Zimbabwe 1 - Belles surprises, belles rencontres!

Publié le par BosTrotters

On nous avait prévenus qu’il ne fallait pas y aller ! Que la police y est terrible, que la vie y est chère … Oooh quelle erreur nous aurions fait d’écouter ces conseils! Nous serions alors passés à côté d’un peuple souriant, accueillant, généreux. Disons-le tout de suite, oui nous avons vu un très grand nombre de contrôles de police! Mais jamais ils n’ont été embêtants. Les rares fois où ils nous ont contrôlés, tout s’est passé cordialement, sans tentatives de nous extorquer de l’argent, sans zèle non plus comme en Zambie. La vie y est chère, oui, le carburant y est plus cher que dans les pays voisins (1.17$/l), les prix en supermarché y sont aussi supérieurs aux pays précédemment visités, par contre les fruits et légumes vendus au bord de la route sont très bons marchés (1$ pour 20 tomates, ou 10 bananes). Il est vrai que les activités touristiques principales (30$ pour Victoria falls, 15$ pour Great Zimbabwe…) sont trop chères. Mais pour celui qui veut découvrir la population et sa culture, la générosité des zimbabwéens est immense. Et comme souvent, on ne peut résumer un peuple à son dirigeant. Souvenez-vous de l’Iran, du Soudan…

Et oui, le Zimbabwe fait partie de ces pays dont on attend peu et qui finalement vous comble!

Zimbabwe - Frontière de Kazungula – km45863 - J419

Nous y sommes entrés depuis le Botswana que nous avons adoré. Alors le risque d’être déçu était immense. Et ce n’est pas l’arrivée dans la ville ultra-touristique de Victoria Falls qui allait nous faire aimer ce pays. Le flux de touristes et des dollars qui viennent avec font de cette ville une enclave au Zimbabwe. Alors imaginez –nous arrivant ici en camping-car au milieu des hôtels et complexes touristiques. Nous étions perdus. Après quelques tours et détours, nous nous réfugions au bord du Zambèze au niveau d’un embarcadère. La plupart des bateaux qui sont là pourrissent lentement sous l’œil d’un garde payé par le propriétaire réfugié en Angleterre. Et oui, c’est aussi ça le Zimbabwe. Mugabe vieillissant et pris en tenaille entre son peuple, l’opposition et les diplomaties un peu trop ingérentes, a jeté dehors les blancs qui tenaient les grands pans de l’économie. Crise économique, inflation délirante, crise alimentaire ont dévasté le pays qui s’en remet difficilement. Le Dollar aura été le salut pour freiner la crise mais au prix de lourds sacrifices pour la population. Désormais, la situation semble à peu près stable pourtant on voit partout encore les traces de cette période douloureuse. Nous profitons du parking de cet embarcadère pour installer le bivouac non sans avoir obtenu l’accord du « garde » en question. Le jeune homme en breloques passe ses journées à regarder le temps et les éléments ronger les coques pendant que la bière, elle, ronge sa santé (et celle des babouins !!! voir la photo !).

Le bivouac n’y sera pas calme. A l’aube, les babouins escaladent le camping-car, courent dessus. Je sors en caleçon dehors pour les faire fuir mais l’un d’eux est tenace et je ne veux pas goûter à ses crocs bien plus acérés que ceux d’un rottweiler. Le babouin à l’état sauvage a peur de l’homme et s’enfuira mais ceux-là ici connaissent parfaitement nos limites. Les cailloux les font à peine reculer. Le mal dominant n’y prête guère attention. Le bâton nécessitant que je m’approche ne sera d’aucune utilité et se brisera à force de frapper le sol. C’est là que je regrette de ne pas avoir acheté un lance-pierre lors des nombreuses opportunités qui se sont présentées depuis l’Ethiopie. Je me demandais à quoi ils pouvaient servir. Désormais j’ai compris et je ne laisserais pas passer la prochaine occasion.

Bivouac près des chuttes Victoria côté ZimbabweBivouac près des chuttes Victoria côté ZimbabweBivouac près des chuttes Victoria côté Zimbabwe
Bivouac près des chuttes Victoria côté ZimbabweBivouac près des chuttes Victoria côté ZimbabweBivouac près des chuttes Victoria côté Zimbabwe
Bivouac près des chuttes Victoria côté ZimbabweBivouac près des chuttes Victoria côté Zimbabwe

Bivouac près des chuttes Victoria côté Zimbabwe

La nuit suivante au Shoestring backpacker sera bien plus reposante même si nous avons veillé tard à discuter voyage avec Lucie et Vincent. Nous les avons rencontrés en ville. Nous étions garés en épi (c’est-à-dire en travers sur trois places !) lorsqu’ils ont frappés à la porte du camping-car. Ils voyagent en sac à dos à travers l’Afrique Australe après avoir passé un peu de temps à Madagascar et à la Réunion à faire du Woofing (travail contre hébergement et nourriture). Et comme nous étions décidés à ne pas réitérer le bivouac de la veille, nous avons garé le camping-car dans la cour du Backpacker où ils campent. Juste derrière le camion de Sjors et Monique, un couple de hollandais qui voyage depuis quelques temps déjà ! Que de surprises ici ! Sjors et Monique avaient déjà croisé les Dacaluf et Lucie et Vincent avaient aussi croisé les TinCanTruck ! Le monde des voyageurs est si petit !

Notre route étant similaire à celle de nos compatriotes à pied, nous leur proposons de partager un bout de route ensemble ! Ce qu’ils acceptent volontiers ! Nous voilà donc une équipée de 7 français au Zimbabwe.

Avant de partir d’ici, il nous faut payer la taxe de la route au centre VID de Victoria Falls. Nous avons repoussé au plus tard le paiement car elle n’est valable que 14 jours et coûte pas moins de 7$/100km. Il faut impérativement payer jusqu’à une frontière. Ce qui est absurde puisque dans 15 jours nous ne serons pas encore en Afrique du Sud, tout juste à Harare pour aller chercher mon père à l’aéroport. Il vient passer trois semaines avec nous et repartira d’Afrique du Sud. Après de nombreuses simulations, nous optons pour payer le trajet le plus court d’ici à la frontière Sudaf. Et si nous rencontrons des contrôles sur la route, nous feindrons l’ignorance. Enfin on verra, on a quand même une boule au ventre avec cette histoire et tout ce que l’on a entendu sur les contrôles de police au Zimbabwe. Nous payons donc 80$ au lieu de plus de 200$ si l’on avait dû prolonger la taxe après les 14 jours. Si cette taxe nous révolte, nous devons tout de même admettre que les autoroutes françaises ne sont pas gratuites non plus ! Il semble alors légitime que l’on paie l’usage des routes d’un pays que l’on traverse, aussi douloureux cela soit-il. Non ?!

Samedi 26/09/15 - Painted Dog Conservancy

Nous quittons Victoria Falls, sans avoir été voir les chutes depuis le côté zimbabwéen pourtant réputé pour procurer les meilleurs points de vue. À 30$/personne, cela fait cher pour voir de l’eau tomber d’autant que nous l’avons déjà vu côté zambien il y a quelques semaines. Pas de regrets donc. Nous prenons la route direction le sud. Nous passons à côté du parc Hwange dont les tarifs sont aussi dissuasifs ! Pour comparaison, nous venons de réserver notre Wild Card (qui donne accès à tous les parcs nationaux d’Afrique du Sud pendant 1 an) et l’hébergement pour 8 nuits au parc Kruger avec mon père pour le prix de seulement deux jours et une nuit à Hwange. Pas de regrets non plus. Ce parc a d’ailleurs fait les gros titres récemment lorsque le lion Cecil y a été abattu ! Difficile pour le Zimbabwe d’inculper le dentiste américain quand on sait qu’ils affichent les tarifs des animaux dans la brochure tarifaire des parcs !!! Le pdf est téléchargeable sur internet ! Un lion mâle y coûte 5000$ alors qu’une femelle ne vaut que 1500$ ! Pour les bourses plus raisonnables on peut s’offrir un œuf de croco à 3$ ! Le top revenant au plus gros spécimen d’éléphant à 11000$ ! Et puis si l’on veut continuer dans le moralement douteux, le kilo d’ivoire brut est vendu 170$ ! La protection de l’environnement passe après l’économie, mais peut-on les-en blâmer à la vue de la situation?

A côté de ces pratiques gouvernementales, des organisations tentent de protéger des espèces menacées. Le chien peint comme l’appelle Alix (Painted dog ou Wild dog), est gravement menacé au Zimbabwe. Grâce aux fonds d’organisations étrangères, une conservation a vu le jour et est censée intervenir pour sauver les individus blessés ou les orphelins. Nous nous y arrêtons au grand bonheur de Lucie qui rêvait de voir ces animaux. Après avoir erré sur le passage aérien qui surplombe l’enclos en espérant observer les animaux, nous apprenons que seuls deux spécimens se trouvent dans un autre enclos. L’un d’eux est vieux et handicapé, il ne retrouvera jamais la liberté et la deuxième étant née en captivité, son sort sera identique. Nous restons quelque peu dubitatifs devant tous ces moyens mobilisés, ces sommes dépensées alors qu’il semble à l’évidence que la conservation ne serve que de vitrine pour les touristes ! Allez positivons ! Tant mieux qu’il n’y ait pas d’animaux en soin ! Ils courent tous joyeusement dans le parc de Hwange voisin ! Au fait ils ne sont pas dans le tarif ! Faut pas abuser quand même !

Conservation des Lycaons (Painted Dog) en voie d'extinctionConservation des Lycaons (Painted Dog) en voie d'extinction
Conservation des Lycaons (Painted Dog) en voie d'extinctionConservation des Lycaons (Painted Dog) en voie d'extinction

Conservation des Lycaons (Painted Dog) en voie d'extinction

A la recherche d’un bivouac pour la nuit nous sommes invités à partager un barbecue allumé par le personnel de la piste d’atterrissage voisine. Soirée sympathique d’échanges, de découverte, de danse au son du vieux poste crachant ses watts poussiéreux. Les bières tièdes sorties du frigo attendant le retour de l’électricité accompagneront les saucisses et le poisson. Belle expérience de partage avec des zimbabwéens très gentils.

Le lendemain matin nous sommes contraints de retarder un peu le départ car un pipi au lit et un bruit mécanique nécessitent une intervention immédiate. Alors que Mélanie s’affaire à nettoyer les draps et le matelas, Vincent me donne un coup de main pour identifier la provenance de ce claquement que l’on entend au démarrage comme à l’arrêt du moteur. Si l’on identifie rapidement la cause de ce bruit, un gros caillou qui s’est logé sur la plaque de protection moteur, le nettoyage du matelas et la lessive alors improvisée s’avère un peu plus longs. Imaginez (ou regardez la photo) l’installation sur le parking de la conservation ! Le capot ouvert avec la caisse à outils, le fil à linge tendu entre les arbres et la bassine de lessive ! Ne pensez même pas faire ça en France, la police débarquerait et vous feriez la une de la presse locale. Ici, deux vieilles dames en véhicule de safari viennent immédiatement nous donner leur adresse en Afrique du Sud en nous proposant de nous y arrêter lorsque l’on sera dans le coin ! Encore des Sud-Africains et encore la même hospitalité ! Décidément, cela interpelle tout de même, tous les sudaf que nous croisons nous invitent ! Vivement l’Afrique du Sud !

Barbecue partagé! Mécanique pour les hommes, lessive pour les dames!Barbecue partagé! Mécanique pour les hommes, lessive pour les dames!Barbecue partagé! Mécanique pour les hommes, lessive pour les dames!
Barbecue partagé! Mécanique pour les hommes, lessive pour les dames!Barbecue partagé! Mécanique pour les hommes, lessive pour les dames!

Barbecue partagé! Mécanique pour les hommes, lessive pour les dames!

Dimanche 27/09/15 : Khami school

L’objectif suivant est la ville de Bulawayo, ou plutôt le site de Khami à proximité. La route nous fait traverser les mêmes paysages de bush que nous connaissions en Zambie et nous parvenons en fin d’après-midi au site. Là un des gardes du site nous introduit auprès de l’école voisine pour obtenir l’autorisation de bivouaquer à coté de leur terrain de sport. Le doyen prévenu viendra nous souhaiter la bienvenue. Bien sûr il aurait préféré que l’on entre dans l’enceinte de l’établissement pour que l’on y soit en « sécurité » mais le stade est si chouette et surtout on va pouvoir observer l’éclipse de lune rousse prévue pour la nuit ! Pas de luminosité parasite par ici ! Le réveil est réglé à 4h00. Même les enfants veulent y assister.

Au matin, nous avons une promesse à tenir. Il nous faut nous rendre à l’école. Nous avons hâte de découvrir leurs méthodes d’enseignement car celles en Tanzanie nous avaient vraiment laissées perplexes et puis on nous a demandé de faire une petite intervention en cours d’histoire ! Nous apprenons avec plaisir que les matières enseignées comprennent également de l’art, de l’histoire, de la culture ! Un enseignement riche qui explique donc aussi que la population y soit mieux éduquée que dans d’autres pays et qu’elle soit aussi affectée par leur situation politique. C’est un peuple fier, éduqué. Ils nous témoignent beaucoup d’attention et sont sensibles à l’image négative qu’a leur pays aujourd’hui. Pourtant la politique est un sujet délicat à évoquer mais contrairement aux mises en garde que l’on avait reçu, le désir d’en parler vient souvent d’eux-mêmes et ils tiennent à préciser leur désaccord avec cette situation. Intéressant, comme à chaque fois que nous traversons un pays dont la situation politique est clairement compliquée.

Après avoir vu une classe, on nous amène dans une seconde où le professeur nous demande de parler de l’histoire de France et plus en particulier de François 1er… !!! J’avoue que j’ai triché ! je n’ai plus le moindre souvenir de cette période et serais bien embêté de situer ça sur une échelle chronologique. L’ai-je seulement su un jour ? Donc après quelques belles esquives, dont les politiques ont fait leur spécialité, mes talents de commercial refont surface et je m’embarque dans un exposé sur la révolution française, ses valeurs, ses réussites et les combats que nous menons encore 226 ans après. Ce faisant, je réalise un parallèle à peine déguisé avec la situation actuelle. Allez expliquer à une classe d’une trentaine de jeunes étudiants que nous avons coupé la tête à notre roi ! Oui, nous français, nous avons fait ça. La classe hésite entre rires des uns et surprise des autres. Inimaginable semble-t-il que l’on ait pu faire ça nous européens ! Amusant leur surprise, l’image qu’ils ont de nous !

Derrière moi, Lucie, Mélanie et Vincent trouve le temps long ! Il est vrai qu’on m’avait demandé de parler 10-15 minutes ! Une heure après nous y sommes encore ! Il faut dire que le public, s’il s’exprime peu, il réagit pourtant de façon très vivante à mes petites anecdotes. J’en profite donc pour les prier de préserver leur environnement en leur indiquant ce que dépense un touriste étranger pour venir voir des animaux chez eux ! Ils sont stupéfaits. Effectivement pour eux, les animaux sauvages sont des nuisibles qui détruisent leurs cultures et tuent leur bétail. Alors qu’un étranger dépense des milliers de dollars pour venir voir ces animaux les surprend. D’autant plus quand je leur explique qu’en Europe nous avons exterminé la plupart des nôtres et que les rares tentatives de réintroduction sont en échec pour ces mêmes raisons.

Une eau plutôt ... savonneuse.   Khami school.   Lune rouge et éclipse lunaire.Une eau plutôt ... savonneuse.   Khami school.   Lune rouge et éclipse lunaire.
Une eau plutôt ... savonneuse.   Khami school.   Lune rouge et éclipse lunaire.Une eau plutôt ... savonneuse.   Khami school.   Lune rouge et éclipse lunaire.Une eau plutôt ... savonneuse.   Khami school.   Lune rouge et éclipse lunaire.
Une eau plutôt ... savonneuse.   Khami school.   Lune rouge et éclipse lunaire.Une eau plutôt ... savonneuse.   Khami school.   Lune rouge et éclipse lunaire.

Une eau plutôt ... savonneuse. Khami school. Lune rouge et éclipse lunaire.

La visite de l’école ayant pris un peu de temps, nous faisons quelques courses dans un supermarché puis prenons la direction du parc de Matopo. Nous sommes aussi à la recherche d’un bivouac pour la nuit car nous ne pourrons atteindre le parc et encore moins le camping. Nous arrêtant sur un chemin, nous progressons jusqu’à apercevoir la cabane d’un berger. Il nous autorise bien gentiment à nous installer sur son chemin à défaut de pouvoir atteindre sa cour. Qu’il est frustrant de ne parler leur langue. L’anglais est très bien maîtrisé par la plupart de la population mais ici dans le bush, ce berger n’a sans doute jamais eu accès à l’éducation. Impossible d’échanger plus.

Mardi 28/09/15 - Parc de Matopo

Nous nous faisons une joie de visiter ce parc réputé pour la présence de rhinos noirs et blancs. A part un aperçu furtif au cratère du Ngorongoro de deux spécimens à grande distance, nous n’avons pas encore eu le plaisir de voir ces animaux de légende. Renseignements pris à l’entrée, nous décidons de passer la première journée dans la partie Est du parc plus connue pour ses paysages que pour la richesse de sa faune et la deuxième journée dans la partie Ouest qui recèle les bêtes à cornes tant convoitées ! Trop d’ailleurs…

Le moins que l’on puisse dire en effet est que la partie Est ne se visite pas pour sa faune. Difficile de faire cohabiter animaux sauvages et bétail et culture ! Cette partie du parc ne mérite pas cette appellation ou alors il ne faudrait pas en faire payer l’entrée. Les prairies sont fauchées ou brulées pour faire paître le bétail et nous y croisons des tracteurs. Quant aux peintures rupestres tant vantées, il faut encore payer un droit supplémentaire. Bref un attrape-touristes. Le seul véritable grand intérêt de cette partie réside dans ces empilements granitiques impressionnants. En effet, ces paysages, abstraction faite de leur couleur calcinée, sont nouveaux pour nous. Nous nous baladons sans grand espoir d’y croiser des animaux. Les pistes n’y sont pas trop mauvaises. Au moment de rejoindre le camping, nous demandons à un garde si nous pouvons plutôt bivouaquer à l’aire de pique-nique précédente qui nous plaît bien. A notre surprise il est ok et nous pouvons nous installer au bord de l’étang. Certes il n’y a pas d’eau ni de sanitaires mais la vue et l’environnement valent bien ça ! Un bivouac sauvage dans un parc ! Encore une première !

Paysage du parc Matopo

Paysage du parc Matopo

Zimbabwe 1 - Belles surprises, belles rencontres!Zimbabwe 1 - Belles surprises, belles rencontres!Zimbabwe 1 - Belles surprises, belles rencontres!
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Les paysages de Matopo sont superbes

Les paysages de Matopo sont superbes

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Zimbabwe 1 - Belles surprises, belles rencontres!

Les portes du parc ouvrent à 6h00 du matin et comme il nous faut sortir de la partie Est pour aller dans la partie Ouest, nous nous présentons à 5h50 devant la sortie. Personne ! Qu’à cela ne tienne, la barrière s’actionne à la main ! Mais une fois franchie la route et devant la porte de la partie Ouest, personne ! Il est 6h10, toujours personne. Nous décidons d’aller voir aux bureaux du parc situés à quelques centaines de mètres de là. Nous y découvrons les crânes des rhinos « braconnés ». Triste spectacle.

Nous pouvons retourner à la porte du parc. Elle s’excuse de son retard et le soleil est déjà haut quand nous pénétrons à 6h30 le parc pour nous diriger rapidement vers le point d’observation que l’on nous a conseillé. Le point de vue surplombe une plaine herbeuse où broutent une rhino et son petit. Nous voilà enfin récompensé ! Nous avons vu les « Big 5 ». Eléphants, Buffalos, Lions, Léopards et maintenant les Rhinos !

Nous nous baladerons toute la journée dans le parc observant au total 7 rhinocéros blancs (ceux qui broutent) mais pas un seul rhinocéros noir (ceux, plus petits, qui mangent les feuilles des arbres). Ces derniers sont en voie d’extinction. Sur les 40 spécimens que le parc comptait il y a 4 ans, il n’en reste plus un seul. Tous ont été exterminés par le braconnage ! Mais comment est-ce possible dans ce petit parc loin de tout ? Les gardes peuvent le parcourir d’est en ouest en un quart d’heure ! La réponse est malheureusement plus évidente qu’il n’y paraît. Un garde nous confie que pour protéger les rhinos, ils doivent couper les cornes et qu’ensuite elles sont vendues. D’ici à tuer les rhinos pour ce faire, il n’y a qu’un pas ! Comme pour l’ivoire, sous prétexte de protection, l’état entretien le marché ! Désespérant.

Les pistes dans cette partie sont un peu plus technique que de l’autre côté. Nous voulions faire une boucle (Loop) et nous passons sur la digue d’une retenue d’eau pour cela. Passage étroit. Malheureusement à la sortie il faut grimper et la bosse formée à la fin de la montée est très aigüe. Le milieu du camping-car touche bien avant que l’on puisse entrevoir la sortie de l’obstacle. Il faut faire demi-tour ! Mais la descente que nous venons d’emprunter pour aller sur cette digue est sévère. Le seul moyen de l’aborder est en marche avant. Certainement pas en marche arrière. Mais faire demi-tour sur la digue étroite avec le vide des deux côtés n’est pas aussi aisé que sur la terre ferme ! Mélanie doit se retourner, son stress n’est pas favorable à la sérénité de la manœuvre ! Nous escaladons les rochers en observant superman ! C’est le surnom que l’on a donné à ce lézard qui se cache dans les failles des roches. On croirait qu’il a enfilé un justaucorps bleu ce lézard orange ! Le résultat est très chouette !

Sur le retour, nous avons la chance de croiser encore les rhinos qui passent à quelques mètres devant le camping-car. Quel bonheur ! Quel moment inoubliable et privilégié ! Quelle chance nous avons d’observer ces animaux. Dans peu de temps, nous n’aurons plus que les encyclopédies pour nous rappeler à quoi ils ressemblaient ! Les rhinos noirs seront éteints en 2030 et les blancs suivront.

Nous quittons le parc les yeux emplis de cette vision. Ce dernier rhino, s’arrêtant au milieu du chemin, qui nous regardait avant de disparaître dans le bush. Il nous faut chercher un bivouac désormais car nous avons pris notre temps dans le parc et la nuit approche. Fort de notre précédente expérience avec le berger, nous empruntons un chemin et prenons en stop un vieil homme bien chargé qui revenait de la ville. Nous le déposons à sa fermer après qu’il nous ai indiqué où l’on pouvait s’installer pour bivouaquer. Erreur, car il est 22h lorsque la police vient frapper à la fenêtre. Le propriétaire, ou plutôt le pseudo-responsable de cette ferme gouvernementale ne l’entend pas de cette oreille. Face à nos arguments et à la situation, il ne veut rien entendre et ce seront les policiers eux-mêmes qui nous proposeront de bivouaquer dans l’enceinte de la caserne à quelques kilomètres de là ! Dommage car l’endroit semblait paisible. Mais dans la caserne nous pourrons faire la lessive !

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Rendez-vous avec un animal de légende!Rendez-vous avec un animal de légende!Rendez-vous avec un animal de légende!
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Rendez-vous avec un animal de légende!

Zimbabwe 1 - Belles surprises, belles rencontres!
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Jeudi 01/10/15 – Ngoma dam

Petit conseil avec Lucie et Vincent sur la route à prendre. En effet, nous passons de bons moments ensemble mais nos routes ne sont pas identiques. Nous devons aller sur la capitale pour aller chercher mon père le 7/10 alors qu’eux veulent aller directement au site de Great Zimbabwe avant de quitter le pays. Nous irons mais avec mon père. Nous décidons de continuer encore un bout de chemin. Nous les déposerons au plus près le long de notre route. Ainsi nous prenons la route du nord pour quelques jours supplémentaires ensemble…

C’est justement le long de cette route qu’il nous faut trouver une fois de plus un bivouac. Eh oui ! La recherche des bivouacs est une épreuve quotidienne. C’est à la fois une source de stress et en même temps une chance immense de faire des rencontres exceptionnelles, de voir des lieux que nous ne trouverons dans aucun guide. Alors juste avant la ville, nous bifurquons à gauche sur un chemin qui mène au Antilope Parc. Parc, qui comme son nom l’indique, est spécialisé dans les … Lions ! Mais ce n’est pas le parc où nous souhaitons bivouaquer. Plutôt le lac qui le borde. Les garde-pêche rencontrés nous indiquent que nous pouvons bivouaquer sur la berge opposée. Voilà un bivouac qui se présente bien ! Le lieu est magique, la végétation a ce petit quelque chose du sud de la France. L’herbe est grillée, la couverture feuillue des arbres est mince mais procure un abri face aux rayons ardents. Nous sommes posés là, à quelques mètres des herbes marécageuses. La vue sur le lac fait penser à un emplacement de camping. Pourtant pas un voisin, pas un sanitaire à l’horizon. Tout juste quelques pêcheurs se répartissent les bords du lac pour y attraper les poissons qu’ils vendront à la ville. C’est malheureusement en franchissant le gué pour parvenir ici que l’endommage le bas de caisse à l’avant droit. Un tronc caché dans les herbes s’est avéré plus costaud que les plastiques du camping-car. On a récupéré tous les morceaux, il faudra réparer quand on en trouvera l’occasion.

L’avantage quand on n’a pas de planning c’est que l’on peut quitter les lieux qui ne nous plaisent pas et rester là où on adore, et c’est le cas ici ! Nous y passerons trois nuits au son des rugissements des lions du parc voisin. Les enfants se baignent dans le lac avec Vincent.

Zimbabwe 1 - Belles surprises, belles rencontres!
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Séparations
Séparations

Lundi 5/11/15 : Les séparations

Un autre bivouac sauvage plus loin, il est temps de se séparer. Leur route va à l’est alors que la nôtre remonte directement vers la capitale. Nous les déposons à un croisement en espérant qu’ils trouveront une voiture pour les amener rapidement vers Masvingo. Les au-revoir ne durent pas bien longtemps car nous voyons une voiture s’arrêter au bord de la route, l’occasion est trop bonne, ils foncent et les voilà partis encore plus vite que nous ! Tant mieux ! Quelques Whatsapp plus tard nous confirmeront qu’ils sont arrivés à destination très vite. Quant à nous, nous nous arrêtons un moment dans la ville suivante devant un Chicken Inn pour profiter du Wifi et prendre quelques nouvelles de la famille, des amis, relever les mails. Internet est tellement cher ici au Zimbabwe que nous avons pris juste la formule Facebook et Whatsapp à 5$/mois. Alors il faut relever les mails et skyper quand on trouve du wifi et pour ça les Chicken Inn sont bien pratiques avec leur formule 30min gratuites.

Nous poursuivons direction la capitale toujours avec, en tête, cette date du 7/11 où arrive mon père. Comme nous arrivons par le sud-est, nous pensions atteindre les rives du lac Shivero par l’est puis le longer et nous installer soit en bivouac sauvage soit en camping. Mais après 24km de piste terrible: deux mauvaises nouvelles. Premièrement, le camping qui se trouvait à l’est n’est plus qu’un lointain souvenir et il y a désaccord entre le garde qui ne voit aucun inconvénient à notre présence et les bureaux du parc qui veulent nous faire payer le prix fort alors que le camping n’existe plus (ni eau, ni électricité, ni sanitaires ni même des emplacements). Deuxièmement, nous aurions voulu longer le lac, mais voilà, le « pont » est cassé ! Nous allons tout de même voir car bien qu’il soit cassé, on ne parvient pas à savoir si on peut passer ou pas ! Effectivement il est cassé mais quelques sacs de sable, des bouts de bois stabilisent l’ensemble suffisamment pour que des voitures franchissent l’obstacle. Avec une 2CV je tenterai peut-être mais avec un camping-car de 4T500, inutile. Il serait dommage de le couler au milieu des nénuphars, d’autant que l’odeur est des plus nauséabondes. C’est le souci ici, près de la capitale, le moindre point d’eau est le réceptacle de tous les effluents. Lessives, huiles de vidange, produits chimiques en tous genres…

Nous rebroussons chemin et nous installons dans l’herbe le long d’un chemin loin d’une habitation. Pas de chance, nous aurions dû nous douter qu’il n'y a pas de parcelle sans propriétaire ici. La dame, veuve, craintive, vient frapper aux fenêtres dans la soirée. Elle ne veut pas que je m’approche d’elle, je reste à distance. Je lui achète des bananes et voilà, nous pouvons passer la nuit ici !

Au petit matin, nous lui offrons quelques habits et chaussures trop petits pour les enfants, les siens en feront meilleur usage. Alors que l’on s’en va, elle coure vers nous, elle voudrait qu’on la dépose en ville ! Pas de soucis ! Sa maman aussi et sa sœur ! Stop ! Nous acceptons aussi la maman mais nous sommes au complet et surtout Mélanie ne veut pas trop que les passagers que l’on prend en route aillent à l’arrière. Pas de soucis pour eux. Nous reprenons la terrible piste en sens inverse puis déposons d’abord la maman à un marché et ensuite la fille à un croisement. Elle s’en va acheter des bananes car nous l’avons dévalisée. C’est impressionnant les distances qu’elles parcourent pour aller acheter les produits qu’elles revendent ensuite en faisant très peu de marge. Il semble que cela leur suffise à survivre.

Toujours en restant au sud de Harare, la capitale, nous contournons le lac et parvenons au côté plus touristique. C’est le lieu de sortie le week-end des habitants de la capitale.

A peine arrivés à proximité des rives, un camion s’arrête à notre niveau, l’homme qui le conduit nous demande si l’on cherche un endroit pour camper. Nous n’avons même pas le temps de répondre par l’affirmative qu’il dégaine son téléphone et prévient sa femme que l’on arrive. Peut-être aurions-nous voulu choisir !? Non, il nous indique comment parvenir à leur caravanpark et nous dit que de toute façon, c’est le meilleur endroit et le moins cher… Soit ! Effectivement l’endroit est joli, engazonné, fleuri. Passons sur la propreté en ce début de semaine ils n’ont pas dû avoir le temps de ranger et nettoyer après le week-end. Mais à part les pourtours de la piscine, le reste est nickel. Nous nous garons sur du gazon vert !!! Détail insignifiant pour qui vit en France mais assez exceptionnel cette année en Afrique australe pour être précisé ! La sécheresse faisant des ravages depuis plusieurs mois, rares sont les touches de vert dans les paysages depuis la Tanzanie. Nous apprécierons aussi la baignoire dans les sanitaires. Voilà bien longtemps que nous n’avons pas pris un bain. Il paraît que c’est normal dans le camping en Afrique du Sud.

Nous profitons du lieu pour ranger un peu le camping-car. Demain, nous accueillons mon père !

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Publié dans Actualités, Zimbabwe

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mj gontier 22/11/2015 09:45

"Le capot ouvert avec la caisse à outils, le fil à linge tendu entre les arbres et la bassine de lessive ! Ne pensez même pas faire ça en France, la police débarquerait et vous feriez la une de la presse locale":
Je ne pense pas qu'en France dans pas mal d'endroits en montagne, en campagne etc on paraisse sur le journal pour cette raison tu exagères! Mes enfants et nous avons 3 camping-cars et partons en France assez souvent sans aucun problème et nous n'allons jamais dans les campings!
Quant à la taxe pour rentrer dans un pays : oui nous payons les autoroutes mais nous ne sommes pas obligés de les prendre et pouvons traverser tous les pays d'Europe sans payer!
Bref, je voulais juste rectifier. bises

Valérie Gervalle 18/11/2015 08:27

Je viens de lire vos dernières aventures, vous êtes bien là bas... Ici les terroristes ont encore frappés, 6 attentats à Paris dans la soirée du 13 novembre : au Bataclan lors d'un concert, dans les restaurants et au stade où se jouait France - Allemagne mais heureusement ils ne sont pas rentrés dans le stade, mais il y a malgré tout énormément des victimes et nous sommes très choqués. Enfin c'est comme ça et il faut continuer à vivre mais le moral n'est pas là. Bon je ne vais pas vous saper le votre moral !!!! profitez bien de votre tour du monde et continuer à nous faire rêver. Valérie