Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!

Publié le par BosTrotters

MAUN ou le pied du delta

Sur la route pour rejoindre la capitale de la région, nous faisons une petite halte au bord du lac Ngami. Il s’était asséché mais à la faveur de pluies plus abondantes, il s’est partiellement remis en eau. Le spectacle est à la fois triste et odorant.

Ce n’est pas ici que nous ferons un bivouac et nous pénétrons le bush un peu plus loin pour faire un petit feu et arroser cette belle journée ! La bière coule à flot quand les voyageurs se rencontrent !

Nous n'irons pas plus loin dans le lac Ngami!Nous n'irons pas plus loin dans le lac Ngami!Nous n'irons pas plus loin dans le lac Ngami!

Nous n'irons pas plus loin dans le lac Ngami!

Maun est la grande ville du nord du Botswana. Les supermarchés y sont abondants, les hôtels, resorts, tour-operators envahissants. Et les touristes plus nombreux que les habitants. Nous venons ici pour y organiser un de nos rêves, un vol en avion au-dessus du delta ! Après avoir fait le tour des compagnies, nous jetons notre dévolu sur la compagnie Mack Air. Les tarifs sont corrects et la compagnie rassurante. Mais le vol est prévu mercredi, alors nous nous installons au camping Sedia après avoir fait le plein de provisions. Les enfants se jettent dans la piscine pendant que les parents se connectent à internet ! Mise à jour des blogs, uploading des photos, réception des mails… nous sommes des geeks !

L'avion des Dacaluf vu depuis le nôtre!
L'avion des Dacaluf vu depuis le nôtre!

Un vol… un vol… exceppppptionnel, énoooorrrmme, géniaaaaal

Le grand jour est arrivé ! Le vol au-dessus du delta fait partie des quelques activités majeures que nous voulions réaliser en Afrique. Le trek dans les Simien Moutains en Ethiopie, le cratère du Ngorongoro en Tanzanie, le vol dans le Delta et les baleines et requins en Afrique du Sud. Voilà les 4 « highlights » de notre rêve africain !

Nous sommes sur le point de réaliser le troisième. Mais comme nous sommes 9 avec la troupe Dacaluf et les Bos’Trotters, on ne peut prendre un seul avion. Nous voilà donc embarqué dans deux zinc avec à leur manche à balai deux jeunes femmes. L’une est québécoise et parle donc français. Elle est si jeune et si frêle que David, n’ayant pas compris qu’elle parlait français, demande si elle peut avoir son brevet en étant si jeune ! Elle a donc de l’humour heureusement! La deuxième pilote, british, n’est pas bavarde !

Nous décollons à 16h30 juste avant que le soleil ne commence à descendre. Les couleurs sont magnifiques. Un peu orangées. Et comme la chaleur diminue, les animaux sortent de l’ombre. Plus l’avion s’avance dans le delta, plus nous apercevons des animaux. Eléphants, girafes, hippos de par leur taille sont effectivement plus faciles à voir à 200 pieds que les antilopes ou les crocos ! Le delta, ses marécages, ses terres et ses bras qui serpentent se teintent au gré des reflets du soleil couchant. Aucune photo, aucun texte ne saurait décrire l’heure que nous passons à survoler les étendues du delta. Notre pilote nous observe et dès que nous nous penchons d’un côté de l’avion après avoir vu des animaux, elle penche l’avion pour nous faciliter l’observation. Un observateur extérieur dirait qu’elle s’amuse ou qu’elle est bourrée ! Mais non, elle fait super bien son boulot. Cela me suggère l’idée de lui demander une faveur. Elle engage alors une grande boucle puis remonte aux côtés de l’avion des Dacaluf. Nous sommes côte à côte et partageons finalement ce moment de bonheur ensemble. L’émotion est énorme. Le moment inoubliable. Le décor, les animaux, le soleil couchant et ce partage font de ce vol, effectivement, l’un des plus beaux moments de notre voyage à ce jour. Je suis comme un gamin, j’en pleurerai tellement ce moment a été génial ! Nous sommes un peu tous excités par ce que nous venons de vivre. Il faudra bien un bon verre de vin pour fêter ça !

La fin daprès-midi fait sortir les animaux de l'ombre dans un paysage extraordinaire!La fin daprès-midi fait sortir les animaux de l'ombre dans un paysage extraordinaire!La fin daprès-midi fait sortir les animaux de l'ombre dans un paysage extraordinaire!
La fin daprès-midi fait sortir les animaux de l'ombre dans un paysage extraordinaire!La fin daprès-midi fait sortir les animaux de l'ombre dans un paysage extraordinaire!La fin daprès-midi fait sortir les animaux de l'ombre dans un paysage extraordinaire!
La fin daprès-midi fait sortir les animaux de l'ombre dans un paysage extraordinaire!La fin daprès-midi fait sortir les animaux de l'ombre dans un paysage extraordinaire!La fin daprès-midi fait sortir les animaux de l'ombre dans un paysage extraordinaire!

La fin daprès-midi fait sortir les animaux de l'ombre dans un paysage extraordinaire!

Le soleil couchant transforme le paysage!Le soleil couchant transforme le paysage!Le soleil couchant transforme le paysage!
Le soleil couchant transforme le paysage!Le soleil couchant transforme le paysage!Le soleil couchant transforme le paysage!
Le soleil couchant transforme le paysage!Le soleil couchant transforme le paysage!Le soleil couchant transforme le paysage!

Le soleil couchant transforme le paysage!

Merci à nos pilotes pour ce vol "personnalisé"!Merci à nos pilotes pour ce vol "personnalisé"!Merci à nos pilotes pour ce vol "personnalisé"!
Merci à nos pilotes pour ce vol "personnalisé"!Merci à nos pilotes pour ce vol "personnalisé"!Merci à nos pilotes pour ce vol "personnalisé"!

Merci à nos pilotes pour ce vol "personnalisé"!

Un bivouac sauvage!
Un bivouac sauvage!

La rivière Kwai, LE bivouac de folie !

Pour l’anniversaire de Felix, il fallait un lieu exceptionnel. Nous voulions aller dans le parc de Moremi mais le tarif des campings est déraisonnable. 300 pulas par personne (30€) pour un emplacement sans eau, électricité ni sanitaire. Bref, un bivouac sauvage payant. Après une centaine de kilomètres dont 80 de mauvaise piste, nous repérons sur la carte gps un accès près de la rivière. Les Dacaluf partent en reconnaissance et comme je dispose désormais d’une confiance sans limite dans les capacités de notre nouveau camping-car 4x4 (LOL), je les suis de près ! Nous arrivons près de la rivière et dérangeons quelques girafes en train de boire. Cet évènement comme la magie qui se dégage de ce lieu nous décide rapidement à mettre de côté nos craintes et à installer le bivouac au bord de l’eau. Les camions en angle, le feu pour fermer le troisième côté. Les hippos sont invités à aller s’installer plus loin.

A peine les camions installés que nous entamons la collecte de bois pour le feu. Il faut dire que nous ne sommes pas totalement rassurés par la présence invisible mais certaine de prédateurs.

Le bal des animaux se poursuit, les girafes parties, c’est au tour des éléphants de venir s’abreuver à la rivière. Certains sont assez surpris de notre présence et sont obligés de changer leur trajectoire. Quand les éléphants sortent du bush pour venir boire, ils courent en général. Seule la présence de notre feu les prévient de notre présence suffisamment tôt pour qu’ils nous contournent à bonne distance. Les babouins, les sortes de pintade poursuivent le bal.

Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!
Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!
Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!
Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!
Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!
Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!

Les enfants couchés, nous discutons paisiblement au coin du feu quand nous détectons dans le reflet des lampes frontales des yeux jaunes qui nous observent de loin. Impossible de discerner la nature de l’animal dont il s’agit. La nuit est trop noire pour cela. Les yeux s’enfoncent dans le bush, nous pouvons suivre leur progression car ils nous contournent au lieu d’emprunter le chemin le long duquel nous nous sommes installés. Enfin ils ressortent du bush à une centaine de mètres pour aller boire à la rivière. Il ne s’agit de toute évidence pas d’un éléphant, le reflet de leurs yeux étant blanc. Notre instinct nous dit qu’il s’agit d’un prédateur, mais lequel ?

Le meilleur poste d’observation est sans doute le toit de nos engins. Nous nous retrouvons alors à grimper depuis l’intérieur pour parvenir au toit sans devoir passer par la porte et l’échelle arrière et entrer au menu d’un éventuel animal passant par-là ! Mais nous ne saurons pas ce soir qu’il s’agît d’une hyène. La fatigue ayant raison de nous les uns après les autres, nous nous réfugions dans nos lits quand David nous crie « Un LION !!! Un Lioooonnn !!! ». En effet, un lion vient de passer nonchalamment à côté de nous sans même prêter attention à notre présence. Ouaahhh, nous avions raison d’être vigilants. Ce bivouac est sans aucun doute le plus sauvage que nous ayons fait ! Nous sommes ici dans le territoire des animaux et non l’inverse. L’immersion est totale !

Au réveil, nous convoquons les enfants pour leur réitérer les instructions de la veille. Nous avions tracé un trait au sol représentant la limite à ne pas franchir et ils l’avaient parfaitement respectée. Mais vu les animaux observés la veille, un rappel ferme n’est pas inutile. Si la journée les prédateurs sont plus discrets, les hippos eux n’en sont pas moins dangereux. Régulièrement l’un d’eux décide de remonter ou de descendre la rivière et doit pour cela nous longer. Ces animaux sont d’une totale discrétion lorsqu’ils sont sous l’eau mais très bruyants quand ils expirent et aspirent l’air violemment pour replonger leur tête sous l’eau très rapidement. Nous sentons leur crainte et bien que nous voyions qu’ils sont plus effrayés que nous et ne cherchent qu’à passer, nous privilégions la sécurité. Au premier cri « Dans les camions !» les enfants s’exécutent immédiatement respectant à la lettre les consignes édictées lors de l’installation du bivouac. Si le lieu est exceptionnel, il n’en est pas moins dangereux et les enfants l’ont bien compris. Pas une fois ils ne franchiront sans notre accord la ligne tracée au sol. A chaque fois que nous détectons le passage d’un hippo, les enfants grimpent dans les véhicules. Le respect de ces règles est la condition pour apprécier le spectacle permanent des animaux qui défilent sous nos yeux dans cet endroit magique.

Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!
Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!

Vu le plaisir que nous procure ce bivouac, nous décidons d’y rester une autre nuit. Mais qui dit nouvelle nuit, dit nouveau feu et il faut donc aller ramasser du bois. Les empreintes du lion nous rappellent qu’il ne faut pas relâcher la vigilance et nous ramassons le bois sous la surveillance permanente de l’un de nous. Nous rions de notre comportement en sachant que des villageois doivent vivre non loin de là ! Mais peut-être les lions ne s’aventurent-ils pas si proche des habitations ? Pour notre part, nous avons la preuve de leur présence et ne souhaitons pas vérifier la moindre théorie.

Aujourd’hui nous découvrons d’autres animaux, des kudus, des zèbres, diverses antilopes… sans compter les oiseaux. Ce bivouac ne cesse de nous surprendre. Et ce que nous prenions de loin pour un gros croco s’avère être un très très gros varan !

Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!
Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!
Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!
Le feu indispensable sur ce bivouac!

Le feu indispensable sur ce bivouac!

Un festival de vie sauvage! Un festival de vie sauvage! Un festival de vie sauvage!
Un festival de vie sauvage! Un festival de vie sauvage! Un festival de vie sauvage!
Un festival de vie sauvage! Un festival de vie sauvage! Un festival de vie sauvage!

Un festival de vie sauvage!

Felix a 9 ans!
Felix a 9 ans!

Pour l’anniversaire de Felix, chaque enfant lui a préparé un petit cadeau, un dessin, un objet. Mais de tous c’est peut-être le petit cadre-photo confectionné par Jade qui le fait le plus rougir !!! Mais non ! Ne le lui dites surtout pas ! Les filles c’est trop nul !

Mais un anniversaire où on ne peut pas courir ce n’est pas drôle, et si les parents sont sensibles au côté magique de ce bivouac, les enfants préfèreraient être au bord d’une piscine. Qu’à cela ne tienne, comme se baigner dans la rivière est impossible, on sort les pistolets à eau, la baignoire et les ballons feront de belles bombes à eau !

Mélanie prépare de délicieuses lasagnes dans la marmite en fonte des Dacaluf. Tellement bonnes que la prochaine fois nous ferons les deux marmites ! Mais pour le moment la deuxième marmite est prise par la mousse au chocolat ! Qui a dit qu’on ne mange pas bien en voyage ? Plus que les cadeaux ou le repas, ce que les enfants demandent pour leur anniversaire c’est de pouvoir le partager avec du monde. Des enfants, les grands-parents… juste pouvoir passer du temps avec des gens qu’ils connaissent. Felix est heureux d’avoir des copains aujourd’hui ! Il n’est pas le seul !

Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!
Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!
Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!
Botswana - 2 - ça plane sur l'Okavango!

Difficile de retourner à la vie urbaine après cette merveille, pourtant il nous faut bien refaire les courses. Alors que nous approchons de Maun, David détecte une nouvelle crevaison. Encore le même pneu. Nous nous posons au Sedia campsite le temps qu’ils partent changer les pneus arrières qui sont en fait bien usés après 50000km de pistes et de route depuis la Colombie. Les enfants en profitent pour plonger dans la piscine et nous pour nous plonger dans le blog. Quelques courses plus tard nous bivouaquons au bord de la rivière et les enfants peuvent enfin se lâcher et faire une soirée Disco sans gêner les voisins ! Liou parvient même à se lâcher !

Soirée disco au bord de l'eau!Soirée disco au bord de l'eau!Soirée disco au bord de l'eau!

Soirée disco au bord de l'eau!

Publié dans Actualités, Botswana

Commenter cet article

PJ 20/10/2015 17:46

Salut les Loulous,

Gros bécots des Rebut's et merci encore pour vos récits.
Heureux de voir que tu apprécies t'envoyer en l'air ... on se fera volontier un p'tit flight à votre retour.
Le décor est certes autre mais néanmoins surprenant vu d'en haut.
A la r'voyure les Aminches