Namibie - Préambule - Un avant-goût de paradis

Publié le par BosTrotters

La Zambie et tous nos déboires sont derrière nous, la Namibie et les Dacaluf devant. Nous passons la frontière en ce matin du jeudi 20 août sans aucune complication. Un tampon de sortie côté zambien, un visa gratuit côté Namibien. C’est le premier pays qui ne fait pas payer les visas depuis la Turquie. Cela allègera notre budget et permettra de faire plus d’activité ou de revenir dans les clous de nos prévisions. Car les visas malmènent le porte-monnaie et le seul point qui permette d’ajuster ce sont les activités. Les bivouacs en camping ne sont pas donnés non plus mais ça fait du bien parfois de se poser et nous négocions systématiquement les tarifs.

Nous voici donc en Namibie avec comme objectif de rejoindre la famille Dacaluf cet après-midi. Mais avant cela il faut parcourir toute la bande de Caprivi. Cet appendice greffé au nord-est de la Namibie qui permettait aux colons Allemand d’avoir un accès au Zambèze fait plus de 450km de long par 30km de large sur sa partie occidentale. La route qui le traverse en long est excellente et nous découvrons des aires de pique-nique ombragées et équipées de barbecue. Une nouveauté bien pratique pour les pauses-déjeuner. Le franchissement de l’Okavango signifie que nous sommes proches de la destination.

Arrivée par la bande de CapriviArrivée par la bande de CapriviArrivée par la bande de Caprivi
Arrivée par la bande de CapriviArrivée par la bande de Caprivi

Arrivée par la bande de Caprivi

Nous nous sommes donnés rdv au camping Ngepi mais pour y parvenir il nous faut franchir 4km de piste sableuse et inutile de rappeler que nous ne sommes toujours pas 4x4 ! Après quelques moments de doute nous parvenons tout de même au camping et nous découvrons pour la première fois DAvid, CAmille, LUcile et Felix. Les DACALUF !

Ils sont installés sur un emplacement au bord de l’Okavango d’où nous pouvons voir les éléphants venir boire sur l’autre berge. Les hippos sont les maîtres de l’eau et pour pouvoir se baigner ici, il faut aller à la piscine ! En fait de piscine, c’est une cage dans l’Okavango et pour une fois, ce ne sont pas les animaux qui sont en cage !

Pour notre première soirée ensemble, les Dacaluf nous mijotent un bon petit repas dans une marmite en fonte sur un feu de bois ! Il ne faut pas longtemps aux enfants pour faire connaissance et découvrir leurs affinités. Pour les parents un bon apéro est toujours le meilleur moyen, de la bière Windhoek apportée par les Dacaluf et des Mojitos côté Bos’Trotters.

C'est au camping Ngepi que nous avons retrouvé les DacalufC'est au camping Ngepi que nous avons retrouvé les Dacaluf
C'est au camping Ngepi que nous avons retrouvé les DacalufC'est au camping Ngepi que nous avons retrouvé les Dacaluf

C'est au camping Ngepi que nous avons retrouvé les Dacaluf

Comme nous avons fait le plein d’eau et que payer un camping ne nous semble pas plus indispensable qu’à nos nouveaux amis, nous décidons d’aller voir un peu plus loin sur la berge ! Un peu rassuré par l’engin des Dacaluf, on s’aventure avec moins d’appréhension dans les zones sableuses ! A peine sortis du camping Ngepi que nous longeons la berge dans une prairie de sable et d’herbe pendant quelques centaines de mètres avant de jeter notre dévolu sur un arbre surplombant une zone marécageuse. L’arbre nous fournira un peu de bois mort pour le feu de ce soir mais inutile d’en attendre un peu d’ombre. La saison sèche a eu raison de son feuillage. Nous disposons les deux maisons roulantes en angle afin de fermer notre foyer temporaire et sortons les stores pour nous protéger du soleil ardent. Cette disposition nous protège aussi éventuellement des hippos que l’on entend si fort la nuit mais que l’on ne parvient décidément pas à voir. A quelle distance sont-ils ? Impossible de le savoir mais le feu est là pour les tenir à distance.

Jamais je ne me serais aventuré aussi loin dans une zone sablonneuse sans la présence rassurante d’un deuxième véhicule. C’est ça aussi l’avantage de voyager à deux familles. On gagne en confiance et en sécurité, bien que l’on n’ai pas la moindre sensation d’insécurité par ici. Depuis plus d’un an que l’on voyage, on a progressivement adopté des réflexes conscients ou inconscients qui nous guident dans les choix de bivouac et dans toutes les situations. Voyager à deux familles permet de redescendre légèrement ce degré de vigilance. Nous n’étions pas non plus craintifs ni effrayés, il serait impossible de voyager dans ce cas-là, juste vigilants et sans cesse avec tous les sens actifs pour mieux s’imprégner des nouveautés de chaque pays. Voyager à deux familles permet de relâcher un peu cet effort permanent, nous sommes 4 adultes à observer, deux fois plus de chances de repérer un bivouac, un marchand de légumes au bord de la route, des animaux dans le bush… Mais alors le risque de voyager avec une autre famille c’est aussi de se refermer entre nous et de ne plus être totalement immergé dans le pays… ? Est-ce que nous allons passer nos journées à nous raconter nos souvenirs de voyage comme de vieux voyageurs ou la synergie nous permettra-t-elle au contraire de multiplier les occasions de découvertes ? Nous aurons la réponse lorsque nous nous quitterons dans 1 jour ou dans 1 mois !

Notre premier bivouac sauvage ensemble au bord de l'OkavangoNotre premier bivouac sauvage ensemble au bord de l'OkavangoNotre premier bivouac sauvage ensemble au bord de l'Okavango
Notre premier bivouac sauvage ensemble au bord de l'OkavangoNotre premier bivouac sauvage ensemble au bord de l'OkavangoNotre premier bivouac sauvage ensemble au bord de l'Okavango
Notre premier bivouac sauvage ensemble au bord de l'OkavangoNotre premier bivouac sauvage ensemble au bord de l'OkavangoNotre premier bivouac sauvage ensemble au bord de l'Okavango

Notre premier bivouac sauvage ensemble au bord de l'Okavango

Un feu, des marshmallows, la recette parfaite pour faire plaisir aux enfantsUn feu, des marshmallows, la recette parfaite pour faire plaisir aux enfantsUn feu, des marshmallows, la recette parfaite pour faire plaisir aux enfants
Un feu, des marshmallows, la recette parfaite pour faire plaisir aux enfantsUn feu, des marshmallows, la recette parfaite pour faire plaisir aux enfants

Un feu, des marshmallows, la recette parfaite pour faire plaisir aux enfants

Qui peut nous identifier cet aigle?
Qui peut nous identifier cet aigle?

Le camping-car qui se prenait pour un 4x4 ! ou le parc de Babwata!

Après pas mal d’hésitations, nous décidons d’aller visiter la zone de l’autre côté de l’Okavango. Là où nous voyons les éléphants se balader et boire dans le fleuve. Il s’agit d’un parc et l’on doit s’acquitter d’un droit d’entrée. C’est à cette occasion que l’on demande à la garde si notre camping-car peut s’aventurer sur les pistes du parc. La réponse laisse perplexe. Que veut dire ce « Hum huuum » ? Est-ce un « oui » ? un « non » ? ou un « je n’en ai pas la moindre idée » ? Avec l’expérience de cette région nous comprendrons qu’il s’agît de la troisième réponse. Ils placent ces « hum huuum » dans toutes les discussions, en approbation, en hésitation et même en réponse négative par politesse. Bref, il faut avoir l’oreille pour détecter les variations d’intonation et l’œil pour capter le moindre signe aidant à la compréhension. On finit par en rire et par relativiser !

Nous nous engageons sur la piste et ne tardons pas à découvrir les difficultés. Le gabarit de nos véhicules n’est pas habituel par ici et la végétation laisse passer plus facilement un 4x4 que des camions. Si celui des Dacaluf ne craint pas l’état chaotique de la piste, je dois manœuvrer pour limiter les secousses. Nous finissons par bifurquer sur une piste qui longe la berge. Plus d’arbres pour cacher la vue et rayer les flancs. Le paysage de zones marécageuses de l’Okavango nous offre des buffles, des hippos et quantité d’oiseaux de toutes tailles et toutes couleurs. L’endroit idéal pour pique-niquer à condition de se méfier des crocos que nous ne voyons pas mais dont ne doutons à aucun moment qu’ils affectionnent l’endroit également.

Namibie - Préambule - Un avant-goût de paradisNamibie - Préambule - Un avant-goût de paradisNamibie - Préambule - Un avant-goût de paradis
Namibie - Préambule - Un avant-goût de paradisNamibie - Préambule - Un avant-goût de paradisNamibie - Préambule - Un avant-goût de paradis
Namibie - Préambule - Un avant-goût de paradisNamibie - Préambule - Un avant-goût de paradisNamibie - Préambule - Un avant-goût de paradis

Côté mammifères nous sommes servis en éléphants, buffles, phacochères, kudus, antilopes de toutes sortes, hippos… et côté oiseaux, les grues, aigles, oies font partie des plus gros spécimens que nous observons.

Namibie - Préambule - Un avant-goût de paradisNamibie - Préambule - Un avant-goût de paradisNamibie - Préambule - Un avant-goût de paradis
Namibie - Préambule - Un avant-goût de paradisNamibie - Préambule - Un avant-goût de paradisNamibie - Préambule - Un avant-goût de paradis
Paysages et animaux au parc de Babwata. L'oiseau bleu ci-dessus est un rollier, symbole du Botswana.Paysages et animaux au parc de Babwata. L'oiseau bleu ci-dessus est un rollier, symbole du Botswana.Paysages et animaux au parc de Babwata. L'oiseau bleu ci-dessus est un rollier, symbole du Botswana.

Paysages et animaux au parc de Babwata. L'oiseau bleu ci-dessus est un rollier, symbole du Botswana.

La journée est clairement une belle détente avec ses moments de rires aussi quand on doit sortir la sangle pour tracter le camping-car dont le conducteur (moi) avait pêché par optimisme à l’approche d’un bon gros bac à sable ! Alors autant le dire, ce ne sera pas la dernière fois où notre camping-car 2x4 se prendra pour un 4x4 ! On a beau avoir dégonflé pas mal les pneus, ce qui est redoutablement efficace en matière de confort et d’accroche dans le sable, cela ne compense pas quatre roues motrices avec un blocage de différentiel ! Et puis on ne peut pas avoir en permanence les yeux sur la piste, on est là pour voir les animaux et les paysages aussi ! Bien pratique le camion Dacaluf devant !

Parfois il faut savoir être humble et se laisser aider!Parfois il faut savoir être humble et se laisser aider!Parfois il faut savoir être humble et se laisser aider!

Parfois il faut savoir être humble et se laisser aider!

Le visa namibien des Dacaluf se terminant après les 3 mois qu’ils ont passé dans le pays, nous prenons la direction de la frontière Botswanaise toute proche. Nous reviendrons en Namibie, mais plus tard. Pour le moment nous avons décidé d’aller découvrir le delta de l’Okavango ! Cet endroit rime avec les images inoubliables de Nicolas Hulot survolant des groupes d’éléphants peuplant de grandes étendues marécageuses. La réalité est-elle aussi spectaculaire que cette émission nous l’a montrée ? A nous de le vérifier !

La vidéo réalisée par David!

The video made by David!

Publié dans Actualités, Namibie

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Dirk 14/10/2015 22:57

Woaw super votre voyage merci de le partagé.
Je prepare moi même un voyage en camper d ici 2 a3 ans autour du monde avec mon chien .
J habite au Canada (Québec )donc je ferais d abord l Amérique du sud .
Je suis pas mal votre voyage et aprend a chaque fois quel que chose de nouveau pour les passage de douane
Je vous trouve tres courageux de traverser l Afrique comme vous le faites et ca me rassure pour le faire a mon tour
Merci et bonne suite de voyage

Ps si vous décidez de venir au Canada durant votre périple vous etes le bienvenue chez moi il y a asser de place pour y garer votre véhicule

BosTrotters 14/10/2015 23:11

Merci Dirk. Bon courage pour votre préparation. Espérons nois rencontrer un jour sur la route!

Rom1 14/10/2015 18:22

L'oiseau est probablement un bateleur des savanes ;-)

Bonne continuation et merci pour ce partage.