Kenya 3 - ou pourquoi nous sommes restés coincés ici !

Publié le par BosTrotters

Entre jungle et ville !

Une capitale Africaine est la rencontre de mondes que tout oppose. Nairobi en est un témoignage marquant. Notre arrivée dans le quartier de Karen, dont la hauteur des murs d’enceinte et la profusion des équipes de surveillance témoignent de la richesse des propriétaires, est rythmée par les dos d’ânes de ses avenues. La misère des vendeurs de rue face au ronflement des gros 4x4 rutilants. La poussière de la rue face aux jardins luxuriants des propriétés. Les habits en lambeaux face aux souliers vernis / jupe / lunettes de soleil. Ce quartier est à l’image du pays, un rassemblement de contrastes.

Samedi 13 juin 2015 : Nairobi

Où bivouaquer dans une telle ville ? La rue, impensable. Même si nous ne sommes pas d’un naturel inquiet, ce mélange n’est pas de nature à favoriser la sécurité. Nous prenons la direction d’un lieu connu de tous les overlanders. Jungle-junction est le point de rencontre de tous les équipages qui montent ou descendent la côte est de l’Afrique. Besoin de faire un peu de mécanique, de prendre des renseignements sur un itinéraire, de faire des formalités dans cette ville… la plupart s’y posent pour quelques jours. Nous sonnons au portail marqué d’un JJ’s discret au son d’un sifflement qui nous était resté étranger depuis notre départ. Le pneu arrière gauche se vide. Notre première crevaison depuis le départ est détectée à l’arrêt. Bien moins dangereux qu’un pneu éclaté dans un lacet de montagne comme en Croatie. L’occasion de faire un petit check-up. Contrôle des pneus qui commencent à en avoir vu ! Changement des plaquettes arrière comme avant, merci à Mickaël, le motard Australien, qui m’a aidé à repousser le piston et à purger le circuit. C’est là le véritable intérêt de ce lieu, l’entraide entre voyageurs, l’échange de bons plans, de contacts. Nous avons tous des modes de voyage différents. Mickaël et Tania parcourent l’Afrique à moto en recherchant les chemins les moins conventionnels pour découvrir les faces cachées. Un peu l’inverse de nos chemins à nous mais avec le même but, éviter les sentiers touristiques. Jungle Junction’s est aussi un immense parking où les voyageurs déposent leur véhicule le temps d’un retour au pays parfois, d’une pause dans un périple. L’état de certains véhicules témoigne de certaines pauses particulièrement longues… Tous les voyages ne s’arrêtent pas forcément à la destination initialement prévue. Cette vision est assez déprimante, tous ces voyages interrompus, ces rêves stoppés…

Le changement des plaquettes est l'occasion pour moi d'apprendre à purger le circuit des freins!Le changement des plaquettes est l'occasion pour moi d'apprendre à purger le circuit des freins!Le changement des plaquettes est l'occasion pour moi d'apprendre à purger le circuit des freins!

Le changement des plaquettes est l'occasion pour moi d'apprendre à purger le circuit des freins!

Les enfants de leurs côtés, se familiarisent immédiatement au lieu. Surtout Alix qui trouve un tracteur sur lequel il grimpe immédiatement. Voilà des mois que son tracteur concentre ses coups de blues, ses angoisses, ses petits moments de doutes. Alix avait tout juste trois ans quand nous avons pris la route. Que peut-il avoir comme souvenirs de sa vie en France ? Sa mamie bien sûr et son tracteur visiblement. Il vient de passer presque un quart de sa vie en voyage à un âge où on se construit ça fait beaucoup. Il est certainement celui dont le voyage marquera le plus la personnalité malgré le peu de souvenirs qu’il retiendra dans quelques années. Alors il profite de ce tracteur de providence jalousement et attention à qui veut le lui emprunter ! Les filles font du vélo ! C’est peut-être anodin pour des enfants de leur âge mais pour Liou et Jade qui n’ont pas grimpé sur un vélo depuis l’été dernier, c’est un plaisir intense.

Jeux d'enfants, discussions de parents!
Jeux d'enfants, discussions de parents!Jeux d'enfants, discussions de parents!Jeux d'enfants, discussions de parents!

Jeux d'enfants, discussions de parents!

Ce séjour ne s’allongera pas ici, les tarifs européens nous poussent à chercher bivouac ailleurs. Une nuit sur le parking d’un mall avec les bienvenues de la direction, une autre sur le parking du Giraffe Center dont les gardes ne veulent pas que nous bivouaquions à l’extérieur. Décidément, nous apprécions les efforts déployés et l’hospitalité.

Nous sommes donc parmi les premiers à aller gaver la girafe qui se tient au pied du mirador depuis lequel la foule tend feuillages et granulés. Le spectacle est navrant mais les enfants adorent. Encouragés par le personnel, ils vont jusqu’à serrer un granulé entre les lèvres et se voir gratifier d’un grand coup de langue rappeuse mais délicate de la part de la girafe. Une seule girafe, un jeune mâle est là, les autres se tiennent à bonne distance et préfèrent les feuilles fraiches des arbres.

Au contact d'une girafe les enfants sont heureux!Au contact d'une girafe les enfants sont heureux!Au contact d'une girafe les enfants sont heureux!
Au contact d'une girafe les enfants sont heureux!Au contact d'une girafe les enfants sont heureux!Au contact d'une girafe les enfants sont heureux!
Au contact d'une girafe les enfants sont heureux!Au contact d'une girafe les enfants sont heureux!Au contact d'une girafe les enfants sont heureux!

Au contact d'une girafe les enfants sont heureux!

Séance de bisous!Séance de bisous!Séance de bisous!

Séance de bisous!

L’entrée du centre donne accès également à un parcours dans un bois juste en face. Les girafes peuvent y accéder et nous sommes bien les seuls à nous y aventurer, les flots des bus et tour-opérateurs n’ont pas le timing pour ce genre de moment calme. Si nous n’y voyons pas les girafes à cause de la végétation très dense et malgré nos talents incontestables de pisteurs de caca frais, nous y passerons des heures à traquer les géants. Tout ce que nous trouverons et ce n’est pas négligeable, c’est un superbe caméléon à trois cornes qui profitera de la prise d’un cliché en macro pour grimper sur l’appareil et visiter mon bras. Alors c’est le moment idéal de vérifier si ces drôle et attachant animaux sont effectivement capables de changer de couleur ! Et bien, nous confirmons, ils s’adaptent à leur support, couleur bois, feuillage, pierre. Mais sur l’appareil photo point de Lumix n’apparaît !

Coup de foudre pour un caméléon!Coup de foudre pour un caméléon!Coup de foudre pour un caméléon!
Coup de foudre pour un caméléon!Coup de foudre pour un caméléon!Coup de foudre pour un caméléon!
Coup de foudre pour un caméléon!Coup de foudre pour un caméléon!Coup de foudre pour un caméléon!

Coup de foudre pour un caméléon!

La balade est sympa même si nous n'aurons pas croisé de girafe!La balade est sympa même si nous n'aurons pas croisé de girafe!La balade est sympa même si nous n'aurons pas croisé de girafe!
La balade est sympa même si nous n'aurons pas croisé de girafe!

La balade est sympa même si nous n'aurons pas croisé de girafe!

Le lendemain nous nous rendons à l’orphelinat des éléphants du parc national de Nairobi. Moment intense pour les enfants qui peuvent toucher la peau rugueuse d’un bébé ! Et oui, ils n’ont pas la peau douce malgré leurs bains de boue ! Mélanie se souvient du moment unique où elle avait pu donner le biberon à un éléphanteau à l’orphelinat de Kinnawala au SriLanka. Que penser et qu’est ce qui vaut le mieux pour l’avenir de l’animal, un contact unique et rapproché avec un touriste ou une foule d’au moins 150 personnes amassée derrière des barrières. Pour l’aspect financier, le choix de l’orphelinat de Nairobi ne laisse pas de doute… ! Ces animaux étant destinés à retourner à la vie sauvage, la simple proximité régulière avec des humains est-elle préjudiciable ? Je n’ai pas la réponse.

Privilège de proximité avec ces animaux extraordinaires!Privilège de proximité avec ces animaux extraordinaires!Privilège de proximité avec ces animaux extraordinaires!
Privilège de proximité avec ces animaux extraordinaires!Privilège de proximité avec ces animaux extraordinaires!Privilège de proximité avec ces animaux extraordinaires!
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Privilège de proximité avec ces animaux extraordinaires!

Kenya 3 - ou pourquoi nous sommes restés coincés ici !

Dernière intervention technique avant de repartir, il faut faire le plein de gaz! La dernière recharge avait été faite en Iran au mois de décembre. Et comme nous tenons environ 4 mois avec une bouteille sans chauffage, nous avons donc entamé la deuxième à moitié. Nous trouvons l'adresse d'une usine ou disons d'un site fournisseur de gaz et nous y rendons. Dans cette zone industrielle à l'est de Nairobi, il y en a deux. Nous expliquons notre requête un peu inhabituelle car nous ne souhaitons pas acheter ou remplacer des bouteilles mais recharger les nôtres qui sont fixes. Et nous appréhendions de passer des heures à chercher un adaptateur ou à le faire usiner comme cela avait été le cas en Iran (un très bon souvenir en fait grâce à Hassan). À peine montré notre installation qu'on se rend compte qu'avec un des adaptateurs gpl que nous possédons ils peuvent nous recharger depuis le camion-citerne de livraison. En quelques minutes nos deux bouteilles alu sont pleines. Génial! Encore une leçon : Ne pas s'en faire! On ne regrette vraiment pas notre installation de deux grandes bouteilles alu légères.

Nous partons de Nairobi en direction de la côte avec toujours une hésitation. Aller directement sur la côte ou aller en Tanzanie direction Arusha, visiter le cratère du Ngorongoro et repartir sur la côte Kenyane après. Une route qui passe au sud du Kilimandjaro s’y prête particulièrement. L'avantage de cette seconde solution est de laisser passer la fin de la saison humide sur la côte et de profiter de la basse saison pour le cratère. L'hésitation ne sera que de courte durée car nous recevons le tarif pour le cratère. 900$ la journée! Pas pour nous. Direction Mombasa. Mais avec le coeur lourd. C'était un de nos rêves africains avec le trek dans les haut-plateaux Ethiopiens (Fait), le delta de l'Okavango et les requins en Afrique du Sud (on oubli le Kilimandjaro, ni le budget, ni possible en famille). Pas pour cette fois à priori!
Petite halte en cours de route dans un village où nous bivouaquons à côté du terrain de volley-ball. Ils jouent dans la terre, le filet est antique, les balles d'un autre âge et pourtant le niveau est juste ahurissant. Je sais maintenant pourquoi j'avais amené mes balles qui ont bientôt 20 ans. Ils en auront meilleur usage que moi. Je les avais retrouvées au fond de l'atelier lors du déménagement avant le départ. Pas servi depuis ... je ne m'en souviens même plus mais j'étais jeune à cette époque!

Le long de la route nous découvrons nos premiers Baobabs! Un arbre magique! Symbole de voyage, de longévité, de respect.

sur la route vers la côte!
sur la route vers la côte!sur la route vers la côte!
sur la route vers la côte!sur la route vers la côte!

sur la route vers la côte!

L'arrivée à Mombasa se fait dans un bouchon interminable, juste le temps de nous poser que la nuit tombe dans une chaleur humide et sous la pluie. Nous qui espérions que la saison humide serait terminée, c'est raté!

Mombasa est l'âpre occasion pour nous de visiter un centre médical pour la première fois depuis notre départ. Mélanie est fiévreuse, plus de 39, des douleurs partout, un bon mal de crâne depuis la veille et malgré le test négatif nous pensons évidemment à la malaria. Le nouveau test effectué au centre médical est aussi négatif mais l'analyse sanguine montre une infection. Des antibios lui sont prescrits et délivrés immédiatement. En une heure, nous aurons eu le droit à la consultation, un test malaria, une analyse de sang, une deuxième consultation et la délivrance des médicaments. Et tout ça pour moins de 40€... et une aire de jeux pour les enfants. Pauvre France.
Mélanie se remettra effectivement en deux jours.

Kilifi : Pourquoi nous y sommes restés prisonniers…

Mombasa avec sa chaleur moite, sa frénésie et sa météo pluvieuse nous presse vers le nord. Nous nous arrêtons à Kilifi au Distant Relatives and Backpackers. Qui nous a parlé de ce lieu en premier? Le Routard en fait l'éloge, des portugais rencontrés à l'orphelinat des éléphants doivent aussi s'y rendrent... Les Zapp y sont passés… bref ce lieu doit bien mériter tous les bruits qui courent. C'est un écolodge et en même temps un backpacker. Bref, on peut vouloir le confort d'un bandas, celui d'une hutte ou simplement y planter sa tente, il y en a pour tous. Mais le parking et la route d'accès n'ont pas été faits pour un camping-car. Qu'importe, nous y parvenons sans trop de difficulté et nous posons sur l'étroit parking. A ce moment-là nous n'imaginons pas un instant que nous allons y rester deux semaines!!!
Eh oui! Deux semaines. Une éternité dans notre voyage. La moitié de l'iran ou de l'Egypte, les deux-tiers du Soudan. Alors qu'est-ce-qui fait que nous sommes restés autant de temps ici? Le lieu possède une ambiance, une Aura magique. Vous y croisez des aisés de Nairobi qui descendent par l'avion pour le week-end, des locaux qui viennent profiter de la piscine ou du terrain de volley-ball les jours de soirée pizza, des expat' qui s'y retrouvent autour d'une bière, des vacanciers qui cherchent le calme et la plage et enfin toute une population de voyageurs-nomades qui ne parviennent plus à décoller de ce lieu étonnant. Une grande cuisine est à la disposition des petits-budgets, sinon les cuisines du resto prennent le relais lorsque nous ne trouvons pas la force de nous lever de notre chaise longue ou que nous souhaitons profiter de leurs soirées à thème. Toilettes sèches (sans odeurs!), douche au coeur des bambous, potager permaculture, élevage des poules, oies, dindes et cochons! Le concept écolodge n'est pas du marketing. Romain, le français à la tête du lieu, est un convaincu et il ne fait pas semblant. Les écoles des environs viennent y redécouvrir les principes simples, ancestraux et pourtant oubliés de la culture respectueuse de l’homme et de la nature. Le personnel est super gentil, ils nous appellent par nos prénoms, nous saluent mais sans jamais nous pousser à consommer.

Les enfants aussi ont adoré le Distant Relatives and Backpackers !Les enfants aussi ont adoré le Distant Relatives and Backpackers !
Les enfants aussi ont adoré le Distant Relatives and Backpackers !Les enfants aussi ont adoré le Distant Relatives and Backpackers !Les enfants aussi ont adoré le Distant Relatives and Backpackers !
Les enfants aussi ont adoré le Distant Relatives and Backpackers !Les enfants aussi ont adoré le Distant Relatives and Backpackers !Les enfants aussi ont adoré le Distant Relatives and Backpackers !
Les enfants aussi ont adoré le Distant Relatives and Backpackers !Les enfants aussi ont adoré le Distant Relatives and Backpackers !

Les enfants aussi ont adoré le Distant Relatives and Backpackers !

Plage de Bofa à Kilifi !Plage de Bofa à Kilifi !

Plage de Bofa à Kilifi !

Nous y faisons la connaissance de Louis, un autre français installé sur la plage et attelé à la construction d'un boutre. Lui et son ami italien Paolo, ont entamé la construction il y a trois ans et prévoient de voyager avec une fois l'aménagement terminé. Musafir signifie le voyageur. Et justement ils accueilleront les voyageurs le souhaitant lors de leur navigation. Avis aux volontaires qui voudraient s'y investir corps et âmes! Pour notre part, on a découvert le travail titanesque de sa construction. Rien que découper une planche pour le pont prend un temps infini à la main et sans outil moderne. Enfin, pour moi car pour les artisans embauchés, le geste est précis et efficace! Nous nous essaierons tous au maniement des outils et même à la réalisation de cuiller en bois.

Le Musafir ! Louis et Paolo ont démarré sa construction il y a 3 ans !Le Musafir ! Louis et Paolo ont démarré sa construction il y a 3 ans !Le Musafir ! Louis et Paolo ont démarré sa construction il y a 3 ans !

Le Musafir ! Louis et Paolo ont démarré sa construction il y a 3 ans !

Le Musafir est magique !Le Musafir est magique !Le Musafir est magique !
Le Musafir est magique !Le Musafir est magique !Le Musafir est magique !
Le Musafir est magique !Le Musafir est magique !Le Musafir est magique !

Le Musafir est magique !

Nous avons adoré partager leur vie !Nous avons adoré partager leur vie !Nous avons adoré partager leur vie !
Nous avons adoré partager leur vie !Nous avons adoré partager leur vie !Nous avons adoré partager leur vie !
Nous avons adoré partager leur vie !Nous avons adoré partager leur vie !Nous avons adoré partager leur vie !

Nous avons adoré partager leur vie !

L'activité favori des filles est sans nul doute la pêche avec Romain depuis la proue du Musafir et la dégustation des poissons du jour fris chez Louis et dégustés au son des didgeridoos.
Une sensation de bout du monde, le temps s'arrête, les soucis sont loin, le bonheur simple, la vie à l'état pur.

Pêche à bord du Musafir !
Pêche à bord du Musafir !Pêche à bord du Musafir !
Pêche à bord du Musafir !Pêche à bord du Musafir !

Pêche à bord du Musafir !

Happy Birthday à DR&B !

Il se trouve que mon anniversaire tombait pendant notre séjour ici. Dès le réveil, Jade met en œuvre sa jovialité communicative, elle parcoure le backpacker et rameute tout le monde. C’est un chœur de missionnaires colombiens qui entonnent un « Compleanos Feliz ! » (Joyeux Anniversaire) accompagné d’une guitare sous les fenêtres du camping-car ! Suivi de la version en Swahili entonnée par Mark et Judy et de tout un tas d’autres langues par toutes les personnes présentes. Il n’y a que Jade pour parvenir à lever une telle armée grâce à son énergie positive ! Si j’avais voulu faire discret, c’est raté ! Tout le backpacker est désormais au fait et me gratifie d’un Happy Birthday avec un sourire complice à mon passage. Je suis un père comblé avec une fille comme ça !

Au petit déjeuner, je souffle ma bougie sur une tartine car les filles ne peuvent attendre le goûter. Elles veulent m’offrir mon cadeau d’anniversaire : Un pot de Nutella !!! Voilà des mois que nous étions au régime ! (à plus de 10€ le pot, on y réfléchi à deux fois !)

En fin de journée, les filles encore, avec la complicité de Romain, m’ont prévu une méga-surprise. Du COCHON ! Tout droit sorti de l’élevage du Backpacker. Et quand il y en a pour 5, il y en a pour 10 ou plus… Louis se joint à nous et puis aussi… Arthur !!! Il vient d’arriver à Kilifi après avoir déposé son frère à l’aéroport direction la France et être allé jusqu’en Ouganda pour parvenir à avoir un visa pour l’Éthiopie. 2 jours avant il y était encore et a fait du camion-stop pour être ici ! Désormais il est seul sur son tandem qu’il essaie de vendre. Il y a aussi Ibi, l’ami de Louis, qui travaille sur le Musafir. Un Couple Italien qui termine sa mission humanitaire à Kilifi. Sylvia, une allemande en voyage… Toutes ces rencontres, ces amis que l’on se fait en voyage réunis autour de moi pour mon anniversaire et surtout ma famille, ma femme, mon fils et mes filles qui m’ont fait cette surprise en harcelant le pauvre Romain ! C’est un honneur pour moi d’être si bien entouré en ce jour. Merci à eux tous !

Joyeux Anniversaire!
Joyeux Anniversaire!Joyeux Anniversaire!Joyeux Anniversaire!
Joyeux Anniversaire!Joyeux Anniversaire!

Joyeux Anniversaire!

Si vous avez un jour rêvé d'une île déserte mais que la solitude vous faisait peur, ici point de crainte. Vivre ses rêves, vivre de ses rêves, vivre comme dans un rêve dont il n'est point besoin de s'éveiller!
Alors pourquoi en partir? Pour mieux y revenir sans doute après avoir tourné autour de la boule, voilà un endroit qui le mérite.

Jeudi 2 juillet 2015 : En passant par Mombasa...

Nous quittons Kilifi, le cœur gros, en direction du sud. L’arrêt à Mombasa se limitera au Nakumatt, le supermarché, pour refaire les stocks qui ont été pas mal entamés avec 2 semaines d’immobilité. Nous voulions visiter le fort Jésus mais le tarif « touristes » nous en dissuade tout comme l’armée de vendeurs oppressants devant. Nous décidons de ne pas rester pour la nuit dans cette ville qui ne nous plaît décidément pas et prenons la route de la corniche pour nous rendre au ferry qui mène au sud. Celui-ci a la réputation d’être la cause des bouchons interminables qui congestionnent Mombasa. Il faut plusieurs heures d’attente pour y accéder normalement… mais en prenant la corniche nous arrivons directement à la tête de la file et comme il y a un rond-point, nous nous retrouvons idéalement placés. Bon, les services de sécurité censés réguler le flot ne l’entendent pas ainsi. Mais je me borne à répéter que s’ils ne vont pas faire sortir de la file la grosse berline noire aux vitres teintées qui était devant moi et que j’ai innocemment suivie, je n’en sortirai pas non plus ! La tactique fonctionne et nous arrivons avant la nuit à Tiwi beach. Nous nous installons sur la plage, sous les cocotiers dans un « camping ».

La plage n’est pas idéale pour la baignade car à marée haute, les vagues se déchainent et à marée basse, l’océan laisse apparaître une bande de récif. Nous y passons nos après-midi à nager dans les piscines naturelles, à observer les poissons, les oursins, les étoiles de mer. Nous pouvons enfin refaire des barbecues et profiter d’un joli feu de bois pour faire cuire des marshmallows à la broche. Moment magique pour les enfants qui se souviennent de ces feux de camps, de ces marshmallows que nous faisions en France.

Kenya 3 - ou pourquoi nous sommes restés coincés ici !Kenya 3 - ou pourquoi nous sommes restés coincés ici !Kenya 3 - ou pourquoi nous sommes restés coincés ici !
Kenya 3 - ou pourquoi nous sommes restés coincés ici !Kenya 3 - ou pourquoi nous sommes restés coincés ici !Kenya 3 - ou pourquoi nous sommes restés coincés ici !
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Le moindre trou d'eau est l'occasion de partir à la découverte !Le moindre trou d'eau est l'occasion de partir à la découverte !Le moindre trou d'eau est l'occasion de partir à la découverte !
Le moindre trou d'eau est l'occasion de partir à la découverte !Le moindre trou d'eau est l'occasion de partir à la découverte !Le moindre trou d'eau est l'occasion de partir à la découverte !

Le moindre trou d'eau est l'occasion de partir à la découverte !

Kenya 3 - ou pourquoi nous sommes restés coincés ici !
Séance tondeuse !Séance tondeuse !Séance tondeuse !

Séance tondeuse !

C’est aussi sur cette plage que nous avons une surprise. Au réveil un matin, nous trouvons un labrador noir qui monte la garde. Pas d’hésitations possibles, il s’agit du sosie de notre « Black » que nous avons laissé en France chez notre ami Vincent. Les mêmes postures, le même gabarit hors norme, le même regard. La seule différence, c’est que ce Black-là est jeune. Le nôtre a désormais plus de 15 ans. Il a bien vécu et le poids des années se fait sentir. Vincent, également son vétérinaire, en prend soin depuis notre départ. Black souffre, son train arrière est coincé, sa vue est troublée mais il avait encore de l’appétit. Nous apprendrons quelques jours plus tard que Black n’est plus… Merci Vincent pour tous les soins, toute l’attention que tu lui as porté pendant un an !

Le faux et le vrai ! Coïncidence ?Le faux et le vrai ! Coïncidence ?

Le faux et le vrai ! Coïncidence ?

Plage de Diani Beach !
Plage de Diani Beach !

Pas très loin de Tiwi beach, nous arrivons à Diani Beach. Sa plage est réputée pour être une des plus belles, mais aussi une des plus touristiques d’Afrique. Une fois le bivouac trouvé au fond d’une ruelle menant droit à la plage, nous découvrons cette perle. Mais une perle pénible à apprécier tant les vendeurs de plage sont oppressants et nombreux. Dès que nous parvenons cordialement à nous débarrasser d’un, un autre apparaît et prend le relais. Les complexes hôteliers sont quant à eux très bien intégrés. De grands bandas aux toits de chaume la plupart du temps noyés dans la végétation. Peu de béton.

Plage de Diani Beach !Plage de Diani Beach !
Plage de Diani Beach !

Plage de Diani Beach !

Nous y faisons la connaissance d’un couple Allemand qui séjourne ici depuis 10 mois en attente des derniers papiers d’adoption de leur désormais fils aux yeux de la justice Kenyane mais pas encore de celle Allemande. Nous sympathisons et comme nous parlions devant le camping-car alors qu’une averse se déclenche, nous les invitons à déjeuner avec nous à l’intérieur. Nous rejoindrons ensuite leur habitation et passerons quelques jours en leur compagnie. Pour nous, cela nous permet d’avoir un abri pendant les longues journées de pluies discontinues qui s’abattent en ce début juillet alors que la saison des pluies aurait dû être terminée. Pour eux, ce sont en quelque sorte des vacances. Voilà des mois qu’ils vivent en vase clos avec leur enfant. Ils apprennent à le connaître, lui apprend l’allemand. Mais l’attente est longue et tous supportent de moins en moins bien cette situation. Nous tenterons de leur changer un peu le quotidien, il apprend à Mélanie à réaliser de véritables baguettes, elle lui apprend la mousse au chocolat. Nous leur cuisinons des repas différents de leurs habitudes et on fait même des grillades car faute de barbecue, ils n’en avaient pas fait depuis leur arrivée. Mon petit pliable sera bien suffisant ! A travers eux, nous découvrons le parcours des familles désirant adopter. Et il en faut de la volonté, du courage pour aller au bout du processus. A l’aspect humain qui peut être difficile à appréhender lorsque l’on devient soudain parents d’un enfant de plus de deux ans, il faut ajouter l’aspect administratif, véritable casse-tête à la logique obscure et aux règles incompréhensibles. Félicitations à tous ces parents ou futurs parents qui se battent pour adopter dans ces conditions.

Quelques jours de pluie bien occupés !Quelques jours de pluie bien occupés !
Quelques jours de pluie bien occupés !Quelques jours de pluie bien occupés !Quelques jours de pluie bien occupés !
Quelques jours de pluie bien occupés !Quelques jours de pluie bien occupés !

Quelques jours de pluie bien occupés !

Bilan du Kenya :

Cette dernière rencontre clos notre visite du Kenya. Nous y aurons fait la connaissance de tant de gens différents. Nous aurons été témoin de l’hospitalité de ce pays en rien comparable au précédent. Certes, nous n’avons pas suivi le parcours des touristes classiques s’y rendant. Nous n’aurons pas été au parc du Masai-mara, ni Amboseli, ni Samburu. Nous ne sommes pas allé assister aux danses des Masai lors d’une visite d’un village… Nous avons été au contact des kenyans blancs, des expatriés, des kenyans noirs… nous avons vu des facettes décidément bien différentes des guides touristiques. Notre Guide du Routard ne nous aura pas du tout été utile car il ne recèle qu’une liste des parcs et nous sommes sortis des chemins battus pour découvrir un autre Kenya. Un Kenya multi-culturel ! Nous y avons passé deux mois et je me souviens qu’en y arrivant nous regardions la carte et le guide en nous demandant ce que l’on pourrait bien faire dans ce pays. Nous pensions qu’en 2 semaines nous aurions fait le tour ! Deux mois après, nous sortons différents du Kenya! Nous avons repris confiance en nous, les doutes nés de l’Ethiopie se sont envolés grâce à l’hospitalité des kenyans. Nous sommes plus forts car nous nous faisons plus confiance. Et les multiples témoignages supplémentaires nous ont confortés. L’Afrique n’est pas facile à appréhender mais nous aimons ce challenge. Les paysages et les peuples se méritent. L’Afrique est si différente, elle est mêlée de cultures provenant d’Europe, du Moyen-Orient, d’Asie et pourtant elle a sa propre identité que des siècles de colonialisme n’ont pas effacée. Vivement la suite du voyage !

Le Kenya en chiffres :

2959km parcourus en 54 jours soit le deuxième pays en matière de durée après la Turquie.

Budget : 34€ par jour hors visas ; 71€/jour toutes dépenses comprises (nouveau calcul comprenant les visas, shippings, frais exceptionnels tels que les pannes, les assurances santé… bref tout le voyage)

Publié dans Kenya, Actualités

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Marie-Jeanne Gontier 02/08/2015 16:50

Mon beau-frère anglais est du Kenya, ma soeur et lui y sont retournés et n'ont pas autant apprécié ce pays surtout la pauvreté. Mais bon en camping-car tout est différent car on évite les grandes villes bien souvent! Bises à tous et j'espère que vos enfants sont en vacances scolaires comme en France ! Lol

Catherine 30/07/2015 18:42

Merci de nous faire partager votre quotidien, j'attends avec impatience chaque post, que je lis comme un roman d'aventures. Que de beaux souvenirs, vous avez raison de les écrire et vos commentaires sont utiles aussi aux voyageurs. Prenez bien soin de vous.

Juju 29/07/2015 12:53

Profitez a fond comme vous le faites et continuez de nous faire partager votre bonheur et vos expériences.

Elise 29/07/2015 08:04

Bravo ! Et merci pour toutes ces infos ! Je savais que le Kenya était un pays formidable ! Mon fils a vécu 6 mois avec des Maissaïs et il n'a de cesse que j'y aille ! Je vous souhaite encore de très belles rencontres !

Sabrina 29/07/2015 01:25

Bravo les amis, votre périple nous fait envie. Nous allons bientôt poursuivre l'aventure à travers les vôtres car notre retour en France est pour bientôt. Nous vous souhaitons encore de belles rencontres et de beaux paysages. A bientôt sur la toile....Vos voisins, Sabrina et Dany