour de la ville (et ce n’est pas une mince affaire que de longer les remparts sur des chemins défoncés), nous tentons notre chance au seul hôtel qui possède un parking et parvenons à nous faire une petite place dans l’étroit et surchargé « parking ». Nous pouvons finir notre nuit ! Par contre nous aurons appris que contrairement aux précédents pays où la police a toujours été aux petits soins pour nous, ici en Ethiopie, il vaut mieux s’en tenir à l’écart.

Ethiopie 3 - de la capitale du café à la capitale de l'Ethiopie

Dimanche 26 avril 2015 : Visiter ou ne pas visiter la ville ?

C’est la question que l’on se pose désormais. Est-ce que l’on part au plus vite de cette région inhospitalière ou on persévère. C’est aussi une question que l’on se pose sur l’Ethiopie en général et l’incident me décide à écrire l’article qui me brûle le clavier depuis notre arrivée (voir Etat des âmes n°4).

Nous nous accusons une nouvelle fois d’être fatigués, de ne pas savoir accepter l’Afrique telle qu’elle est. Peut-être avons-nous trop d’exigences ? Ne savons-nous pas apprécier les signes positifs et ne prenons que le négatif ? Bref, pour toutes ces raisons, nous décidons de continuer à essayer et partons visiter la vieille ville. C’est dimanche et les rues sont assez calmes, nous pouvons donc en profiter sereinement. Enfin si l’on fait abstraction de la chaussure lancée sur Alix (ce n’était peut-être pas lui la cible !) et de la mangue sur Mélanie (sans doute lui a-t-elle échappé des mains !)…

De toute façon c’est dimanche et la fabrique de café est fermée.

Nous trouvons refuge dans notre hôtel comme tous les touristes doivent le faire. Des pizzas nous feront sans doute oublier ces misères.

Dans les rues de Harar
Dans les rues de HararDans les rues de HararDans les rues de Harar
Dans les rues de HararDans les rues de HararDans les rues de Harar

Dans les rues de Harar

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Lundi 27 avril 2015 : Retour à Awash

Je profite que Mélanie fasse l’école aux enfants pour aller seul en ville acheter le fameux café. Mais au pas de course. Point de flânerie.

Nous quittons Harar par la même route que nous avions empruntée à l’aller car Harar se trouve en direction de la Somalie et nous n’avons pas prévu d’aller nous y faire égorgé !

Nous sommes donc partis avec la ferme intention d’oublier nos mauvais souvenirs et de redémarrer d’un nouveau pied et cela commençait bien. Pendant les premières heures de route, nous faisions des coucous de la main à tous ceux qui regardaient dans notre direction et nous recevions des coucous et des sourires en retour. Nous faisions abstraction des quelques gamins ou adultes aux réactions moins agréables. Mais après des heures de route, la lassitude gagne du terrain, l’accumulation de réactions pas très sympas commence à nous affecter. Qu’attendent les jeunes qui nous interpellent avec de puissants « YOU ! » ou « HE ! » sur un ton franchement pas avenant ou par des sifflets ? Nous fatiguons et nous ne levons les bras qu’à la vue des sourires des enfants. Mais trop souvent leur seule réaction est de tendre la main. L’effet du khat sur les hommes de plus de 12-14 ans n’est pas sans accentuer les réactions désagréables. Les zombies aux yeux rouges titubant en traversant la route ne sont que dangereux pour la conduite, alors que les jeunes qui essaient de frapper le cc ou en font le mime m’obligent à donner un coup de volant pour éviter de les percuter. Et comme traverser une ville c’est comme manœuvrer un éléphant dans un jeu de quille, le risque est réel pour les gens, animaux et véhicules.

Bref, les dernières heures de conduite ne nous font plus sourire. Nous étions partis bien décidé à oublier et à profiter mais c’est raté. 7 heures et 300km plus tard, nous arrivons minés à Awash. Nous bivouaquons au même hôtel « chinois » que quelques jours avant.

A notre arrivée, nous trouvons une connexion internet et découvrons tant sur Facebook que par mail et dans les commentaires à l'article du blog, les très nombreux témoignages de voyageurs qui viennent corroborer notre malheureuse expérience en Éthiopie. Nous réalisons que nous ne sommes pas seuls. Que beaucoup de monde nous lit, certains ont eu une expérience similaire ici ou ailleurs. Cela permet surtout de déculpabiliser. Seuls les Six en Route ont eu la chance de vivre trois semaines agréables ici. Nous en sommes à notre quatrième et voulons persister à croire que nous verrons ce qu’ils ont vu, que nous ressentirons ce qu’ils ont ressenti… Nous sommes têtus et on ne baisse pas les bras si facilement. Si nous partons maintenant nous aurons un goût amer éternellement, le sentiment que nous n’avons pas essayé suffisamment et que le problème vient de nous…

Nous avons le plaisir de retrouver Mélanie C. à l’hôtel. Nous pensions qu’elle était repartie mais son avion est prévu le lendemain. Elle a longuement réagi dans les commentaires de l’article sur nos propos concernant les ONG en Ethiopie et si elle partage notre ressenti elle précise qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Que toutes les ONG ne sont pas inutiles notamment les aides d’urgence, ce que nous ne pouvons nier !

Quel plaisir de pouvoir échanger avec elle car l’une des frustrations et des limites à la rédaction d’un tel article est l’absence de contradiction. J’écris sans avoir d’objections, le débat est donc assez limité.

Elle nous confirme ce que nombreux témoignages nous conseillaient, nous mettre au vert quelques jours pour reprendre des forces et c’est ce que nous allons faire. Nous poser quelque part pour oublier et recharger les batteries.

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Mardi 28 avril au 2 mai 2015 – Repos au Sayalish Lodge à Debre Zeit

Le lendemain, nous prenons donc la route avec un esprit différent. Nous nous sommes résignés. Ok, nous allons poursuivre tranquillement en direction du Kenya, nous allons nous mettre à l’écart aussi pour être moins affectés. Nous décidons aussi, et c’est terrible, de ne plus chercher la sympathie mais de la laisser s’exprimer si elle le souhaite. Concrètement, nous ne ferons des coucous qu’à ceux qui nous en font ! Et j’avoue que ça fait un bien fou ! Nous sommes moins affectés. Nous ignorons les idiots et saluons les gens agréables. Jusque-là, nous prenions les devants car nous n’ignorions pas l’effet de surprise que nous pouvions engendrer et nous pensions que c’était à nous de faire le premier pas. Nous voyageons refermés sur nous-même et cela nous repose… Nous arrivons ainsi à Debre Zeit moins fatigués (seulement 3 heures pour 150km) et nous apprécions l’accueil dans cette grande ville. A notre passage, on nous ignore. Pas de réaction hostile alors nous pouvons apprécier l’amabilité au supermarché et aussi l’honnêteté ! Nous nous arrêtons dans 4 endroits pour acheter pain, fruits et légumes, conserves, eau, coca, beurre (youpi enfin !), vin et bières. Nous trouvons enfin un petit magasin qui propose des produits qui sont essentiels pour la diversité de nos repas. Le yaourt, des pois chiches pour les salades, le beurre… la seule limite (enfin c’est pas la taille d’un carrefour non plus !) étant le prix. On oublie le Nutella à 17 euros. Pas une fois on ne nous grossi l’addition en oubliant de rendre la monnaie juste. Ça fait du bien ! Encore la veille au soir alors que je discutais avec Mélanie C. et qu’elle me disait que le serveur était très gentil et sérieux, il « oublie » de me rendre un billet de 50birr (2.5€). Voyant que je regarde avec insistance la note, il revient sur ses pas et me tend le billet. Mélanie C. est stupéfaite, jamais il ne leur a fait le coup alors qu’elle mange à cet hôtel tous les soirs avec sa traductrice Ethiopienne…

Nous venons nous mettre au vert quelques jours ici au bord d’un lac. Nous ne pouvons descendre immédiatement au Kenya car c’est la saison des pluies et les routes doivent y être impraticables. Il faudrait attendre au moins un mois avant d’y aller mais pas sûr que l’on patiente aussi longtemps…

Notre quête de repos nous amène au bord des lacs volcaniques de Bishoftu. Lieu de villégiature à deux pas de la capitale. Nous nous sommes posés dans la cour d’un lodge et profitons pour une rare fois de l’électricité et de l’eau à volonté (mais sans pouvoir vidanger, dommage). A proximité les enfants feront un petit plongeon dans le lac à la grande surprise des locaux qui sortent immédiatement de l’eau… Pourquoi ?

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Salayish Lodge à Debre-Zeit (Bishoftu)Salayish Lodge à Debre-Zeit (Bishoftu)Salayish Lodge à Debre-Zeit (Bishoftu)

Salayish Lodge à Debre-Zeit (Bishoftu)

Ethiopie 3 - de la capitale du café à la capitale de l'Ethiopie

Samedi 2 au jeudi 7 mai 2015 – Addis Abeba

Nous découvrons une autoroute en Ethiopie. Elle est tout juste magnifique et surtout totalement déserte. Enfin pas totalement, si très peu de véhicules l’empruntent, nous y croisons tout de même un grand nombre d’animaux broutant l’herbe des bas-côtés. Et malgré la très faible fréquentation, nous aurons l’occasion d’y voir un contresens, des arrêts sauvages sur n’importe quelle voie, des piétons, des gros cailloux… bref, si les chinois ont construits l’autoroute, il serait judicieux d’expliquer les quelques règles de sécurité de base aux usagers !

Nous arrivons dans Addis un samedi et la circulation nous paraît étrangement calme. Peu de véhicules, en tout cas moins qu’on ne s’y attendait. En fait il y a très peu de véhicules privés en Ethiopie à cause des taxes d’importation qui doublent le tarif des voitures. Ce qui fait d’Addis-Abeba une des rares capitales de pays en voie de développement qui ne soit pas saturée. Par contre en matière de pollution, le parc de bus étant très vétuste, on y voit pas bien clair dans les montées tant l’air est chargé de fumée noire suffocante.

Nous trouvons un bivouac au Itegue Taitu Hôtel. Le plus vieil hôtel d’Ethiopie. Son parking est pour nous idéal, il se trouve relativement centré dans la partie de la ville qui nous intéresse. Son tarif est raisonnable (50birrs soit 2.5€) et nous ferons la connaissance du manager quelques jours plus tard. Il adore les overlanders et se fait un devoir de répondre au moindre besoin. Il fait installer une prise électrique sur le parking pour que nous puissions nous brancher car la météo à Addis est assez couverte et il pleut tous les jours. Alors après 3-4 jours les batteries sont à plat. Il donne des ordres pour que l’on nous amène de l’eau, pour que l’on ait un accès WIFI illimité gratuit, pour qu’un mécano vienne faire tous travaux de soudure dont nous aurions besoin… Bref, ils sont aux petits soins et il charge son bras droit de s’assurer que nous n’ayons besoin de rien ! Il voulait même nous fournir de l’aide pour aller faire nos courses alimentaires. Mais pour ça nous avons eu la chance de revoir Chloé, les français du parc Awash et de la plage à Oman. Elle nous aura baladés aux quatre coins de la ville pour aller trouver tout ce dont nous avions besoin. Ici pour le beurre, là pour la viande, cette cabane pour les fruits et légumes jusqu’au Hilton pour dénicher du sucre (pénurie). Nous y trouvons même du Gouda ! Elle nous fera également découvrir le cirque Fekat, une troupe Ethio-Kenyane fantastique! Les enfants comme les parents ont adoré! On aurait pu leur laisser Jade qui a bien vite squatté la scène!

Soirée cirque Fekat et Hamburger !Soirée cirque Fekat et Hamburger !Soirée cirque Fekat et Hamburger !
Soirée cirque Fekat et Hamburger !Soirée cirque Fekat et Hamburger !Soirée cirque Fekat et Hamburger !

Soirée cirque Fekat et Hamburger !

Ethiopie 3 - de la capitale du café à la capitale de l'Ethiopie

Pendant ces quelques jours passés dans la capitale, les enfants vont aller à l’école française. Mahault a 9 ans comme Liou, elles iront donc ensemble, tout comme Jade et Eole. Ces deux journées permettent aux filles de retrouver l’ambiance d’une classe, des copains et copines et de vrais profs! Elles adorent! Et c’est pour nous l’occasion de retrouver les contraintes des horaires, lever tôt, amener les filles à l’école, à peine le temps de faire deux trois choses qu’il faut aller les rechercher, manger, les ramener… Nous avions oublié ces joies ! Finalement le CNED n’a pas que des défauts ! Merci tout de même aux deux professeurs et à la direction de l'école qui ont bien voulu accepter nos Mimisiku!

Ethiopie 3 - de la capitale du café à la capitale de l'Ethiopie

Une autre étape incontournable de notre visite à Addis-Abeba est le musée national qui expose LE squelette de Lucy. Toute une galerie retrace l’histoire de l’évolution des animaux comme celle des hominidés. Mais nous sentons les filles trépigner d’impatience et il faut admettre que ce n’est pas anodin un tel squelette. 3.18 Millions d’années qu’elle patientait dans le sol Ethiopien et bien qu’à côté d’elle se trouve le squelette d’un enfant de plus de 4 Millions d’années, rien n’enlève à la magie et à l’histoire de Lucy. Paraît même qu’au Tchad, ils ont découvert un hominidé de 7 Millions d’années !

Musée National d'Addis-AbebaMusée National d'Addis-AbebaMusée National d'Addis-Abeba
Musée National d'Addis-AbebaMusée National d'Addis-AbebaMusée National d'Addis-Abeba
Musée National d'Addis-AbebaMusée National d'Addis-AbebaMusée National d'Addis-Abeba

Musée National d'Addis-Abeba

Nous profitons de notre passage ici pour nous rendre à l’ambassade du Kenya. C’est la première fois que l’on est accueilli si chaleureusement dans une ambassade. Les enfants peuvent aller jouer sur une aire de jeux pendant que nous remplissons les demandes. Normalement on doit payer en dollars les visas. Cela avait été pénible à Khartoum pour l’ambassade d’Ethiopie car ils ne voulaient que des billets postérieurs à 2004. Ici, vu la difficulté de trouver des dollars en dehors du marché noir (et encore faut-il le trouver ce marché noir), ils prennent des Birrs et à un taux assez sympa (pour nous).

Addis-Abeba
Addis-AbebaAddis-AbebaAddis-Abeba

Addis-Abeba

Publié dans Actualités, Ethiopie

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Marie-Jeanne Gontier (Amoudia) 01/06/2015 14:35

bon ok l'Ethiopie on va oublier!!! Espérons que le Kenya vous accueille mieux bises

SANDRINE ET LAURENT 01/06/2015 09:16

Bonjour Arnaud et toute la famille

Pour répondre à ta question, nous avons bien commencé notre tour du monde depuis début février, d'abord par un tour de chauffe de 3 mois ( Espagne, Portugal et Maroc), nous avons fait une halte en mai pour faire les "derniers réglages" . Nous devions continuer par l'Amérique du nord, mais les dates de cargo nous faisant tout décaler, nous allons reprendre un de nos premiers itinéraires et partons ce mercredi pour le cap nord via les fjords en Norvège, la Laponie, les pays baltes et l'Europe centrale.
Le"grand départ" sera donc pour début 2016 ....jusqu'en....2020 !!!???

Nous avons bien fait un blog : genebcampingcartour.hautetfort.com

Bonne route et....PROFITER DE LA VIE

Laurent

SANDRINE ET LAURENT 30/05/2015 23:24

MERCI….
Merci pour vos récits….
Merci pour vos confidences
Merci pour vos photos….
Mais quel courage, quelle ténacité….on vous félicite de tenir !!
On espère que pour ces 3 derniers pays, le bilan entre le stress, la fatigue que vous vivez chaque jour et….nuit et vos découvertes…. sera positif. Mais « là nous avons des doutes »
Restons optimiste, la suite du voyage sera plus calme et plus en phase avec vos attentes.
Merci de nous faire partager votre tour du monde !!!
Pour le nôtre, nous avons choisi des destinations à priori….plus calme.
Bonne continuation et à bientôt…. si nos routes se croisent
Sandrine et Laurent

BosTrotters 31/05/2015 21:23

MERCI...
Merci de nous encourager! Vous comme beaucoup d'autres, parfois on en a eu besoin! Désormais nous sommes au Kenya et c'est très différent. Le soucis aura été de passer du Moyen-Orient (référence en matière d'hospitalité) à son opposé! L'avantage c'est que désormais nous avons appris à apprécier les plus petites marques de gentillesse! Il fallait donc un pays comme l'Ethiopie pour faire l'introduction (très imparfaite) à l'Afrique.
A bientôt!
Oui au fait vous partez où? Quand? Un blog? Un facebook?
Bye en espérant vous croiser!
Arnaud

veronique 30/05/2015 08:13

coucou, ça a du leur faire tout drole aux petits de retrouver les bancs d'école : -). Bisous